Conférence- thématique Impliquer les hommes et les femmes pour la construction d’une masculinité alternative

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‘‘ L’univers socioculturel congolais est peuplé des préjugés, proverbes, maximes et adages ayant trait à la masculinité et aux rapports entre l’homme et la femme. Un adage luba (une des ethnies de la RDC) stipule que « muaba wa mukaji nku tshikuku », c’est-à dire la place de la femme, c’est à la cuisine. Les sociétés d’expression luba au Congo sont connues pour être des sociétés fortement patriarcales avec une conception particulièrement hégémonique de la masculinité. Mais, il existe dans les mêmes sociétés d’autres adages qui encensent les filles et les femmes qui réussissent leur parcours social. On dit par exemple« mukaji wa kutemba ku bantu », (la femme modèle pour l’humanité, un exemple à suivre !). Bien que la réussite sociale d’une femme la libère de la position marginale, l’élève en dignité, elle ne consacre pas pourtant son égalité et moins encore sa supériorité vis-à-vis de l’homme.

Dans l’objectif de construire une masculinité alternative à Kinshasa, l’Onu femmes, en partenariat avec l’ambassade de Suède, a organisé une conférence thématique sur l’implication des hommes et des femmes pour atteindre ce but.
Prenant la parole, Mme Clémentine Sangana, consultante à l’Onu femmes a souligné que l’organisation de cette journée s’inscrit dans le cadre de la réflexion sur le comment impliquer l’homme dans la promotion de l’égalité des sexes. Pour elle, cet atelier a pour but de mettre en place des stratégies afin d’amener l’homme à comprendre le message de la même façon que la femme. Car, ‘‘assurer la promotion de la femme, c’est assurer la promotion de la société. Au cas contraire, nous privons la société de certaines capacités dont disposent la femme », a-t-elle fait savoir.

La perception sur la masculinité

Dans le cadre de cette étude, on entend par masculinité ‘‘une identité ou le sentiment d’être un homme en fonction de ce que l’on sait à propos de ce genre et de ce qu’une société indique à ce sujet’’. Ce sentiment d’appartenance au genre masculin est socialement construit et constitue un facteur déterminant des relations entre l’homme et la femme.
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Pour la majorité des Congolais, la femme demeure toujours femme, même lorsqu’elle est chef. Cette affirmation du répertoire masculin sur la domination masculine est répétée par certains comme une parole d’évangile à chaque discussion pour justifier la centralité de la place de l’homme dans la société et son pouvoir hégémonique sur la femme. Et, une majorité des femmes croit en ce pouvoir symbolique de l’homme considérant que c’est la seule voie de salut. Or, il s’agit d’un pouvoir symbolique construit, et ‘‘l’efficacité du pouvoir
symbolique présuppose ces formes de connaissance et de croyance à travers lesquelles ceux-là mêmes qui profitent le moins de l’exercice du pouvoir sont amenés à participer, jusqu’à un certain point, à leur propre assujettissement.

Signalons que cet atelier a réuni une vingtaine des participants qui ont eu à débattre sur différents thèmes abordé dans cette étude. Ces participants ont été scindés en groupe. Et chaque groupe a eu à réfléchir sur 3 thèmes afin de donner des propositions et suggestions.

Lucie Ngusi M.

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