Devant un fait accompli

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Le gouvernement a mis la Nation devant un fait accompli : des vraies élections (transparentes, démocratiques, crédibles et apaisées) ne pourront se tenir d’ici fin 2016. En différant la mise en œuvre du processus électoral sous prétexte de manque de moyen, le gouvernement a fini par convaincre tout le monde qu’il est matériellement impossible d’organiser les élections (présidentielles et législatives) dans le délai constitutionnel. C’est ce qui amène à utiliser désormais, à la place du célèbre concept ‘‘glissement’’, le terme ‘‘à bonne date’’ ou ‘‘en temps réel’’. Mais à qui faut-il incomber cette impéritie si ce n’est au gouvernement. Ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ? Ainsi, les Congolais, Majorité et Opposition, malgré elle, n’ont plus que ses yeux pour constater l’infamie. Maintenant, il reste au gouvernement de donner les preuves de sa sincérité pour organiser les scrutins ‘‘à bonne date’’, c’est-à-dire au plus tard dans 17 mois, disent certaines sources. La seule crainte, qui est restée légitime, c’est le tripatouillage de la Constitution, crainte exprimée exclusivement par l’Opposition, mais aussi par le citoyen lambda qui voulait expérimenter pour la première fois l’alternance politique dans notre pays. Est-ce encore cette malédiction dont la RDC est dite victime ? Que va-t-il se passer dorénavant si l’Opposition refuse cette réalité due à la refonte du fichier électoral et l’appel d’offre pour le mettre en œuvre ? C’est l’avenir qui nous dira le reste.
Batu’a Mikuse Makambo

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