Affaire Fosse commune de Maluku: l’UDPS projette une marche de protestation à Kin

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

L’affaire fosse commune de Maluku prend d’autres tournures avec l’implication de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Le parti d’Etienne Tshisekedi projette une grande marche, le 24 avril prochain à Kinshasa, pour protester contre l’enterrement collectif d’environ 425 personnes dans un cimetière de la commune urbano-rurale de Maluku.
Selon un communiqué lu par Félix Tshisekedi, Secrétaire national de l’UDPS en charge des Relations extérieures dont une copie est parvenue à l’Objectif, le lieu de rassemblement de manifestants est le Rond-point Victoire. Selon le même communiqué, cette marche de colère partira de la Place Victoire jusqu’au quartier général de la MONUSCO en passant par l’avenue Kasa-Vubu, le boulevard du 30 juin et la Gare centrale dans la commune de Gombe.
Le parti du Sphinx de Limete appelle les Congolais à s’unir et se mobiliser pour rendre hommage aux Congolais inhumés dans cette fosse commune. L’UDPS exige une enquête internationale et indépendante pour élucider cette affaire et que les auteurs de ce crime subissent la rigueur de la loi.
Au fur et à mesure où les jours approchent, l’affaire de cette fosse commune se complique. Invité lundi 13 avril au Sénat, le vice-Premier et ministre de l’Intérieur Evariste Boshab Mabudja a affirmé que la procédure d’inhumation qui s’est déroulée nuitamment à Maluku a été respectée.
L’enterrement collectif de Maluku s’était déroulée aux petites heures du matin et que cette inhumation n’est pas la première du genre, a indiqué Boshab devant la Chambre haute du Parlement.

Comme lors de son passage la veille à l’Assemblée nationale, Boshab a reconnu qu’effectivement 421 corps ont été inhumés au cimetière Fula Fula le 19 mars dernier à Maluku, à 80 km du centre-ville de Kinshasa.

Pour Evariste Boshab, il ne s’agit pas d’une fosse commune mais plutôt d’une tombe commune. Car, a-t-il expliqué, la procédure a été respectée. La fosse commune fait allusion au massacre, a-t-il relevé.

De son cote, l’auteur de la question a d’ailleurs reconnu que les causes de cette situation sont multiples. «Les avortements clandestins sont multiples, ça c’est vrai. Et dans ce cadre-là, il n’y a pas moyen de conjurer les faits, compte tenu de ce que notre société n’est pas stabilisée. De l’autre, il y a des personnes non identifiées par manque de pièce d’identité », a affirmé le Sénateur Sébastien Adambu.

Il s’est néanmoins interrogé si toutes les précautions ont été prises pour la sauvegarde des droits de la personne humaine. « Un mort, ce n’est pas un chien, c’est un homme et il a ses droits. Est-ce que tous ses droits ont été préservés ? La réponse, nous l’aurons peut-être à la suite d’une question orale avec débat qu’un Sénateur pourrait introduire », a précisé Sébastien Adambu.

Après la réponse du ministre qui n’appelait pas à un débat, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo a demandé aux Sénateurs ayant des questions en suspens, de recourir soit à une question orale avec débat, soit à une interpellation. Ces deux voies leur permettront d’être édifiés davantage sur ce dossier.

L’Occident s’en mêle

De passage à Kinshasa, les membres socialistes du Parlement européen avaient demandé qu’une enquête indépendante soit diligentée pour faire la lumière sur l’affaire de cette fosse commune. «Ce n’est pas parce que ce sont des indigents qu’ils doivent être mis dans une fosse commune», a déclaré Mme Cécile Kyenge, vice-présidente de l’assemblée parlementaire de l’UE-Afrique Caraïbe-Pacifique, ayant conduit la délégation qui a rencontré le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba.

«Malgré la réponse du ministre qui dit que ce sont des personnes qui ont été abandonnées, on croit quand même qu’elles ont droit à un enterrement digne d’une personne humaine», a affirmé Kyenge.
«Vu qu’on nous a révélé qu’il y a d’autres fosses communes, qu’on sache si ces personnes sont mortes d’une mort naturelle ou s’il y a des liens avec certaines disparitions», a-t-elle conclu.

De son côté, la MONUSCO avait annoncé mercredi 8 avril qu’elle allait accompagner les enquêtes initiées par le gouvernement. Il sied d’indiquer que la Belgique a promis de débloquer 1,5 million d’euros en faveur du Bureau conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) qui compte appuyer les enquêtes des autorités congolaises.

Ibakucha Mayanda

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*