Hôpital du cinquantenaire, une double farce

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L’hôpital du Cinquantenaire, inauguré, il y a quatre ans s’avère être aujourd’hui une vaste escroquerie organisée contre la population congolaise qui attendait beaucoup de ce centre hospitalier. Il vient finalement allonger la liste des éléphants blancs que compte la RDC. Personne n’aurait cru en son temps, quand votre journal, voyant de loin, écrivait dans ses colonnes que cet hôpital était une œuvre purement indienne qui utilisait quelques nationaux pour lui conférer un caractère national. Ce que d’aucun définissait comme une mauvaise augure s’est accompli. Malgré la durée de la nuit, le soleil finit par apparaitre. Ce vieil adage s’applique pour cet hôpital dont les différentes publicités, réalisées en amateur, et autres tests, ont fait croire à l’opinion que les Congolais devraient trouver de l’emploi et bénéficier des soins de qualité dans cette œuvre construite par l’argent du contribuable congolais. Pourvu que cela soit vrai. Une question se pose cependant dans les rues de la capitale : Y a-t-il vraiment un Congolais qui bénéficie des soins de qualité dans cet hôpital ? Quel Congolais voit son nom sur la liste des recrutés de l’hôpital du Cinquantenaire publié sur les sites www.minisanterdc.cd, www.monkole.cd ou www.cadicec.org et qui travaille réellement dans ce centre hospitalier ? ‘‘Nous avons été doublement escroqué par notre propre gouvernement qui nous a promis de l’embauche et ne l’a pas fait et nous a promis des soins de qualité’’, a accusé un candidat dont le nom est repris sur la liste des recrutés publié sur les sites web précités. L’infortuné a par ailleurs invité les parlementaires à se saisir de ce dossier qui conduirait à des véritables motions envers les membres du gouvernement au lieu de s’attarder sur des motions fictives dans le simple but de se faire un peu de sous.

Ces indiens qui trônent
Au nom d’un certain partenariat, l’hôpital du Cinquantenaire a été confié à un consortium indien pour la gestion mais en collaboration avec la partie congolaise. Les Indiens sont présents partout dans cet hôpital, de la réception au sommet, les Congolais se comptant au bout de doigt.

Œuvre construit avec l’appui de nos partenaires
Là-dessus, il semble apparaître au grand jour aujourd’hui une vérité têtue, proclamée en son temps et qui avait déplu à certains responsables du secteur de la santé : la réhabilitation et la construction de cet hôpital ont été financées en très grande majorité par des capitaux indiens. Il faut être peu sage pour croire que quelqu’un vienne vous dominer sur quelque chose qui vous appartient. Les congolais commencent à s’habituer, avec les inaugurations de différents bâtiments et édifices, à ces phrases ‘‘une œuvre construite sur fond propre’’ ou ‘‘une œuvre construite avec l’appui de nos partenaires étrangers’’, le cas de l’hôpital du Cinquantenaire. Ces deux formules sont à la lumière de toutes les réalités actuelles une vérité opaque face à une opinion publique souvent naïve. Selon des informations recueillies de différents milieux, nos fameux partenaires sont dans la plupart des cas majoritaires et déversent le flot des désœuvrés de leurs différents pays dans les espaces qu’offrent les pays africains lors de la création des sociétés et entreprises. Comment expliquer qu’un Chinois vienne au Congo juste comme peintre bâtiment, qu’un Coréen s’installe en RDC avec la spécialité de serrer des boulons, un Indien comme réceptionniste d’un hôpital, ce que les RDCongolais font d’ailleurs à merveille.
Les Congolais attendent des autorités une véritable implication dans cette affaire de l’hôpital du Cinquantenaire car le contribuable congolais espère voir son argent servir le pays au travers des soins de qualité et à la diminution du taux de chômage.
Il sied de noter qu’un autre hôpital indien sera bientôt inauguré à la Première rue Limete.
Da Prosper
Correspondance particulière

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