Chaque génération a un devoir face à l’histoire

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A nos jours, les vertus et valeurs ne sont plus ce qu’elles ont été avant. Allez y comprendre, qu’aujourd’hui, la jeunesse n’a plus de respect pour des grandes personnes et beaucoup d’autres choses inimaginable. Il est de notre devoir de faire quelque chose pour que cette jeunesse change dans le bon. Nous n’oublions pas non plus les mamans de notre commune. Elles sont abandonnées à leur triste sort ; elles n’ont plus la place qui est la leur. Tout le monde connait la valeur d’une mère, la place qu’elle occupe et le rôle qu’elle joue dans la société.

Quelles sont les motivations qui vous poussent à postuler à la députation provinciale dans la commune de Barumbu ?
Primo je suis natif de la commune de Barumbu. Secundo je suis dans la politique depuis longtemps ainsi la charité bien ordonnée exige que je commence bel et bien dans ma commune chère. Je suis un leader d’opinion et ma commune connait des multiples problèmes qui nécessitent l’intervention de personnes qui puissent les maitriser, comme nous bien sûr.

Quels sont ces problèmes auxquels comptez-vous faire face?
De prime à bord, c’est le problème de la jeunesse qui vit une dépravation des mœurs à un degré impossible. A nos jours, les vertus et valeurs ne sont plus ce qu’elles ont été avant. Allez y comprendre qu’aujourd’hui la jeunesse n’a plus de respect pour des grandes personnes et beaucoup d’autres choses inimaginable. Il est de notre devoir de faire quelque chose pour que la jeunesse d’aujourd’hui change dans le bon. C’est dans ce sens que je me suis résolu de postuler dans ma propre commune.

Hormis les problèmes liés à la promotion de la jeunesse, pouvez-vous nous énumérer d’autres problèmes ?
La promotion de la femme congolaise en général et celle de Barumbu me tient aussi à cœur. Je milite beaucoup pour que la femme congolaise trouve de la valeur aussi bien sur le plan national qu’international. La promotion de la femme congolaise est d’ailleurs l’un des objectifs de notre Association ‘’Barumbu fongola miso’’.

Quels sont les problèmes de la femme de Barumbu particulièrement ?
Les femmes de ma commune sont abandonnées à leur triste sort ; elles n’ont plus la place qui est la leur. Tout le monde connait la valeur d’une mère, la place qu’elle occupe et le rôle qu’elle joue dans la société. Ce n’est pas ce que nous vivions à ces jours avec nos mamans que la société a transformé en simple mendiantes ou que sais-je encore. En tant que leader d’opinion de cette commune, je me battrai pour remettre la femme dans ses vraies valeurs. Et d’ailleurs pour votre information, nous fêtons les 55 ans de l’indépendance de notre pays avec les mamans de la commune de Barumbu.

Quelle est votre lecture à ceux qui appellent Barumbu, le bastion de la prostitution (Ndlr fille de joie) ?
Il faut faire la part de choses. Les bistrots, bars…n’appartiennent pas forcément aux natifs de Barumbu, tout comme les filles qui sillonnent cette commune ne sont pas non plus nécessairement les filles de Barumbu. Les femmes de Barumbu que nous appelons affectueusement baronnes ne se livrent pas dans cette sale besogne, en ce que je sache, ce sont des filles qui viennent d’autres communes pour exercer leur prostitution chez nous. C’est la raison de ma candidature. Je me battrai jusqu’à la dernière énergie pour redorer l’image ternie de Barumbu.

