Assemblée nationale: Boshab échappe à la fatwa de l’Opposition

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Plus de mal que de peur. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab Mabudj n’a pas été évincé de son poste comme attendaient ses détracteurs à l’Assemblée nationale.

Visé par une motion de défiance sur l’affaire de la fosse commune de Maluku, Evariste Boshab a résisté grâce à l’intervention des députés de la majorité parlementaire qui, après une motion incidentielle, désamorcé la bombe.

En définitive, le débat sur la motion de défiance n’a pas été débattue en plénière et le vici qui était sur le viseur de l’Opposition a été tiré du gouffre de l’Assemblée natyionale. Certains pensaient voir Boshab laisser sa peau.

La plénière a été mouvementée. Juste après la lecture de la motion coupe-gorge, le député de la Majorité Emmanuel Emmanuel Shadary Ramazany, a dans une motion incidentielle, remis en cause l’opportunité de la motion de défiance contre Boshab.

Après Sharady, un autre député de majorité, Gaston Musemena a soutenu que la question funéraire relève de la compétence de l’autorité provinciale.

‘‘Cette motion de défiance mal dirigée est contre les prescrits de la constitution. Cette question relevait à l’Hôtel de ville. Quelqu’un qui n’a aucune responsabilité ne pouvait en répondre jusqu’à une sanction’’, a indiqué Gaston Musemena.

Entre temps, les députés signataires de la motion n’ont pas décoléré. Ils ont vite crié au fanatisme au sein de la majorité présidentielle.

L’auteur de la motion, le député Delly Sessanga Hipungu a fustigé un militantisme aveugle de la majorité parlementaire :

‘‘La Majorité vient de signer la fin de la démocratie dans ce pays. Parce que nous ne pouvons plus compter sur les institutions. Nous ne pouvons plus être la caution passive à la violation des droits de l’homme et à celle de la constitution’’.

Pour manifester leur ras-le-bol, les députés de l’Opposition se sont retirés avant la fin de la plénière, estimant qu’ils ont perdu la bataille et non le combat. Ils comptent revenir à la charge pour obtenir le départ Boshab.

Pour Délly Sesanga, il y a eu des atteintes graves à la dignité humaine dans l’affaire de la fosse commune de Maluku.

‘‘Il a y eu une forte banalisation de ce qui s’est passé. Et il nous semble que la responsabilité politique du vice-Premier ministre [Boshab] est engagée. Et nous attendons nous en expliquer dans le cadre de ce que prévoit la constitution’’, a affirmé le député Sessanga.

A la plénière du vendredi dernier, l’élu de Luiza (Kasa ï-Occidental) avait par ailleurs dit avoir été surpris que cette motion avait accusé le bureau de l’Assemblée nationale de faire la main basse sur cette motion.

A en croire Aubin Minaku, le retard enregistré dans la programmation de cette motion en plénière de la chambre basse était consécutif à son absence au pays. Le président de l’Assemblée nationale a tenu donc à préciser que le dépôt de cette motion avait coïncidé avec son voyage pour la République du Corée.

En l’espace de deux semaines, Boshab est interpellé à trois reprises. Les signataires de la motion reprochent notamment au vice-Premier ministre d’avoir permis l’enterrement massif en mars dernier de 425 à Maluku.

La découverte de la fosse commune avait été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula de Maluklu qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Lors de sa première interpellation en début avril, Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agissait non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

Boshab est le ministre le plus secoué de ce gouvernement. Qui en veulent à Boshab ? Qui se cachent derrière la pression luciférienne que subit le vipi ?
A Kinshasa, l’interpellation répétée de Boshab fait débat. On accuse certains caciques kabilistes en mal de positionnement de fomenter le coup sous la casquette de l’opposition. Le journal enquête sur la question et pourra dévoiler le peau à rose dans les éditions à venir.
Ibakucha mayanda

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