Conflit au Soudan du Sud : Il faut disqualifier les deux leaders

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Le 21 février 2015, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) à Juba, au Soudan du Sud, a confirmé l’enlèvement d’au moins 89 enfants, par un groupe armé non identifié. Ces enfants dont l’âge varie entre 13 et 18 ans, selon l’organisation internationale, seront certainement enrôlés de force dans ce conflit qui oppose les « éternels rivaux» que sont SalvaKiir et Rieck Machar, depuis décembre 2013. A tout point de vue, c’est un acte immoral qu’il convient de condamner énergiquement. D’abord parce que ce sont des enfants, donc des innocents  qui vont être ainsi parachutés dans ce conflit aux allures de règlements de comptes et qui dénote aussi d’un égoïsme exacerbé de la part des leaders des deux camps. Sinon, comment comprendre que les enfants puissent être utilisés comme chair à canon pour servir des intérêts ? Cela est d’autant plus grave que le contexte dans lequel ils ont été enlevés, fait froid dans le dos. Ils préparaient en effet  leurs examens dans des salles de classes, quand ils ont été kidnappés avec leurs enseignants.   Cela revient à dire que, malgré l’instabilité que connaît le pays, ils vivaient dans l’espoir de lendemains meilleurs et ce faisant, croyaient en un avenir moins sombre. Mais c’était sans compter avec l’ignominie de ces seigneurs de guerre. Cet enrôlement forcé des enfants dans leurs rangs, vient encore confirmer l’extrême dangerosité de ces groupes armés sans foi ni loi qui, en plus de semer la terreur, arrachent des gamins à l’affection de leurs parents. Dans un Etat digne de ce nom, comment comprendre que des individus armés qui, après avoir enlevé des élèves, soient même allés jusqu’à faire du porte-à-porte, en vue d’enrôler  d’autres enfants ?

La communauté internationale doit agir

Il y a là un manque criard de sécurité et un laisser-aller inqualifiable. En attendant, le moins que l’on puisse dire, c’est que la guerre civile au Soudan du Sud a pris un tournant décisif et ce, avec la bénédiction du Chef de l’Etat, SalvaKiir, et de son  ennemi intime, Rieck Machar. Malgré la signature de différents accords à Addis-Abeba en Ethiopie, rien n’a changé concrètement sur le terrain, pour instaurer la sécurité et la paix. SalvaKiir et Rieck Machar continuent de se défier par groupes interposés. Les exactions continuent et chaque camp est resté dans une logique de guerre. Il y a donc nécessité de disqualifier ces deux leaders, les deux plus grands problèmes du Soudan du Sud, avant d’organiser des élections et de permettre au peuple sud-soudanais de se choisir un autre  président. Pour ce faire, la communauté internationale doit agir. Ces deux leaders, incapables de sauver leurs populations et qui sont à la base de leur enfer, doivent être définitivement mis sur la touche. Le Soudan du Sud, on le sait, a accédé à l’indépendance avec le soutien des Américains. Mais que vaut cette indépendance si les populations croupissent dans la misère et vivent chaque jour les affres de la guerre ? Que dalle !  C’est dire si le pays de l’Oncle Sam doit aller jusqu’au bout de sa logique.  Il en a les moyens. Au regard des mouvements terroristes et des rébellions qui naissent çà et là en Afrique, il y a nécessité d’agir bien et  vite, afin d’éviter que le cas sud soudanais ne fasse école dans d’autres régions d’Afrique. C’est donc l’affaire de l’Union africaine et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), au niveau sous-régional. Il y  a lieu, pour  ces organisations, de taper du poing sur la table.

Adama SIGUE

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