Dossier Fosse commune: L’Opposition accorde deux semaines au Gouvernement

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L’étau se resserre autour du gouvernement sur l’affaire de la fosse commune, découverte depuis une semaine dans la commune urbano-rurale de Maluku. Les partis de l’Opposition ont accordé, jeudi 9 avril, un ultimatum de deux semaines au gouvernement pour qu’il élucide cette affaire qui fait couler ancre et salive.
‘‘Nous exigeons au gouvernement de rendre publiques les identités des personnes enterrées en vrac sans qu’on ne puisse informer leurs familles. Nous voudrions qu’il y ait une enquête internationale et indépendante pour identifier les disparus et nous voulons aussi savoir si ce sont fœtus comme on prétend le dire’’, a indiqué le président de l’Alliance des travaillistes congolais pour le développement (ATD), José Makila Sumanda.
Ce ténor de l’Opposition croit que des personnes inhumées dans cette fosse commune sont des victimes des événements survenus les 19, 20 et 21 janvier derniers dans la capitale contre la modification de la loi électorale.
‘‘Nous pensons que ce sont nos compatriotes qui ont eu des balles et ils ont été enterrés de cette manière là. Il n’y a aucune loi qui permet au gouvernement de mettre les gens en vrac dans une fosse commune. Nous exigeons du gouvernement des éclaircissements là-dessus’’, a poursuivi Makila.
Le secrétaire général du MLC, Eve Bazaïba a opté également pour une enquête indépendante internationale pour connaitre l’origine de cette fosse commune. Elle a livré la position son parti sur l’affaire de la fosse commune, à l’ouverture d’une session extraordinaire du bureau politique élargie de ce parti, jeudi 9 avril à Kinshasa.
A en croire Eva Bazaiba, au-delà des considérations politiques, les indigents sont des humains, et que dit-elle, leurs corps ne peuvent pas être mis en terre indignement.
‘‘Nous sommes réellement inquiets. Même si on est indigent et qu’on soit enterré dans cette condition là la nuit sans l’apport de la Croix-Rouge de la RDC. La mise en place d’une enquête internationale pour qu’on se rapproche de la vérité’’, a-t-elle poursuivi.
Pour sa part, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende a affirmé que des enquêtes sont en cours pour faire éclater la vérité sur cette affaire.
‘‘ L’enquête est en train de se dérouler. Une enquête ne peut pas être limitée surtout par un ministre. Ce n’est pas un ministre qui mène des enquêtes, c’est une enquête judiciaire. C’est le Procureur général de la République qui a commis des magistrats au nom de l’unité de l’action judiciaire (…)’’, a déclaré Lambert Mende.

Il a également indiqué que le site de la fosse commune est sécurisé depuis le début de l’enquête judiciaire initié par le procureur général de la République sur financement de la Belgique, estimé à USD 1, 5 millions.

Pour l’exhumation ou pas des corps, Lambert Mende a estimé que seuls les enquêteurs peuvent décider sur cette question si cela peut conduire à la vérité.

‘‘ L’exhumation est un devoir si le magistrat estime qu’on peut exhumer. Personne ne donnera des ordres aux enquêteurs parce que nous ne laisserons personne dicter sa loi à notre justice qui est indépendante. Nous-mêmes, nous nous refusons de le faire’’, a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

Il a rappelé que la réglementation des services en charge des funérailles et sépultures de la RDC entend par « personnes indigentes », les dépouilles trouvées par les services sociaux et la police, mais dont ni l’identité, ni les liens de parenté ne sont pas établis.

L’affaire sur cette fosse commune doit être tirée au clair au risque de ternir l’image du gouvernement congolais qui, depuis plusieurs mois, traverse un moment difficile. La vie d’un homme étant sacrée, les têtes pourront tomber à l’issue de cette affaire qui sort de l’ordinaire.

IBAKUCHA MAYANDA

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