Ier Mai Le bout du tunnel reste encore loin pour les travailleurs congolais

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La condition des travailleurs peine à s’améliorer en RDC. Ce constat a été fait à lors de la célébration de la journée internationale du travail, vendredi 1 mai 2015 à Kinshasa. Organisée sous le thème ‘‘Construire l’avenir par un travail décent’’, cette journée n’a pas connu l’engouement des travailleurs comme les années précédentes.
S’endetter juste pour un ”kanga journée” (pain de 200 FC) chaque matin, se craquer les nerfs pour réfléchir sur des multiples gymnastiques pour survivre, c’est le quotidien de la majorité des travailleurs congolais aujourd’hui où le monde a célébré la Journée internationale du travail. Peu importe le secteur, privé ou public, c’est du pareil au même. Les enseignants, les journalistes, les professionnels de la santé, les agents de l’ordre…, ils sont des milliers, ces Congolais tombés depuis des décennies dans une situation sociale invivable, faute d’une politique nationale de l’emploi favorable à l’émergence d’une classe moyenne. Face à ce tableau noir de la vie sociale du travailleur congolais, plusieurs observateurs estiment la situation vraiment révoltante. Drainer autour de cette fête des Congolais vivant sous le seuil de la pauvreté (moins de deux dollars par jour) n’est pas loin de s’apparenter à une moquerie à son endroit. D’où l’annulation pour cette année du défilé par les travailleurs de plusieurs entreprises et sociétés de la RDC. Quelques fonctionnaires rencontrés sur la place du Cinquantenaire ont exprimé leur ras-le-bol face aux conditions pénibles de travail pour un salaire minime en RDC.
‘‘L’état et la condition de travail dans notre pays ne permettent ni l’épanouissement individuel, ni l’épanouissement collectif des agents .La recherche de la dimension d’un travail décent n’est qu’une ambition et sa matérialisation est à chercher dans les poches des anges’’, a indiqué le président de l’intersyndical des travailleurs du Congo, Guy Kolela.
Incapable de nouer les deux bouts du mois, la plupart des fonctionnaires croupissent dans une misère sans nom. Avec un salaire de misère de près de Fc 98 000 pour l’enseignant, Fc 76 000 pour le policier, les travailleurs de la RDC sont souvent obligés de se lancer dans des pratiques illicites pour subvenir aux multiples besoins de leurs familles. Par exemple, ceux qui ont pour mission de sécuriser la population et leurs biens optent sans crainte de répression dans l’extorsion des biens et le rançonnement de la population. L’infirmier, quand à lui, se consacre à la vente à des prix exorbitants des produits médicaux destinés aux malades ou le médecin aux extra-muros, abandonnant ainsi les hôpitaux publics sans assistance appropriée, pour arrondir les fins des mois. Ce mal occasionné par l’absence d’une politique de travail dans le pays est signalé dans tous les domaines de la vie et favorise la fuite des cerveaux.

Abandonnés à leur triste sort depuis plusieurs années, les travailleurs ont déposé un cahier des charges des syndicats de la RDC entre les mains du Vice-Premier-ministre et Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, Willy Makiashi. Plusieurs recommandations ont été formulées dans ce document qui vise à redorer l’image du travailleur congolais. Willy Makiashi a promis de s’investir personnellement et apporter ces cris de détresse aux autorités supérieures.

Au cours de cette manifestation, les travailleurs habitués de cette cérémonie ont dénoncé la désorganisation qui a caractérisée cette journée. ‘‘On sait le voir a l’œil nu. Avant, cette manifestation faisait l’objet de sérieux préparatifs depuis le début du mois d’avril. Mais cette année, cela n’a pas été le cas. Le communiqué en rapport avec cette journée nous est parvenu qu’à la veille’’, a déploré Willy Salakwa, chargé de logistique à la DGDAL.
P. Monkango, J. Sita, G. Kobantima, stagiaires de l’Ifasic

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