Corruptions, détournements, fraude…ces milliards US à récupérer

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Par ou commencer pour s’attaquer à la corruption en RD Congo? L’ancien minister de la Justice, Luzolo Bambi, semble avoir des pistes. Nommé conseiller spécial en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le nouveau sheriff de Kabila a ciblé notamment les entreprises de la régie financière et attend collaborer avec l’ensemble de la société pour couper les bras à ceux qui pressent les mamelles de la République. Chaque année, le pays enregistre une énorme perte des capitaux frais atteignant jusqu’à 15 milliards de dollars. Assez. Le peuple qui en paie les frais veut que l’impunité cesse.
Source de pauvreté de la plupart des pays africains, la corruption est devenue un fléau en République démocratique du Congo et risque de pourrir la vie du pays si l’ensemble de la société ne coalise pas efficacement en vue de son éradication. La communauté internationale qui n’est pas sans reproche dans ce domaine, trouve en ce fait des occasions pour s’en prendre aux institutions de la République, mais surtout une aubaine toute faite pour faire des chantages aux dirigeants. Et ceux parmi nous qui manquent d’esprit patriotique en profitent pour empirer la situation et diaboliser davantage les gouvernants. Le président de la République a maintenant décidé de prendre le taureau par les cornes en nommant un conseiller spécial en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.
Cette nomination est saluée par tout le monde et pourtant des doutes existent encore quant à l’efficacité et l’applicabilité des mesures qui seront prises par M. Luzolo dont on connait le sérieux dans le travail. Car, dit-on en République démocratique du Congo, on respecte rarement les lois, disons clairement qu’on les foule au pied carrément selon la place ou le rang que l’on occupe dans la chaine de commandement. Pouvons-nous comprendre à travers cette nomination un défi que le Président de la République lance à tous les fils du Congo, à prouver leur détermination à lutter contre la corruption, la fraude et les détournements des deniers publics. Il est venu le temps pour les congolais de taire les jérémiades, chaque citoyen doit, dans un élan de patriotisme, s’engager dans ce combat pour mettre fin à ce fléau devenu une vraie gangrène dans notre pays. La balle est lancée avant tout aux magistrats de la République, aux
partis politiques, aux organisations membres de la société civile et bien entendu aussi au commun des mortels. Personne ne doit se mettre à l’écart et par la suite crier haut et fort qu’il y a corruption ici et détournements là-bas. Les outils sont donnés à tous et toutes. Dénoncez et vous aurez joué votre partition. Dénoncez et vous aurez contribué au développement de votre Nation. Ce défi est lancé à chacun de nous, peuple congolais debout, en cette phase cruciale du processus de redressement de notre pays. C’est l’occasion pour nous tous, membres de la majorité comme de l’opposition, de considérer que si nous ne faisons rien pour notre propre pays, personne d’autre ne viendra le faire pour nous si ce n’est de nous diviser davantage comme c’est le cas malheureusement aujourd’hui.
Ntet Kabwit Mitond./Correspondance particulière

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1 commentaire

  • Il n’y a pas de corruption sans corrupteur. Puisque la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit, il est plus que nécessaire de s’occuper du corrupteur aussi.

    La plupart des pays de l’OCDE se sont dotés des lois qui répriment la corruption des employés de l’Etat des pays étrangers. La raison est que l’on s’est rendu à l’évidence que les milliards détournés en corruptions sont une évasion des fonds d’un corrupteur étranger (souvent de la banque une compagnie d’exploitation minière ou une société écran affiliée) vers un compte dans un paradis fiscal, parfois sans que le corrompu ne prennent une part active dans le circuit monétaire, réservant son action à laisser la Compagnie venir cueillir dans son pays ce qu’elle convoite.

    Il y a aussi la petite corruption interne dans les interactions des citoyens avec l’Etat via ses agents. Ces derniers justifient leur forfait par leur bas salaire ou le fait qu’ils sont impayés , bouclant ainsi le cercle vicieux car l’Etat se retrouve in fine, sans le sous pour améliorer leur sort.

    Enfin, il y a l’économie informel. Le citoyen ne paie pas ses impôts et les taxes dûs à l’Etat souvent puisque ce dernier trop faible est incapable d’élargir l’assiette fiscal pour recueillir tous ces deniers. Ou alors l’incivisme notoire. Lors de mon dernier passage au Kinshasa, je m’étais munis d’une lampe à LED très brillants pour mes déplacements après la nuit tombée dans certains coins de la capitale.
    A l’ami qui se plaignait le fait que les artères n’étaient pas éclairées, j’ai voulu savoir qui payeraient l’électricité, puisque il ne semblait pas avoir payé ses impôts depuis belle lurette.

    Faut-il compter sur la bonne volonté des gens pour faire tourner la roue dans la bonne direction?
    Non.
    Il faut mettre en place des processus avec des systèmes de contrôle (informatiques par exemple) et voilà, seuls les hackers pourront désormais détourner sans se faire avoir.
    On pourrait par exemple interdire tout paiement en argent liquide et considérer un tel paiement comme suspect. Il suffit que le Gouvernement suive de près la couverture des réseaux de téléphonie et s’en serve pour plus que l’usage normal.

    Pour les contrats léonins (qui sont souvent des corollaires à la corruption), l’Etat peut coopérer avec les pays étrangers ou ces compagnies sont immatriculées. Il pourrait créer une liste de transparence (publication de tous les taxes et autres droits perçus auprès de ces multinationales).

    La dénonciation est bonne mais des processus avec des mécanismes qui empêchent la corruption sont plus efficaces car vaut mieux prévenir que guérir,
    Bizarre mais… nous n’avons presque rien à inventer pour changer, nous devons cessez d’inventer plutôt nos méthodes tortueuses nuisibles à la majorité. Tricher sans se faire avoir demande pas mal d’intelligence et d’efforts de cache-cache.

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