Dialogue politique congolais Deux camps se forment

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Le doute ne plane plus sur la volonté du chef de l’Etat de convoquer de manière imminente le dialogue politique en vue de décrisper la situation politique de l’heure. Cette volonté est le fruit de la récente réunion inter institutionnelle et de consultations entreprises à ce sujet par le Président de la République. Les réactions fusent de partout et plus spécialement de l’opposition. Certains partis de l’opposition sont favorables au dialogue. D’autres par contre estiment que ce rendez-vous est inopportun. Intéressons nous d’abord aux voix discordantes de l’opposition. L’on peut relever dans la foulée, la Dynamique de l’Action Unie, une plate-forme de l’opposition comprenant en son sein le MLC (Mouvement pour la libération du Congo) du sénateur Jean-Pierre Bemba, de l’UNC (Union pour la nation congolaise) de Vital Kamerhe, de l’ECIDE (Engagement pour la citoyenneté et le développement) du député national Martin Fayulu. Cette plate-forme a tenu la semaine dernière, sa convention à la paroisse Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe où l’on a noté la présence de quelques membres du G7 en l’occurrence l’honorable Christophe Lutundula Apala et les autres. Dans sa déclaration finale, la Dynamique a formellement rejeté l’idée du dialogue. A la place, elle préconise la tripartite Majorité – Opposition – CENI autour du processus électoral. Le MSR (Mouvement social pour le renouveau) a également donné de la voix. Au cours de son 2ème congrès tenu du 05 au 07 novembre dernier au Centre Nganda, les 500 participants, venus de toutes les provinces ont, à leurs tours, jugé inopportun le dialogue. Le parti cher à Pierre Lumbi (ex conseiller du Chef de l’Etat en matière de sécurité) argue qu’il n’est pas question de participer à tout forum susceptible d’apporter de la vie à un système en perte de vitesse. Etant donné que le MSR fait partie des frondeurs qu’il n’est pas exclu que le G7 réfute aussi le dialogue. Par contre le MSC (Mouvement de solidarité pour le changement) par l’entremise de son président Laurent Batumona se dit favorable au dialogue au cours de la matinée politique organisée le samedi 07 novembre dernier. Tout compte fait, la classe politique ne se reconnait plus seulement en termes de la Majorité ou de l’Opposition mais aussi selon les anti dialogues et les pro dialogues. Cette scission pourrait entrainer une conséquence néfaste : aboutir à un dialogue non inclusif. Ce qui ne résoudra pas entièrement l’équation à multiples inconnus que représente la situation politique de l’heure.
Jean-Marie Mawete

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