Examen d’Etat Le phénomène maquis s’impose dans les milieux des finalistes

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Les épreuves de l’examen d’Etat approchent et les finalistes des humanités s’apprêtent de diverses manières pour les affronter. A Kinshasa, bon nombre de candidats à ces épreuves sont déjà internés dans les maquis, un phénomène qui ne cesse de défrayer la chronique dans la société Kinoise.
Au quartier Christ-roi de la commune de Kasa-Vubu, un groupe des filles venues des différentes écoles sont ensemble depuis une semaine pour étudier en vue de bien passer la période de l’Examen d’Etat. Au nombre de 7, elles se sont cotisées pour louer une maison d’une pièce où elles vont habiter pendant plus d’un mois. Elles se sont organisées de manière à assurer la ration de deux premières semaines de leur maquis. Deux sacs de 25 kg de farine de mais et de manioc, de l’huile, du sel, du charbon ont été réunis pour cette fin.
Interdite par l’autorité publique, le maquis constitue depuis quelques temps, une occasion de chute pour plusieurs élèves finalistes. Initié pour renforcer les capacités intellectuelles, le maquis est aujourd’hui synonyme de la débauche et un site de la dépravation des mœurs. Après le maquis, plusieurs parents et familles sont inconsolables. Les élèves partis en maquis pour étudier, ramènent plusieurs cas à résoudre dans leurs familles. Certaines filles retournent chez elles avec des grossesses. Appelé à Kinshasa ‘‘deux trophées’’, c’est-à-dire ‘‘le diplôme et le bébé’’, cette situation n’honore pas les parents des enfants victimes.
Pour la plupart d’élèves qui organisent le maquis à la cité, ceux-ci le font sans l’autorisation des autorités de l’école qui les encadrent. L’on sait pourtant que le ministère de tutelle et l’autorité provinciale ont, depuis plus de deux ans, interdit la tenue dans la ville des maquis. Les élèves désireux d’organiser ce système devront le faire à l’école avec l’autorisation des responsables des établissements d’enseignement. Une décision qui a été prise pour éviter les bavures enregistrées dans les années antérieures.
‘‘Les épreuves des examens d’Etat ne se préparent pas seulement au maquis, mais plutôt durant tout le cycle. Les élèves doivent savoir que l’éducation est un socle pour le développement d’un Etat et la jeunesse joue un grand rôle’’, a expliqué un père de famille.
Bazola Diwabanza Chadry, stagiaire de l’Ifasic

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*