Chantal Kanyimbo : ‘’Vous dérapez 100 fois et on punit 100 fois’’

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Chantal Kanyimbo Manyonga, rapporteur et porte-parole du CSAC (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication) s’est livrée à votre rédaction en marge du travail abattu par cette institution d’appui à la démocratie.

L’Objectif : Beaucoup de personnes méconnaissent même l’existence du CSAC. Parlez nous brièvement de cette institution.

Chantal Kanyimbo Manyonga : Le CSAC est une institution d’appui à la démocratie  créée par la constitution du 18 février 2006 avec pour mission d’assurer la protection de la presse, de veiller au respect de l’éthique et de la déontologie de la presse, de faciliter l’accès aux moyens officiels d’information à toutes les opinions, à toutes les catégories, de veiller à la qualité des contenus médiatiques.

Pensez-vous que le CSAC remplit la mission qui lui a été confiée ?

Effectivement, nous faisons le travail que le législateur nous a confié, celui de réguler les contenus médiatiques assortis de différentes autres attributions.

Quelles sont les difficultés rencontrées dans l’accomplissement des prérogatives ?

Ces difficultés sont essentiellement d’ordre financier et logistique. Les coordinations provinciales connaissent également le même problème. Beaucoup d’ambitions mais peu de moyens.

Y-a-t-il opportunité de réviser la loi organique sur le CSAC ?

C’est plutôt le règlement intérieur qu’il faut retoucher au regard du fonctionnement du CSAC. Allusion faite à l’organisation administrative du conseil par la mise en place d’un secrétariat exécutif pour assurer l’administration du conseil d’autant plus que les hauts conseillers sont élus pour un mandat renouvelable une seule fois. Donc, cette administration devra être pérenne et même accueillir les nouveaux hauts conseillers.

Des dérapages et des manquements sont constatés ci et là  travers les médias. Cependant, les sanctions ne suivent pas. Qu’en dites-vous ?

Il existe beaucoup de confusion dans le chef de l’opinion. Les sanctions autorisées sont les suspensions, les observations et les recommandations. Ces sanctions sont universelles. Nous revenons d’un échange au Maroc. Le travail du régulateur, c’est de mener des études sur le pluralisme politique et social, promouvoir l’égalité homme-femme dans les médias. J’ai l’impression que l’opinion veut que nous mettions des sanctions non prévues par la loi. Vous dérapez 100 fois et on punit 100 fois

Quelles sont les relations du CSAC avec les institutions partenaires notamment l’UNPC et le ministère de la communication et médias ?

L’UNPC, c’est l’autorégulation et l’encadrement des professionnels des médias et inflige de sanctions quant à l’inobservance de l’éthique et de la déontologie. Il existe des passerelles. Par exemple, nous renvoyons le dossier à l’UNPC si un journaliste commet des bévues car c’est elle qui est habilitée à sanctionner les professionnels des médias.

Quel regard sur la presse congolaise ?

La presse congolaise est le reflet de la société congolaise qui n’a plus de repères, qui n’a plus de référentiels de valeurs qui permettent à une société de se construire. La presse congolaise est  confrontée à une situation économique assez faible et ça pose énormément de problèmes  sur la qualité des contenus.

Quel avenir pour la presse congolaise ?

L’avenir est lié au contexte politique et économique. Si les organes de presse ne se muent pas en véritable entreprise de presse, le problème continuera à exister. La solution réside dans cette mutation.

Propos recueillis par JM Mawete et Nico Kassanda

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