Epidémie de choléra : Plus de la moitié de patients pris en charge par MSF

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Débuté à mi-décembre 2017, MSF (Médecins Sans frontières) a déjà pris en charge 23. 995 cas de choléra dans l’ensemble du pays sur un total d’environ 50.000 cas suspects signalés dans 23 des 26 provinces. Ce qui équivaut à la moitié des cas.

 

Jusque-là , l’organisation médicale d’urgence a mené des interventions en appui au Ministère de la Santé dans 11 Divisions Provinciales de santé ; Kongo central, Kwilu, Haut Lomami, Lomami, Tanganyika, Nord -Kivu, Sud kivu , Ituri, Bas-Uélé et actuellement à Kinshasa.

 

 

A Kinshasa, MSF vient en soutien au Ministère de la Santé dans la zone de santé de Binza Météo. La zone de santé a notifié des cas depuis la 4eme semaine de novembre 2017. Un total de plus de 450 cas suspects et 25 décès ont été notifiés.

 

A ce sujet, MSF a construit une Unité de traitement de choléra (UTC) de 20 lits au camp Luka pour la prise en charge des malades, placé un point de Réhydratation Orale (SRO) à Binza Météo et les équipes MSF vont apporter du support en termes de formation, supervision et de donation en matériel logistique.

 

A cet effet, le Coordonnateur du Pool D’urgence Congo/MSF, Jean Liyolongo explique comment le choléra se propage, les modes de contamination, les symptômes, la prévention ainsi que le traitement :

 

 

La prise en charge

 

Le ministère de la Santé a déjà une équipe sur place, au niveau de MSF. A l’heure actuelle, la prise en charge s’effectue très bien en dépit des décès enregistrés. La létalité commence à être contrôlée.  La situation reste  tout de même à surveiller.

 

La prévention du choléra

 

Comme c’est une maladie liée à l’eau, c’est à dire hydrique, la prévention est axée beaucoup plus sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Donc au vu de la situation actuelle, les inondations sont aussi à la base la propagation de la maladie. Car il y a des zones de santé à risque, vu  la précarité des conditions hygiéniques entre autres les latrines, les eaux de pluie et aussi les réseaux de canalisation des eaux usées défectueuses.  Et ces zones de santé ne sont pas couvertes par les réseaux les distributions d’eau c’est à dire la précarité en eau potable. La prévention est accessible  à l’eau. Si on assure l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement du milieu ,on peut bien limiter l’expansion et éviter la crise.

 

La prise en charge

 

La prise en charge est simple. C’est juste la réhydratation parce que si le malade est infecté en 4 heures, il peut décéder s’il n’y a pas de réhydratation, il va faire une émission profuse de selles et des vomissements. Cependant, s’il est réhydraté c’est à dire on remplace les pertes hydriques  en 72 heures, le malade peut être guéri.  La guérison est vraiment facile si on fait la réhydratation. La réhydratation est beaucoup plus orale mais si le malade est à un stade avancé (la cholapasis, le choc) là , il faut le réhydrater par une perfusion.

 

 

Un seul centre à Kinshasa peut couvrir tous les cas

 

 

Le gouvernement a mis en place un programme qui est en train de travailler en synergie avec d’autres ministères notamment celui de l’Energie. On est sûr que de ce qui est mis en place et de servir certaines zones qui sont non couvertes par l’eau potable. Néanmoins c’est la zone de santé de Binza Méteo qui est le plus affecté avec plus de la moitié de cas. Les efforts ont été consentis vers le foyer mais aussi à Limete vient en deuxième position autour de 20% de cas. Si jamais il y a eu des foyers ailleurs avec les risques importants, on va voir car on a un programme qui capable et nous(MSF) on est en support .On espère que ça ira dans les prochains jours. Mais la population doit être sensibilisée en termes d’hygiène, éviter de boire de l’eau non potable, laver les mains à tout moment.

 

Jean Liyolongo affirme que le centre est construit là où il y a la population mais dans un endroit presque isolé et le drainage des eaux au niveau du centre est aussi assuré parce que là où on va nettoyer les habits, les couvertures infectées et la gestion des eaux usées au niveau de la structure est très bien contrôlée. En plus le chlore qui est utilisé détruit directement les vibrions. Donc au niveau de l’Unité  de traitement, les vibrions ne vivent pas. Déjà quand vous entrez sur le site, vous sentez le chlore. Même si il y’a des vomissements, des selles vibrions sont tués par le chlore et la gestion des eaux usées garantit la limitation de la propagation même pour le personnel soignant, les gardes malades sont vraiment protégés.

 

Tarek O’brayane

 

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