Calendrier made in Opposition: les élections locales renvoyées en 2017

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Kinshasa, les partis de l’Opposition politique recommandent à la CENI de postposer les élections locales, municipales et urbaines en 2017. Les caciques de l’Opposition entament, cette semaine, le dépôt de ce nouveau calendrier aux sièges descertaines institutions nationales.

Par cette initiative, les opposants se proposent ainsi de corriger le calendrier de la Ceni qu’ils qualifient de non consensuel, d’irréaliste, d’irréalisable et d’incohérent.

Réagissant sur une radio de la place, le président des  Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité (FONUS), Joseph Olengankoy a soutenu que cette démarche rentre dans les prérogatives de l’Opposition.
‘‘On ne viole pas du tout la Constitution. La même Constitution reconnait le droit de l’Opposition politique de contrôler les actions du gouvernement. Nous, nous n’avons fait que des propositions à la Ceni’’, a-t-ilsouligné.

Pour sa part, le député de la MP, Gaston Musemena estime que l’Opposition veut, par sa démarche, cracher sur la Constitution de la République.

‘‘Nous avons reconnu à cette institution (NDLR : la CENI)le pouvoir d’élaborer le calendrier. Je ne comprends pas comment l’Opposition qui participe aux institutions peut encore marcher sur les lois édictées par elle-même. Vous demandez quelque chose et son contraire, c’est marcher sur les lois de la République’’.

Dans son calendrier publié le 12 février dernier, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) prévoit d’organiser les élections provinciales, municipales, urbaines et locales  le 25 octobre 2015 alors que la présidentielle et les législatives devraient se tenir le 27 novembre 2016.
De leur côté, les opposants proposent que les élections des députés provinciaux, des gouverneurs, des vice-gouverneurs et des sénateurs se tiennent en 2015.

‘‘ Les élections des députés provinciaux, des gouverneurs, des vice-gouverneurs et des sénateurs sont prioritaires parce que suspendues au cours du cycle électoral 2011 -2016 et doivent être organisées en 2015 pour résoudre la question de leur légitimité. Car l’illégitimité érode l’efficacité de l’Etat’’, a expliqué le député de l’Opposition, Emery Okundji.

En ce qui concerne la présidentielle et les législatives, l’Opposition est d’accord avec la proposition de la Ceni.
Pour certains analystes politiques, ce calendrier électoral proposé par les opposants ‘‘devrait faire l’objet d’échanges formels en vue de dégager un consensus pour l’organisation des prochaines élections dans un climat apaisé et dans les délais constitutionnels’’.

La pyramide inversée

Pour répondre à l’exigence de l’Accord global et inclusif, signé en 2002 à Sun City (Afrique du Sud), la CENI avait proposé que le calendrier électoral commence par les élections locales, municipales et urbaines, lesquelles n’ont jamais eu lieu en République Démocratique du Congo depuis 2006.

Or, étant en réalité minoritaire, la majorité kabiliste n’a aucun intérêt à ce que le calendrier défini par la CENI soit respecté. Une défaite cuisante à ces élections entraînera mécaniquement une très large victoire de l’Opposition aux élections provinciales, sénatoriales, législatives et présidentielle.
Ce n’est donc pas du tout pour des raisons relatives à la réalisation et à la cohérence du chronogramme fixé par la CENI que les partisans de la pyramide inversée tiennent à ce que le processus électoral s’articule absolument du sommet vers la base.

Une telle approche s’apparente plutôt au refus de parachever, enfin, la réconciliation entre les Congolais exigée dans le cadre du Dialogue Inter-Congolais (DIC). N’est-il pas la volonté manifeste de mettre à mal la cohésion nationale dans le but de concrétiser les projets, à visée déstabilisatrice ?

Cette question a fait débat dans les milieux estudiantins kinois, où personne ne doute de la thèseque le calendrier électoral de la CENI est irréalisable, donc peu crédible, et incohérent du fait de l’aspect très serré quant à l’échelonnement de différents scrutins. Mais cela nécessite-t-il pour autant le renvoi des élections locales, municipales et urbaines à la fin dudit processus ? Les partis politiques, les groupements et les parlementaires de l’Opposition, ainsi que d’autres groupes de la Société civile, favorables à cette éventualité risquent de voler plutôt au secours de la majorité kabiliste.

Iba

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*