Appel à la mobilisation des congolais: L’opposition réussira-t-elle ?

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La classe politique congolaise a connu une surchauffe à l’issue de la publication du calendrier électoral par la CENI dimanche 5 novembre. Une avalanche de réactions s’en est suivie.

 

Les termes de trois communiqués de l’opposition congolaise notamment du Rassemblement, du MLC et de l’UNC  sont les mêmes : rejet du calendrier proposé sur la base d’une même analyse, l’affirmation que des élections d’ici à juin 2018 sont possibles. Ce que disait aussi déjà la CENCO. Surtout, on y retrouve cette référence au départ du président Joseph Kabila le 31 décembre 2017, à la fin de l’année, avant même les élections. Le tout assorti d’un appel au peuple à se mobiliser pour ‘’libérer le processus électoral sur la base de l’article 64 de la Constitution’’.

 

L’homme d’affaires congolais, Sindika Dokolo, appelle à la désobéissance civile  jusqu’à la mobilisation générale de toute la population congolaise à l’échéance du 31 décembre 2017, date prévue pour la tenue des élections dans les termes convenus dans l’accord politique du 31 décembre 2016. Dans le même ordre d’idées, cet acteur politique a également lancé l’opération ‘’ Trompette de Jéricho ’’. Il s’agit, note-t-il  d’amener par des voies pacifiques tous les congolais sur l’ensemble du territoire national à manifester leur indignation, leur colère par un grand concert de casseroles, de klaxons, des applaudissements, des sifflets et des vuvuzelas jusqu’à faire tomber les murs de la dictature qui s’installe en RDC.

 

Martin Fayulu : ‘’ Le calendrier de la CENI est un non-événement pour nous. Nous demandons au Peuple de se préparer à appliquer l’article 64. Kabila doit partir.

 

Moise Katumbi : ‘‘Ce régime prédateur veut prolonger l’instabilité et la misère du peuple. Nous n’acceptons pas ce calendrier fantaisiste’’.

 

Docteur Denis Mukwege : ‘‘La CENI  vient de publier son calendrier électoral. Il confirme les inquiétudes que nous avons toujours exprimées concernant l’absence de volonté du régime de préserver notre démocratie et la paix dans notre pays. En plus de piétiner à nouveau, notre Constitution et l’accord du 31 décembre (Saint Sylvestre), ce calendrier est plein de contraintes qui le rendent irréalisable. C’est une manœuvre dilatoire de plus, ourdie en vue de prolonger un état de non-droit, illégal et illégitime. Par conséquent, notre peuple ne peut ne peut rien attendre d’une telle mascarade. Son dernier recours est de mettre débout conformément aux prescrits de notre Constitution pour reconquérir ses droits et sa dignité’’.

 

Les organisations de la société civile ne sont pas restées en marge.  La LUCHA invite la population à la désobéissance civile et l’appelle à la mobilisation tous azimuts à travers le pays pour, dit-elle, ‘’ chasser Joseph Kabila et son régime du pouvoir qu’ils exercent en violation de la Constitution’’.

 

La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) appelle les acteurs de la société civile ainsi que les acteurs des mouvements citoyens à se mobiliser  pour faire échec au plan de déstabilisation de la RDC et à une large concertation pour produire un calendrier alternatif devant amener les congolais aux élections d’ici juin 2018.

 

En attendant la position de la CENCO sur la crise politique actuelle, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a réuni vendredi 10 novembre dernier à la cathédrale Notre Dame du Congo les artistes congolais toutes tendances confondues. L’objectif de cette rencontre est de conscientiser les artistes sur le rôle qu’ils sont appelés à jouer dans la société.

 

Les appels à la mobilisation foisonnent. C’est bien beau d’appeler à la mobilisation. Mais, une autre paire de manches, seront-ils suivis à la lettre par la population ? Et cela sur toute l’étendue du territoire national.  Bref, ces appels, donneront-ils des résultats escomptés ? C’est-à-dire le départ du président Kabila.

 

La population est prise dans une sorte d’étau. Doit-elle répondre à ces appels ? Ou plutôt craindre les représailles de la Police ? Ce dernier temps, les Forces de l’ordre réagissent vigoureusement aux manifestations politiques. Dans certains cas, la société civile parle même des réactions disproportionnées. Parfois, elles tirent à balles réelles. La Police Nationale Congolaise (PNC) n’hésite pas à s’installer carrément dans les quartiers bouillants. C’est le cas du siège de l’UDPS à la 11ème rue Limete Résidentiel.

La situation sociale va crescendo. Les agents de l’Etat reçoivent un salaire qui ne leur permet pas de nouer les deux bouts du mois. Les non-payés (NP) et les nouvelles unités (NU) attendent  la régularisation de leur situation. La plupart des infrastructures de base sont délabrées. Cette situation sociale critique et alarmante, sera-t-elle détonateur de la mobilisation générale tant souhaitée par l’opposition et certains acteurs de la société civile ? Ou plutôt, va-t-elle davantage maintenir la population dans ses jérémiades habituelles ?

 

JM Mawete

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