Immondices, inondations et famines : le ras-le-bol des Kinois

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La vie devient de plus en plus intenable à Kinshasa. La population fait désormais face à plusieurs défis pour survivre. EN plus de la famine, devenue chronique, les Kinois sont malmenés par des inondations sauvages, dues aux pluies torrentielles qui s’abattent depuis trois semaines sur la ville.
Ces pluies laissent des dégâts énormes dans les rues et ruelles de la capitale. Cette situation fait remonter la population contre les autorités, accusées pour leur indifférence.
‘‘Ils nous tuent en nous affamant, maintenant ils ont décidé de nous exterminer avec l’eau’’, a laissé entendre une dame, la cinquantaine révolue, victime des inondations dans le quartier Ndanu, commune de Matete.
Elle dénonce ‘‘l’indifférence’’ des autorités, tant provinciales que nationales. Des sources concordantes renseignent que le Premier ministre et le gouverneur de Kinshasa ont visité quelques inondés sans revenir. Les communes voisines de la rivière N’djili sont les plus touchées notamment Matete, N’djili, Masina, Kinsenso, Kimbanseke et Limete.

Des morts innocents
Ces pluies ont fait environ 31 morts, selon des sources officielles. Après ces pluies, des amas de sachets en plastique et d’habits usés entremêlés dans des câbles électriques flottent sur des eaux jaunâtres dégageant une odeur nauséabonde. Des centaines d’enfants courent en tous sens avec de l’eau jusqu’à la ceinture tandis que femmes, adolescents et jeunes gens tentent d’évacuer les eaux de la dernière pluie nocturne à l’aide de casseroles.
Depuis le 19 novembre, ‘‘nous avons enregistré 31 décès provoqués par l’écroulement des maisons’’, a déclaré Emmanuel Akweti, ministre de l’Intérieur de la Ville-province de Kinshasa.
Il a indiqué que près de 20 000 familles se retrouvent sans abri et a invité les habitants des zones inondées à les ‘‘quitter sans délai en prévision d’une succession de nouvelles fortes pluies d’ici à la fin du mois’’.
L’immense majorité des habitants de Kinshasa, mégapole d’environ 10 millions d’habitants, se débat dans la misère. La plupart des décès a été concentrée dans les quartiers particulièrement pauvres du Sud et de l’Est de la capitale, notamment en bordure du fleuve Congo.
La saison des pluies à Kinshasa court habituellement d’octobre à mai. Cette année cependant, la saison sèche s’est prolongée jusque vers la mi-novembre.
‘‘Nous sommes convaincus que ces pluies inhabituelles ont une relation avec le changement climatique’’, a ajouté le ministre provincial de l’Intérieur de Kinshasa.

Kinshasa privée d’eau potable
A la suite des inondations, la principale station de pompage de la ville, située au bord de la rivière N’djili, a été gravement endommagée et la majorité de la ville de Kinshasa est privée d’eau potable.
‘‘Le débordement des eaux de la N’Djili est allé jusque dans nos deux bâtiments. L’eau est remontée jusqu’au niveau des moteurs. Comme ce sont des moteurs électriques, nous ne pouvons les remettre en service sinon ça va créer des problèmes de court-circuit. Nous sommes obligés d’attendre que les eaux baissent’’, a expliqué Gervais Ntariba Bahimba, Directeur provincial de la REGIDESO à Kinshasa. L’usine dessert pratiquement les trois quarts de la ville. Les Kinois font face aux inondations alors qu’ils sont confrontés à la problématique de la gestion des immondices, depuis la fin en août dernier. Ce projet était financé entièrement par l’Union européenne. Le gouvernement provincial de Kinshasa estime que c’est au gouvernement central d’assurer la gestion transitoire de ce projet pendant un an. Ce qui n’est pas de l’avis de la primature.
Reste que les autorités réagissent plus vite pour éviter des telles situations. Les pluies, les immondices exposent sans doute les habitants aux maladies.
Ibakucha Mayanda

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