Affaire Chebeya Les Toges noires remettent le verdict en cause

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Après l’arrêt rendu en appel par la Haute cour militaire de la Gombe dans l’affaire Chebeya et Fidèle Bazana contre les agents de la police nationale congolaise (PNC) incriminés dans l’assassinat de ces militants des Droits de l’Homme, plusieurs réactions continuent à être enregistrées. Après les réactions de l’ONG ‘‘ La voix des Sans des voix’’, ‘‘ Les Toges noires ‘’, une ONG de défense, de promotion ainsi que de développement démocratique, de faire entendre sa voix suite à l’arrêt prononcé par les magistrats militaires. Selon les Toges noires, la manière dont les juges militaires ont rendu ce verdict, ont systématiquement banalisé la mort de Chebeya et de Bazana. Elles ont déploré la manière dont les dossiers des victimes ont été pris en charge au niveau de la justice. Elles ont tenu de rappeler que les deux défenseurs ont été bel et bien assassinés dans les installations de la Police nationale congolaise (PNC) en date du 01 juin 2010 sur ordre donné par la hiérarchie. Selon cette ONG, l’arrêt rendu par la Haute cour militaire de la Gombe constitue un gage d’impunité. Elles ont, à cet effet, encouragé en particulier les familles des victimes et en générale les ONGDH à s’investir davantage et de façon active dans la procédure judiciaire qui a été déclenchée au niveau de Dakar au Sénégal au sujet de la même affaire. Après avoir tenté de maquiller cet assassinat, la justice congolaise a sous la pression de communauté internationale et des ONGDH, ouvert un procès qui vient d’accoucher d’une décision d’impunité vis-à-vis des commanditaires de ce meurtre, note Me Marie André Mwila Kayembe, secrétaire exécutif des Toges noires. Cet avocat a déploré le fait que ses collègues avocats des familles de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana ainsi que de leurs ONG de même que les témoins ainsi que les enquêteurs des organisations des Droits de l’Home, font l’objet de plusieurs cas de menaces et d’agression généralisés. Il a notamment illustré le cas récent de menaces faites à l’endroit de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, l’un des avocats des parties civiles dans la dite affaire. Il a fustigé le comportement des personnes qui ont visité le cabinet de Me Kabengela avant de le piller et emporter des documents importants dont ceux relatifs à l’affaire Chebeya. Les Toges noires ont également dénoncé le fait que Me Richard Bondo wa Tshimbombo et Me Mwila Kayembe alors défenseurs des droits Humains, ont vu leur candidatures rejetés purement et simplement au niveau de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) par le président de l’Assemblée Nationale alors que les dossiers qu’ils avaient présenté, étaient en bonne et due forme. Sans s’arrêter en si bon chemin, les Toges noires ont également dénoncé les cas répétés des menaces et d’intimidation faites à l’endroit de Kalala Kalao, ancien chauffeur du détenu Daniel Mukalayi. L’on se rappellera des témoignages accablants que ce dernier avait tenus lors de sa déposition devant la Haute Cour militaire. Les Toges ont également dénoncé les cas d’enlèvement ainsi que ceux d’arrestation. Et suite à ces dépositions, il est obligé de vivre dans la clandestinité. Cette ONG a invité les autorités du pays à une meilleure collaboration avec les défenseurs des Droits de l’Homme. Elle les a également invité à reconnaitre les défenseurs des Droits de l’Homme toutes tendances confondues ainsi que leur qualité en tant que partenaires privilégiés du gouvernement. Elle a enfin exhorté la justice congolaise à se saisir et trancher les atteintes ainsi que les violations dont sont victimes certains défenseurs des Droits de l’Homme.
N.K.K

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