Affaire Christopher Ngoy Quel arrêt attendre de la Cour Suprême de Justice

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L’affaire Christopher Ngoy, du nom d’activiste des Droits de l’Homme et Coordonnateur général de la société civile de la RDC, continue de faire couler beaucoup d’ancres et des salives dans le chef de l’opinion tant nationale qu’internationale. Alors que la Cour suprême de justice devait se prononcer mercredi 16 mars sur la requête de mise en liberté provisoire sollicitée par ses avocats conseil de Christopher Ngoy, les juges de cette instance suprême ne sont pas prononcer. Ils n’ont pas non plus informé à la partie prévenue des raisons ayant entrainées le non prononcé de cette décision. La défense s’est dite déçue, dans la mesure ou la mise en liberté de leur client le permettait d’aller suivre des soins appropriés à l’étranger au regard de son état de santé qui s’avère très inquiétante.
La mise en liberté constitue un droit que la loi reconnait au détenu surtout lorsque le détenu ne présente pas des indices de se soustraire des poursuites engagées contre lui. Déjà, le comportement de la justice démontre qu’il existe un refus quelque part. Car, ce prononcé était attendu depuis le lundi 14 mars avant d’être ramené au mercredi. L’opinion s’interroge alors si l’on peut espérer attendre une décision satisfaisante ne fut-ce pour sauver la vie humaine en péril. La personne poursuivie doit bénéficier d’un traitement adéquat au regard à sa condition sanitaire. Mais très souvent, il est à remarquer que n’a jamais été le cas pour notre justice. Ces cas sont légions dans notre pays, ou certaines affaires judiciaires prennent la connotation politique. C’est notamment de l’opposant Eugène Diomi Ndongala qui, en son temps, avait également sollicité une mise en liberté provisoire pouvant lui permettre d’aller se soigner, la même instance suprême l’avait refusé, pourtant celle-ci constitue un droit légitime.
Détenu plus d’une année, son état de santé s’est gravement détérioré suite aux transfusions sanguines subies plus de 5 fois. Après avoir reçus des soins incomplets au centre Nganda de la commune de Kintambo où l’administration pénitentiaire l’avait transféré, il a été contraint de regagner sa cellule à Makala. Me Patrick Ntambwe, l’un de ses avocats conseil, a également indiqué que beaucoup d’aspects n’ont pas été élucidés notamment les analyses toxicologiques. Abandonné par l’Etat, selon son avocat, Christopher Ngoy était obligé de prendre lui-même en charge ses soins de santé avec le paiement de lourdes factures à honorer pour son hospitalisation. A en croire Me Ntambwe, de l’avis des médecins, les symptômes de l’anémie diagnostiqués pourraient avoir pour cause un empoisonnement. D’où la nécessité de procéder à des analyses toxicologiques qui du reste, ne se font qu’à l’étranger.
Me Ntambwe a expliqué que la détention de cet activiste des Droits humains trouve sa base dans une ordonnance de mise en détention préventive que l’on ne sait pas située à une date précise. Daté de 2014, elle ne mentionne pas de mois. Pourtant, le fait pour lequel il est poursuivi, s’est déroulé en janvier 2015. Selon lui, il existe une certaine incohérence dans les actes posés par le ministère et le tribunal au cours de la détention. Le coordonateur général de la Société civile a été mis aux arrêts après les événements du 21 janvier 2015, dans le contexte des troubles ayant entouré le vote de la loi électorale au Parlement.
Nico Kassanda

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