Calendrier électoral: la CENI est imperturbable !

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La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est flegmatique et elle croit dur comme du fer au respect de son calendrier, publié depuis un mois à Kinshasa. Le vice-président de cette institution électorale, André Pungwe a exprimé, mercredi 11 mars, cette détermination d’organiser les élections dans le délai constitutionnel malgré les contraintes financières et temporelles.

‘‘Les contraintes externes liées à la mise en œuvre du calendrier des élections de 2015-2016 ne consistent pas à rendre incertaine la tenue effective des élections. Au contraire, il s’agit d’une transparence dans le processus électoral pour inviter la société congolaise à entamer un plaidoyer efficace en vue des solutions idoines quant à ce’’, a-t-il argumenté en présence du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab Mabudj qui remettait la liste de partis politiques agréés de la RDC.

André Pungwe a également plaidé pour l’implication de tous les acteurs pour la tenue des prochaines élections dans les délais constitutionnels:

‘‘ À ceux qui se demandent encore si le calendrier est susceptible de nous amener à des élections transparentes dans les délais constitutionnel, nous répondons qu’il est plutôt temps que tout le monde s’implique pour cet objectif, gage de la maturité politique du peuple congolais’’.

Le vice-président de la CENI a estimé que son institution a besoin de travailler librement sans la pression des politiques pour qu’elle arrive à organiser des élections transparentes et crédibles en RDC.
‘‘La meilleure solution pour les élections transparentes, crédibles et apaisées consiste à laisser la Ceni jouer véritablement son rôle de régulateur des élections en RDC’’, a poursuivi Pungwe.

Des analystes politiques reconnaissent toutefois la proximité des dates de différentes échéances électorales.

La tenue de la présidentielle et des législatives est conditionnée notamment par la mise à jour du fichier électoral, l’exécution du plan de décaissement des fonds et la promulgation de la loi sur la répartition des sièges dont la responsabilité incombe au Gouvernement, au Parlement et la Présidence de la RDC.
Ce calendrier programme en 2015 les élections provinciales, urbaines, municipale et locales qui sont à ce jour considérées comme des arriérés des cycles de 2006 et 2011.
Trois mois après,  c’est-à-dire en janvier 2016 sera organisé le vote des sénateurs et gouverneurs des provinces. L’élection présidentielle couplée aux législatives interviendra le 27 novembre 2016.
Peu avant la publication du calendrier électoral global, le président de la Ceni, abbé Malumalu avait déclaré que l’organisation de ces élections nécessitera USD 1 145 408 680.

D’après l’abbé Malumalu, la Ceni a déjà convenu avec le gouvernement un plan de décaissement pour le financement des élections.

Un mois après la publication du calendrier électoral, la CENI est appelée à finaliser dans le meilleur délai la cartographie électorale et la publication des atlas électoraux selon les entités et centres de vote. Cette recommandation émane du Mouvement africain des acteurs non étatiques de proximité (AMGO).
Le représentant légal d’AMGO, Limbisa Abubakar a reconnu que des efforts ont été consentis depuis la nouvelle administration électorale. Mais des insuffisances ne manquent pas.

La proposition de l’Opposition

Des partis de l’Opposition politique, des regroupements politiques et parlementaires de l’opposition ainsi que ceux de la Société civile et de la diaspora ne croient pas à la faisabilité du calendrier de la CENI.
Ils ont proposé, fin février dernier, que les élections locales, municipales et urbaines  ‘‘qui sont plus complexes mais nécessaires à la consolidation de l’Etat et de la démocratie’’ se tiennent après 2016  ‘‘pour une programmation plus rationnelle’’.

De leur côté, les opposants proposent que les élections des députés provinciaux, des gouverneurs, des vice-gouverneurs et des sénateurs se tiennent en 2015.

‘‘Les élections des députés provinciaux, des gouverneurs, des vice-gouverneurs et des sénateurs sont prioritaires parce que suspendues au cours du cycle électoral 2011 -2016 et doivent être organisées en 2015 pour résoudre la question de leur légitimité. Car l’illégitimité érode l’efficacité de l’Etat’’, avait expliqué Emery Okundji, secrétaire général du parti des FONUS.

En ce qui concerne la présidentielle et les législatives, l’Opposition est d’accord avec la proposition de la Ceni.

Une chose est certaine que la course est déjà fixée et chaque parti politique doit affuter ses armes pour se mesurer et faire preuve de ses capacités aux élections annoncées.

Ibakucha Mayanda

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