Des opposants de la honte à la Cité de l’UA

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Des opposants font monter la pression au dialogue national et y exige la tenue de la présidentielle avant tout autre scrutin. Des sources recoupées renseignent que cette pression n’est pas faite en faveur du souverain primaire, mais plutôt pour leur repositionnement politique. Cette information a filtré et fait bouger la capitale, où la majorité de la population ne croit plus à une éventuelle solution de sortie de crise dans ce dialogue. « Des opposants présents au dialogue font la honte de la République. Ils devaient carrément boycotter ce forum et rallier leurs collègues du Rassemblement pour exiger la tenue de la présidentielle dans le délai constitutionnel », a souligné un diplomate sous couvert d’anonymat. Dans les rues de Kinshasa, bastion de l’opposition, ces opposants ont perdu de crédibilité et certains sont même vomis dans leurs propres partis politiques.
Le coordonnateur du Collectif de 33 ONG, Georges Kapiamba n’a pas hésité, mardi dernier, de les déballer et de fustiger leur comportement qui frise la trahison vis-à-vis de la population. Il a également accusé la Majorité présidentielle et la frange de l’opposition ainsi que de la Société civile qui prennent part aux travaux du dialogue d’œuvrer pour la pérennisation du pouvoir de l’actuel chef de l’Etat en acceptant la refonte totale du fichier électoral. « Le mandat du président en exercice prend fin le 19 décembre de l’année en cours et cela impose qu’on organise rapidement les élections pour permettre à la population de se choisir ses futurs dirigeants », a déclaré Georges Kapiamba. Comme remède à cet éventuel « prolongement exagéré » du mandat de l’actuel président, il recommande à la CENI de procéder à la révision partielle de l’ancien fichier électoral, en n’enrôlant que les nouveaux majeurs. Ce qui permettrait au pays d’organiser les élections dans les six à dix mois qui viennent, a-t-il estimé. Dans les rues de Kinshasa, une peur bleu prend de la place et l’avenir politique du pays s’annonce de plus en plus incertain.

Rétropédalage
Ces opposants ont séché les travaux du dialogue pour ne pas réclamer la tenue de la présidentielle dans le délai, mais plutôt pour l’ordre des élections. Ils savent bien jouer leur carte qui consiste à passer le temps. «On peut commencer par la présidentielle comme préconise l’opposition, mais ce scrutin se tiendra quand ? C’est cela la grande équation à résoudre », a commenté un analyste politique proche du MLC de Jean-Pierre Bemba. L’impasse persiste aux travaux du dialogue politique à Kinshasa, depuis la suspension de la participation de l’opposition qui réclame la tenue de la présidentielle avant toute autre élection en RDC.
Les délégués de la majorité et l’opposition n’arrivent toujours pas aplanir leurs divergences, chaque partie campant sur sa position. Les travaux risquent de ne pas reprendre tel que souhaité par le facilitateur Edem Kodjo, selon des sources concordantes. L’ambiance de négociations n’était plus perceptible au Grand Hôtel Kinshasa, où l’opposition s’était réunie la veille pour consolider sa position: tenir la présidentielle avant toute autre élection. De son côté, la majorité tient à ce que la Commission électorale nationale indépendante commence par les élections locales, pour déboucher sur la présidentielle. Les négociations entre les deux parties risquent encore de se prolonger, estiment des observateurs. Reste que la plupart des analystes politiques donnent raison au Rassemblement de l’opposition qui doutait de la pertinence du dialogue national et soutiennent qu’il est encore possible d’organiser la présidentielle dans le délai. Ces analystes préconisent par ailleurs le respect de l’alternance en 2016 et de la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Ibakucha Mayanda

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