Quels sont les objectifs de votre Association ‘’Barumbu fongola miso’’ ?
Notre association poursuit plusieurs objectifs parmi lesquels la salubrité de la commune de Barumbu. Notre commune est citée parmi les communes dont le taux de la malaria est très élevé, cela suite aux conditions d’hygiène qui laissent à désirer. La population de Barumbu devra s’occuper de la salubrité de sa commune au lieu d’attendre le gouvernement. Nous pensons aussi au loisir, pour le divertissement de la population. Mais c’est surtout la promotion et la valorisation de la femme de Barumbu en particulier et congolaise en général qui préoccupe notre association. Nous avons élaboré un planning qui sera dévoilé au moment opportun. Récemment, nous avons eu des entretiens avec les commissionnaires et coutiers de notre commune pour des problèmes qu’ils ont. Le 30 juin, c’était avec les mamans dans le cadre des festivités. Nous avons programmé une descente au marché libulu, l’un des marchés de notre commune. Nous comptons, après ces différentes rencontres, organiser un forum avec pour thème :’’La responsabilité de la jeunesse dans sa commune’’. Nous avons beaucoup à réaliser mais c’est petit à petit qu’il faut le faire et non dans la précipitation. Chaque catégorie de personne rencontrée a certes des problèmes qu’il nous soumet et attend de nous des pistes de solution. Je vous rassure qu’aucune couche de notre commune ne sera abandonnée.

Chaque commune a une identité qui lui est particulière. Pouvez-vous nous dire l’identité de votre commune ?
L’identité première de la commune de Barumbu est le judo. Parmi les points de notre planning, même s’il ne faut pas le dévoiler, est de relancer le sport dans la commune à travers la jeunesse surtout. Dans le passé, quand on parlait de Barumbu, on pensait directement au sport mais aujourd’hui, plus rien. Il faut ajouter le fait que Barumbu était identifié par le nombre considérable d’intellectuels qui y vivaient. Il ne faut pas oublier aussi que les grands artistes du théâtre étaient des natifs de Barumbu. Nous avons cité Mangogo, Ngalufar, le feu Lokuli et bien d’autres. Barumbu devra, à travers nous, redorer son image ternie. On devra reparler du sport, des intellectuels, du théâtre et non des prostituées, c’est vraiment notre combat et la population devra nous faire confiance et nous soutenir.

Une fois élu à l’assemblée provinciale, que comptez-vous encore faire ?
Le problème du désenclavement de ma commune me préoccupe tant. Pour accéder à la ville, il faut traverser la commune de Barumbu, surtout pour nos frères qui habitent l’est de la ville. L’infrastructure routière est quasi inexistante dans la commune. C’est depuis 5 ans que nous ne cessons d’interpeller le gouverneur de la ville pour ce problème. Voyez simplement les avenues Kabasele Tshamala ex Flambeau, Bokassa ou Kasaï pour ne citer que celles là, à quel état se trouvent-elles. Nous invitons et inviterons toujours le numéro de la ville ainsi que le premier ministre à s’intéresser à cette situation de la commune Barumbu en y apportant des solutions durables.

Le désenclavement passe aussi par l’aménagement des voies secondaires de la commune. Quel est votre point de vue ?
Pour les voies secondaires, il faut une étude de faisabilité. Nous ne voulons pas dire une chose qui ne soit pas réalisable. Il ya une cartographie qui existe et c’est à base de cela que tout doit se faire. Nous verrons ensemble avec les autorités pour que cela se fasse de bonnes manières et dans des bonnes conditions.

55 ans d’indépendance. Quelle est votre lecture ?
55 ans après l’indépendance, nous sommes encore très loin. Nous avons essayé de faire un pas mais nous sommes encore tombés très bas. Nous devons faire beaucoup d’efforts pour que les politiciens surtout retrouvent les valeurs et vertus humaines qui sont des éléments capitaux pour leurs carrières.

Que direz-vous enfin à vos frères et sœurs de Barumbu ?
Pour les jeunes, qu’ils retiennent que chaque génération a un devoir face à l’histoire, il est de notre devoir de prendre en main notre avenir. A nos mamans, nous avons besoin de votre sagesse afin que notre commune aille de l’avant et à nos papas, prenez le flambeau pour que les choses changent à Barumbu. Tel est mon message pour ces 55 ans d’indépendance. Nous voulons un Barumbu nouveau.
Propos recueillis par Antha Luango

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