Docteur Guillain Bokende : ‘‘Chaque IST présente un risque et un degré de gravité différent’’

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Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont redevenues plus fréquentes à Kinshasa.

Certains analystes voient les jeunes adolescents comme principale cible de ces IST, pour cause du taux de contamination très élevé. Les causes de cette croissance sont attribuées à l’ignorance, faute d’une sensibilisation sur différentes formes et modes de contaminations de ces IST. Certaines personnes, par crainte de faire l’objet de stigmatisation, s’abstiennent de prendre des soins et cela créent la propagation des maladies. Face à cela, la rédaction du journal L’Objectif  a cherché d’éclairer la lanterne, au jeu de question et réponse avec le Docteur Guillain Bokende, superviseur du Centre de santé Shekinah Medical Center à  Bon Marché, dans la commune de Barumbu, médecin formé à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) en chirurgie et accouchements depuis 2012. Guillain Bokende a également des connaissances sur la prise en charge des traumatismes crâniens et sur les occlusions intestinales aigues chez l’adulte. Sociable, patient, soigneux, compatissant tempérant, Guillain Bokende a été médecin traitant au Centre Medico-chirurgical la Grâce avant d’être rappelé comme superviseur à Shekinah Medical Center.

L’Objectif : Qu’entendez-vous par IST ?
Dr Guillain Bokende : On parle indistinctement d’IST ou MST. Il s’agit d’une infection qui se transmet entre partenaires au cours de différentes formes de rapports sexuels. Cette infection peut donner lieu à une maladie infectieuse, autrefois appelée maladie vénérienne, du nom de Vénus, déesse de l’amour.

Quelle différence établissez-vous entre les IST et les MST?
Dans le langage courant, il n’existe aucune différence. Que l’on parle de MST ou d’IST, il s’agit de la même chose. Mais l’OMS recommande depuis 1999 l’usage du terme ‘‘IST’’ et non plus celui de ‘‘MST’’.

Comment justifier ce changement de nom ?
Parce que le terme MST induit la présence de symptômes de la maladie, alors que le terme IST implique la possibilité d’être porteur d’infection sans en ressentir les effets.

Quelles sont les différentes IST connues, et les plus courantes ?
Les principales IST sont l’hépatite B, les infections à virus HIV ou Sida, le Syphilis, la Blennorragie, les Verrues génitales, le Chancre mou, l’Infection à chlamydiae.

Quels sont leur mode de contamination ?
Toutes pratiques sexuelles qui comportent un contact génital mutuel ou uro-génital avec une autre personne, ou ses fluides génitaux, sont considérées comme comportant un risque de transmission d’IST. Il sied de noter que chaque IST présente un risque et un degré de gravité différent.

Comment prévenir les IST et les MST ?
Pour la prévention, il faut noter que le risque d’infection peut être réduit par l’utilisation des protections appropriées incluant surtout les préservatifs masculins ou féminins et les digues dentaires (feuille de latex) utiliser pour les cunnilingus ou anulingus. Mais dans tous les cas la triade Fidélité, Abstinence et Préservatif reste le moyen efficace de prévenir des IST.

Pourquoi les charlatans donnent l’impression de mieux traiter ces pathologies ?
Ils en profitent du fait de la fréquence élevée des IST dans notre milieu. Le Kinois ou le Congolais vit avec des IST et ont honte de consulter un médecin.

Propos recueillis par Antha Luango

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