Candidats gouverneurs: la première bourde de Corneille Nangaa

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa a signé sa première bourde. Il a retiré les noms de 21 candidats gouverneurs sur la liste provisoire, publiée lundi 29 février, dans les petites heures du matin.
Sur les 97 dossiers enregistrés, seuls 76 ont été déclarés recevables et cette publication a suscité de tollés dans la classe politique congolaise même dans la famille politique du chef de l’Etat. Le rapporteur de la CENI, Jean-Pierre Kalamba a fait savoir que plusieurs raisons ont conduit son institution à déclarer certains dossiers de candidature irrecevables. Devant un parterre de journalistes et invité, il a Jean-Pierre a notamment expliqué que certains candidats ont déposé des dossiers en concurrence avec ceux émanant de la Majorité présidentielle dont ils sont pourtant membres.
‘‘Ils ont été élus lors des consultations électorales précédentes à titre de députés nationaux ou provinciaux, sénateurs, gouverneurs sur la liste de la majorité présidentielle. Sur cette base, ils ne peuvent se présenter en candidats indépendants’’, a souligné Jean-Pierre Kalamba. Le député élu de Mbandaka, Henri-Thomas Lokondo est remonté contre la publication de la Centrale électorale et demande à toutes les cours d’appel du pays de corriger ce qu’il qualifie ‘‘d’abomination juridique’’.
En excluant de nombreux candidats indépendants à cette élection, estime l’élu de Mbandaka, la CENI donne l’impression de répondre à des injonctions d’une certaine famille politique. Pour lui, la sanction pour ceux des indépendants ayant renié leurs partis ou regroupements politiques n’est pas juridique, mais plutôt politique.
‘‘Ce que la CENI a fait là, c’est une abomination juridique. C’est comme si on était dans une espèce de jungle juridico-politique. Parce que l’article 18 de la loi électorale énumère de façon limitative les 11 conditions, je dis bien les 11 conditions de recevabilité de la déclaration des candidatures d’un parti politique, d’un regroupement politique ou d’un indépendant’’, a-t-il fustigé. Pour Henri-Thomas Lokondo, l’article 21 de la loi électorale ne donne à la CENI que six conditions seulement pour déclarer une candidature irrecevable :
‘‘Même si quelqu’un appartient à un regroupement politique, s’il se présente indépendant, il prend sa liberté. La seule sanction qu’il peut écoper est politique, mais la sanction ne peut pas être juridique. Le président de la République, par deux fois, il s’est présenté comme candidat indépendant, il a été élu. J’ai la conviction que les Cours d’appel vont reconsidérer tout ce que la CENI a fait là, sinon ça sera la fin de l’Etat’’, a poursuivi le député membre de la Majorité présidentielle (MP).
Dans la foulée de réactions, le président de l’Unafec, parti membre du G7, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, a dénoncé des doublons sur la liste de la CENI.
Il a invité les candidats indépendants dont les dossiers de candidature ont été élagués à saisir la justice.
Kyungu wa kumwanza a également dénoncé la présence sur cette liste des candidats dont les partis sont les « doublons » des formations politiques du G7.
‘‘J’ai par exemple à Kalemie le candidat vice-gouverneur, il est un doublon de l’Unafec’’, a-t-il fustigé.

La Ceni dans l’ombrage ?
La publication de cette liste de candidats gouverneurs des provinces a fait douter certains analystes politiques sur l’indépendance de la CENI. Nombreux sont ceux qui soutiennent que cette institution d’appui à la démocratie a répondu à l’appel du secrétaire général de la MP, Aubin Minaku qui, dans une lettre, avait demandé le retrait de quelques candidatures des indépendants et partis membres de sa famille politique.
Dans cette correspondance, datée du 23 février, il avait accusé ces candidats, y compris ceux ayant basculé dans l’opposition et faisant partie du G7, de n’avoir pas reçu le quitus de la famille politique avant de postuler.
Aubin Minaku avait également prévenu le président de la Ceni que toutes les candidatures des membres de la MP, déposées avant le 10 février 2016, date de la publication du calendrier de l’élection des gouverneurs, tombent caduques. Le secrétaire général de la MP recommande que les candidats indépendants puissent prouver, par acte de foi, leur départ des partis politiques membres de la MP.
La MP appelle également à l’invalidation des candidats fonctionnaires et agents de l’Etat qui n’ont pas justifié leurs demandes de mise en disponibilité à la date limite du dépôt des candidatures.
Reste que la Centrale électorale a posé un acte qui a baissé sa notoriété. Certains analystes estiment qu’elle devait rester comme l’église au milieu du village pour garder sa neutralité.
Ibakucha Mayanda

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