Afrique : Des Africaines «de pouvoir» qui ont marqué le continent noir

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Le continent africain peut aujourd’hui être fier de certaines de ses filles qui de près ou de loin, proches de la magistrature suprême, marquent l’esprit des Africains. Elles ne sont sans doute pas les plus extraordinaires mais certaines d’entre elles, de par leur dynamisme, leur intelligence ou leurs exploits, ont su se démarquer.
Officiellement ou dans l’ombre, elles ont d’une manière ou d’une autre contribué à l’histoire africaine. Premières dames, présidentes, hautes fonctionnaires, ces femmes ont marqué l’histoire africaine. Elles ont été nombreuses au fil des années mais Afriquinfos a recensé les plus récentes. Tour d’horizon.

Ellen Johnson-Sirleaf, la dame «forte» du Liberia

Elle a révolutionné l’arène politique lorsque par son courage et sa détermination, elle est devenue la première femme présidente. Dès son investiture, Ellen Johnson  s’engage à «vaincre la destruction physique et la décadence morale qui ont suivi 15 ans de guerre civile». Mais cette lutte, elle l’avait entamée bien avant même son accession à la magistrature suprême au Liberia, en 2006. Ellen J. Sirleaf s’était déjà taillée une réputation de femme à poigne.
Figure emblématique dans ce pays ravagé par des années de guerre civile, elle fut ministre des Finances sous la présidence de William Tolbert, tué lors d’un coup d’Etat. Sa formation d’économiste et sa perspicacité de femme politique lui permettent de s’engager dans la défense des droits de ses concitoyens. Des engagements qui lui ont valu bien de distinctions.
Le 7 octobre 2011, elle reçoit le prix Nobel de la paix. Quelques mois plus tard, l’ONG Femmes Africa Solidarité attribue à la présidente libérienne, le 17 juin 2011, à Dakar, «l’African Gender Award», un prix d’excellence ; Ellen Johnson Sirleaf était ainsi récompensée pour son action et son engagement en faveur des droits des femmes.

Les femmes et les Africains ont vu dans l’accession de la première africaine à la magistrature suprême un signe de renouveau et d’espoir.  «Son pays revient de loin. Elle a réussi à le sortir de l’enfer, à le pacifier alors que c’était loin d’être acquis», a commenté un journaliste du Nouvel observateur.

Joyce Banda, l’espoir du Malawi

Elle marche dans les pas de Sirleaf Johson en devenant ainsi la deuxième présidente en Afrique.Elle a pris les rênes de son pays pour un intérim, dès le lendemain de l’annonce officielle du décès du président Mutharika.
Militante des droits de l’Homme, elle a également su s’imposer dans les affaires au point de créer, en 1997, la première association des femmes d’affaires du Malawi. La même année, elle reçoit le prix «Leadership Afrique de la Fondation Mo Ibrahim». Vice-présidente du Malawi en 2009, Joyce Banda n’a jamais cessé de critiquer les dérives autoritaristes.

En 2010, elle est d’ailleurs exclue du parti de Mutharika, le Democratic Progressive Party (DPP). De ce fait, les barons de cette formation politique la voyaient mal succéder à leur mentor.Pourtant, ses premiers mots lorsqu’elle est devenue Présidente intérimaire ont été en faveur de la réconciliation. Il aura donc fallu tout le courage et la détermination de cette femme de 63 ans, pour éviter une crise politique au Malawi.
Joyce Banda a relevé de nombreux autres défis qui l’attendaient lorsqu’elle a pris  les rênes d’un des pays les plus pauvres du monde.
La nouvelle Présidente a mobilisé toutes les ressources qu’elle avait déjà déployées dans les années 90 en faveur des Droits des femmes et de l’éducation, pour mettre en place un nouveau plan de croissance. Pendant son passage intérimaire, Joyce Banda a également restauré la confiance avec les principaux bailleurs de fonds du pays que sont le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Etats-Unis.

A 54 ans, cette Gambienne fait trembler par sa fermeté et sa détermination. Depuis sa prise de fonction officielle de Procureur de la Cour pénale internationale, le 16 juin pour succéder à Luis Moreno-Ocampo, la juriste n’a cessé de rappeler qu’elle sera inflexible face aux auteurs d’actes de torture, ou de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

En 2011, Fatou Bensouda a été retenue 64e des 100 personnalités les plus influentes dans le monde par le magazine américain « Time » ; elle y sera d’ailleurs la deuxième Africaine derrière le président nigérian Goodluck Jonathan et l’unique femme du continent dans ce classement. Au vu de sa longue expérience de juriste, « Fatou Bensouda dispose de tous les atouts, pour contribuer à plus de justice et à la paix dans le monde», avait fait remarquer le directeur exécutif de l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch dans le magazine « Times ».

