Hausse des frais académiques à la base des échauffourées à l’INBTP

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Une situation inhabituelle a régné dans la matinée du lundi 16 novembre à l’Institut national des Bâtiments et des Travaux publics (INBTP) dans la commune de Ngaliema. On pouvait apercevoir près d’une centaine d’étudiants de cette alma-mater jeter des projectiles dans tous les sens et descendre dans les rues des environs du site universitaire pour bruler des pneus en vue de barricader la voie publique. Des véhicules ont même été incendiés avant que les agents de la Police nationale congolaise (PNC) commis pour restaurer le calme viennent à leur tour exacerber la situation avec l’usage des gaz lacrymogènes. Les étudiants de l’INBTP manifestaient leur ras-le-bol suite à la hausse intempestive des frais académiques qui sont passés d’USD 350 à USD 500 soit USD 150 d’augmentation sans raison. Ces apprenants ont également dénoncé le délogement forcé et brutal des étudiants dans leurs différents homes. Pour ce faire, ils ont dressé des barrières sur les avenues Ecuries, de la Montagne et du Tourisme, dans la commune de Ngaliema.

Contre le business de l’éducation
Un représentant des étudiants qui a requis l’anonymat a indiqué qu’il circulait déjà une rumeur sur l’évacuation du campus par des étudiants. C’est ce dimanche 15 novembre aux environs de 22 heures que cette rumeur est devenue réalité avec le ‘‘déguerpissement’’ de manière inhumaine des condisciples logés dans les homes. Mécontents de cette situation, ils se sont organisés cette même nuit pour résister à l’unilatéralisme des autorités. La situation s’est aggravée avec la nouvelle de la hausse des frais académiques qui s’est répandue dès les premières heures du lundi 16 novembre à l’arrivée de tous les étudiants. Il y a eu des manifestations, des soulèvements légitimes des étudiants devant un diktat et le business que constitue désormais les frais académiques alors que l’Etat ne leur donne pas de meilleures conditions d’études. Appelés à rétablir l’ordre sur la voie publique, des éléments zélés de la PNC sont intervenu de manière disproportionnée, sans comprendre sur quel terrain ils se trouvaient et de quoi il s’agissait. Munis de gaz lacrymogènes, ils ont tiré dans la foule d’étudiants pour disperser les manifestants. Heureusement, il n’y a pas eu mort d’homme. On apprend qu’une journaliste, Francine Bitshi de la TVS1, a été violentée au moment où elle tentait de prendre des images de l’événement. Elle a été immédiatement conduite à la clinique Ngaliema. Son pronostic vital n’est pas engagé. Saisi de cette situation, Journaliste en danger (JED), une organisation non gouvernementale de protection des journalistes a condamné et dénoncé cette agression dont a été victime cette professionnelle des medias.
Des cas des blessés ont également été signalés parmi les étudiants, lesquels ont indiqué que les policiers les ont pourchassés jusque dans le site universitaire ‘‘alors que c’est une situation qui ne concerne pas la police plutôt autorités académiques et étudiants’’. L’occasion faisant les larrons, ces ‘‘policiers ont saisi cette opportunité pour arracher des objets de valeurs aux étudiants’’. Il s’agissait notamment des téléphones portables, des lap tops, d’importantes sommes d’argents, montres, etc. De leurs côtés, les autorités de l’IBTP ont condamnés avec véhémence les actes posés par les étudiants. Interrogés, ces derniers ont soutenu que la décision de l’augmentation des frais académiques ne relevait pas des autorités de l’INBTP, mais bien des autorités du secteur de l’enseignement supérieur. Ils ont également dénoncé le délogement forcé des homes.
NKK

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*