Affaire Chebeya La Voix des Sans Voix dénonce les menaces faites aux parties civiles

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L’ONG de défense des Droits de l’Homme la ‘‘ La voix des sans voix’’ (VSV) a dénoncé avec énergie les menaces d’insécurités dont sont victimes les avocats de la partie civile depuis la comparution du renseignant Kalala Kalao, ancien chauffeur du colonel Daniel Mukalayi wa Mateso. En effet, lors de cette comparution devant la Haute cour militaire siégeant en appel en date du 9 juillet en chambre foraine à la prison centrale de Makala, Kalala Kalao avait déposé contre le prévenu Daniel Mukalayi. Il faut noter que ces menaces interviennent avant le prononcé du verdict de la Haute cour militaire fixé au jeudi 17 septembre, dans l’affaire qui oppose l’Auditeur général des FARDC et les parties civiles contre la bande des prévenus au sujet du double assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, deux activistes des droits de l’Homme. La VSV s’est exprimé au cours d’un point de presse tenu jeudi 3 septembre à son siège situé dans la commune de Ngaliema. A cette occasion, la VSV a noté que l’intensification de ces menaces est apparue depuis les dernières plaidoiries des avocats des parties civiles au mois de juillet et début aout au cours desquelles ils ont fait état de certaines pièces du dossier n’ayant pas fait l’objet de l’instruction. Il s’agit notamment des pièces relatives au rapport de la VSV au sujet du massacre des adeptes du mouvement politico-religieux de Bundu dia Kongo dans l’ancienne province du Bas-Congo et le message électronique que Chebeya avait envoyé à Maitre Jean-Claude Ndjakani à Bruxelles, lui demandant de rédiger une plainte devant être déposée au niveau de la Cour pénale internationale contre les auteurs présumés de ces massacre. Au cours de ce point de presse, le Directeur exécutif Doly Ibefu, le Directeur exécutif adjoint Rostin Manketa et Laurette Misenga, la chargée de communication, ont manifesté leur sentiment d’indignation suite à cette situation que vivent les avocats des parties civiles. La VSV s’est dite convaincue que ces menaces faites à l’endroit des avocats des parties civiles dans l’exercice de leur fonction d’auxiliaire de justice, ne fait que corroborer la thèse de crime d’Etat ciblé, planifié ainsi que l’absence de volonté politique dans le chef des autorités du pays à contribuer pour la manifestation de la vérité sur les circonstances réelles de l’assassinant de ces deux activistes des humains. Par la même occasion, la VSV a également condamné la destruction de la boite e-mail de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, des lettres de blâme provenant du barreau national sur les prestations du collectif des avocats dans ce dossier et le déplacement de Kinshasa de Me Ndjakani pour la Belgique, soupçonné de trahir Chebeya à travers un message envoyé par Chebeya en ce qui concerne la saisine de la CPI contre les présumés massacres des adeptes de Bundu dia Kongo pour y rencontrer uniquement les avocats des parties civiles. La VSV a également fustigé le comportement du barreau national par le blocage injustifié des fonds envoyés par les partenaires pour soutenir les avocats des parties civiles.
N.K.K

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