Chantal Biya, la première dame glamour

Elle est l’une des premières dames les plus remarquables de l’Afrique tant par son style, que par son engagement dans l’humanitaire. En 2011, elle est déclarée la première dame la plus glamour par le magazine «Daily». Avec sa «Fondation Chantal Biya» créée en 1999, et reconnue d’utilité publique au Cameroun, elle est ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO depuis 2008.

Lordina Dramani Mahama, la businesswoman

De nature très effacée, Lordina Dramani Mahama est pourtant très présente dans la vie politique de son mari. La première dame ghanéenne a réussi à fidéliser son mari souvent présenté comme «un homme à femmes», et même le soutenir dans sa carrière politique. Contrairement à la plupart des premières dames africaines qui vivent des hautes fonctions de leurs époux, cette dame est connue pour être une férue des affaires.
Pour vivre, elle a des investissements dans le domaine du transport et de l’alimentation.

Patience Faka Jonathan, l’humaniste

Patience Jonathan est connue pour son travail pour la cause humanitaire. Son engagement avait débuté avant même qu’elle ne devienne première dame. Cette mère de 2 enfants, a travaillé dans le secteur bancaire avant de devenir secrétaire permanente de l’administration de l’État de Bayelsa depuis 2012.
Lorsque Goodluck Jonathan était Gouverneur entre 2005 et 2007, Patience Jonathan a fondé de nombreux programmes philanthropiques et d’autonomisation des femmes ; parmi eux, la Fondation Reachout A-Aruere (AARF), mise en place pour améliorer le statut et la capacité financière des femmes et des jeunes nigérians. La Fondation soutient et aide également les enfants souffrant de problèmes cardiaques.
La première dame nigériane a reçu le «Beyond The Tears», Prix international humanitaire à New York, en 2008, pour son rôle dans la lutte mondiale contre le VIH/sida.

Sylvia Bongo Ondimba, la pacificatrice

D’origine française, elle connaît très tôt l’Afrique. Elle devient Première Dame du Gabon le 16 octobre 2009 lors de l’investiture de son époux Ali Bongo Ondimba comme Président de la République Gabonaise.Sylvia Bongo Ondimba a tout particulièrement choisi de placer les valeurs familiales au cœur de ses actions, aussi bien dans le cadre de ses fonctions de Première Dame, qu’à travers les initiatives de sa Fondation.
En 2011, elle crée la Fondation Sylvia Bongo Ondimba qui vise l’amélioration de la vie des plus vulnérables au Gabon, concrétisation d’un long engagement en faveur des plus démunis au Gabon. Elle a également créé une école d’excellence au Gabon, «Ruban Vert».

Son engagement se traduit par des plaidoyers forts et l’impulsion de réformes d’envergure sur la scène nationale et internationale. A l’issue d’une campagne intense et persuasive qu’elle a menée, afin de lever le voile sur le sort des veuves souvent  victimes de toutes sortes d’agression et de spoliation  dans le recouvrement de leur biens au décès de leur époux et d’assurer leur protection et le respect de leurs droits, elle a réussi à faire du « 23 juin la Journée Internationale des Veuves»..
Au Gabon, cela s’est traduit par l’adaptation de textes de lois et le déploiement d’un dispositif national d’aide et de secours.

Son engagement depuis 2009 à œuvrer contre la pandémie du VIH/SIDA, et ses multiples actions de plaidoyer auprès du Président A. B. Ondimba, de ses concitoyens et de la communauté internationale, a valu l’adoption de la résolution 1308 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, reconnaissant la nécessité d’inclure, dans la formation du personnel chargé du maintien de la paix, l’acquisition des compétences en matière de prévention du VIH/SIDA.

Dans la continuité de son combat mené pour les veuves, Sylvia Bongo Ondimba  s’engage en 2013 contre les violences faites aux femmes au Gabon en menant un plaidoyer auprès de la société et des pouvoirs publics. Au Gabon, ce sont 56% de femmes qui déclarent être  victimes de violences conjugales au cours de leur vie, alors que 52% sont victimes de violences physiques.

Larissa AGBENOU

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