Grâce présidentielle sollicitée pour Diomi, Muyambo, Bauma et Kiboko

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L’Association congolaise pour l’accès à justice(ACAJ) appelle le chef de l’Etat à tenir sa promesse de libérer les prisonniers politiques et d’opinion. Cette structure a lancé son appel, lundi 28 décembre, dans un communiqué de presse dont une copie est parvenue à l’Objectif.
Dans cette requête, l’ACAJ cite entre autres, Eugène Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo, Vano Kiboko, Christopher Ngoy et Fred Bauma.
Joseph Kabila avait annoncé cette mesure de grâce dans son discours à la nation, prononcé fin novembre dernier.
‘‘Nous avons lancé un appel au président de la République pour pouvoir prendre des mesures qui s’imposent de manière à ce que cette libération soit vécue réellement’’, a lancé le président de l’ACAJ, Georges Kampiamba.
A l’occasion, il a également demandé au chef de l’Etat, en sa qualité de magistrat suprême, d’interdire des menaces d’arrestation qui pèsent sur le président des Fonus, Joseph Olenghankoy.
‘‘Ce n’est pas normal au moment où, lui-même [Joseph Kabila] entend prendre des mesures devant permettre l’apaisement des esprits et contribuer à la réconciliation qu’un autre membre de l’opposition soit victimes d’arrestation’’, a poursuivi le président de l’ACAJ. Il y a près de trois semaines, Human Rights Watch avait demandé au gouvernement de libérer tous les prisonniers politiques et de mettre un terme aux atteintes à la liberté de réunion pacifique et d’expression. Dans son communiqué, cette organisation internationale avait notamment évoqué les incidents survenus le 28 novembre dernier à Goma (Nord-Kivu) où, la police nationale avait lancé des gaz lacrymogènes et tiré en l’air à balles réelles. Une adolescente de 14 ans a été blessée, douze personnes, dont deux activistes d’un mouvement pro-démocratie Lutte pour le changement (Lucha) avaient été arrêtés, au cours de cette manifestation, s’est plaint HRW. L’ONG avait également accusé la police nationale d’avoir abattu quarante personnes lors des manifestations organisées en janvier dernier contre une disposition de la loi électorale. Autre événement relevé par HRW: la dispersion d’un rassemblement des supporters de Mazembe, à Lubumbashi. La police avait empêché, le 1er décembre dans la ville de Lubumbashi, les supporters de l’équipe de football du TP Mazembe d’entrer dans leur stade privé pour assister à un meeting du président de cette équipe.
D’après le vice-ministre à la Justice et aux Droits humains, Christophe Mboso N’Kodia, cette grâce relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat. En août dernier, il avait exprimé la volonté du gouvernement de collaborer avec la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) pour fonctionner le respect des droits de l’homme.
Certains analystes politiques sont d’avis que la libération des prisonniers politiques va sans doute baliser la voie du dialogue politique, annoncé par le chef de l’Etat.
Ibakucha Mayanda

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