Emouvants adieux aux obsèques de Kiripi Katembo

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Le photographe et cinéaste congolais Kiripi Katembo Siku a été inhumé, samedi 15 août, à la nécropole Entre Ciel et Terre de la commune de la N’sele, à Kinshasa. Le photographe a disparu le 5 août dans une clinique de Kinshasa à 36 ans. Le vidéaste a été inhumé après la célébration d’un culte en sa mémoire à la paroisse protestante internationale de Kinshasa. Lors du culte funéraire organisé la veille à l’Eglise Protestante Internationale, sur l’avenue Colonel Lokosa, à la Gombe, le pasteur David Kayumba a transmis à l’assistance un message de consolation. Car, dit-il, Jésus-Christ, qui est la consolation, a accepté de prendre la place des hommes, en acceptant de mourir sur la croix. Tirant sa prédication des 11 premiers versets du chapitre 5 de l’épitre de Paul aux Romains, il a relevé huit éléments.

Entre autres, la paix, la grâce, la gloire dans l’espérance et l’amour justifié à travers le sang de Jésus-Christ. A l’en croire, la disparition de Kiripi devrait plutôt interpeller tout le monde, dans le sens de revoir la façon de vivre. Dans cette détresse, quelques artistes de diverses disciplines présents à cette rencontre se sont exprimés en mémoire de l’illustre disparu. C’est le cas d’Israël Tshimpamba, comédien et metteur en scène. ‘‘Kiripi était d’abord un ami, en plus le frère de Dada Kahindo, une amie avec qui je travaille depuis plusieurs années. Triste n’est pas le mot qui convient pour exprimer ma douleur. Je me souviendrai toujours d’une phrase de mon père : ‘‘un jeune ne doit pas mourir. Quand un jeune meurt, ce n’est pas normal’’, a-t-il déclaré. Quant à Ados Ndombasi, Administrateur du Festival Toseka, Kiripi était un ami, ou plus, un frère dont il garde encore de très bons souvenirs. Il affirme que Kiripi compte parmi les personnes qui l’ont soutenu dans la communication du théâtre de verdure, dont tout le monde parle désormais. ‘‘C’était le seul à Kinshasa qui possédait une caméra aussi performante et qui a accepté volontiers de nous la prêter pour réaliser le premier spot qui relançait les activités artistiques de ce lieu culturel’’, a-t-il indiqué.

Alex Dende connu sous le sobriquet de Lexxus légal n’a pas caché son dépit. ‘‘Pour moi, le mot gâchis prend tout son sens. Franchement, j’ai affronté des épreuves, mais j’ai du mal à admettre sa mort. J’ai mangé avec Kiripi deux jours avant de prendre mon avion pour la France. Le lendemain de sa mort, je suis allé à la fondation Cartier où ses œuvres sont exposés, c’était toujours marqué né en 1979 et vit à Kinshasa’’, a témoigné à son tour le rappeur.
Kiripi Katembo disparaît au moment où ses œuvres sont à l’affiche à l’exposition ‘‘Beauté Congo’’ qui se tient jusqu’au 15 novembre à Paris.

Ancien étudiant en peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, Kiripi Katembo avant finalement orienter sa carrière vers la photographie et le cinéma. Il avait réalisé plusieurs courts métrages et obtenu de nombreux prix, notamment au festival du court métrage d’Abidjan et au Nigeria.

En 2013, il avait signé l’affiche du Festival d’Avignon: une photo en noir et blanc d’un jeune enfant kinois de retour des emplettes dans les flaques d’eau. Le photographe congolais Kiripi Katembo Siku, s’est rendu célèbre notamment pour ses photos montrant des scènes de vie de Kinshasa reflétées dans des flaques d’eau qui jonchent les routes de la capitale de la RDC.

JA/LP

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