Arrêté lors des événements du 19 au 20 janvier: Jean-Claude Muyambo continue à croupir à Makala

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C’est depuis le 20janvier que Jean-Claude Muyambo Kyassa est en train de croupir à la prison centrale de Makala.
Ancien cadre de la majorité présidentielle, qui est l’un des premier à s’opposer publiquement à une possible candidature du président Joseph Kabila en 2016, est arrêté le 20 janvier à 3 h du matin à Kinshasa et est enfermé dans une cellule de l’Agence nationale de renseignements (ANR)9. Dans l’après-midi, on lui présente un mandat d’amener datant du 15 janvier et signé par le procureur de Lubumbashi, il est mis en examen pour abus de confiance et stellionatet transféré à la prison de Makala. Muyambo affirme avoir été torturé par l’ANR lors de son arrestation. Il a été transféré le 26 mars à l’hôpital SOS Médecin de Kinshasa, les orteils ayant été broyés.

Lors de ces manifestations de l’opposition à travers quelques villes du pays, plusieurs partisans de SCODE ont été interpellés par la police. Certains ont été ipso facto transférés à l’Inspection provinciale de Kinshasa ex CIRCO, d’autres amenés  manu  militari vers une destination inconnue.

Selon une ONG de la place, l’interpellation de Jean-Claude Muyambo équivaut à un enlèvement. Ancien ministre des Affaires humanitaires, le bâtonnier Muyambo a récemment claqué la porte de la Majorité présidentielle.
«Nous condamnons fermement l’enlèvement du bâtonnier Jean-Claude Muyambo. Quatre jeeps identifiées par son gardien comme appartenant à la police nationale sont arrivées vers 5 heures et quatre policiers qui étaient à bord ont escaladé le mur. Ils sont entrés et ils se sont mis à le menacer et ils ont ensuite cassé la porte principale et ils ont fait irruption dans sa chambre. Ils l’ont amené… », a souligné un membre influent de cette ONG.
Pour ce membre, l’enlèvement de Muyambo serait lié à son implication aux manifestations de l’opposition organisées lundi à Kinshasa contre la loi électorale. L’intéressé n’a pas pu participer à la manifestation parce qu’enfermé dans le bureau de l’UNC, un autre parti de l’opposition.
Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, affirme de son côté que l’arrestation de Jean-Claude Muyambo n’a rien à voir avec les manifestations de l’opposition.
«Jean-Claude Muyambo a été arrêté par le parquet général pour une affaire sans aucun rapport avec les manifestations d’hier», affirme Lambert Mende, avant de rejeter la thèse d’un éventuel enlèvement du président de la Scode :
«Si les services de l’État qui ont qualité de policier judiciaire arrêtent quelqu’un, il ne faut pas parler d’enlèvement. Il est interpellé et nous n’allons pas tarder à savoir le pourquoi parce qu’il a le droit, sa famille, les avocats de savoir pourquoi on le prive de liberté».
Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs revu à trois le bilan des tués des manifestations de lundi à Kinshasa, précisant que le policier grièvement blessé est sorti du coma. Les opposants eux, ont parlé d’au moins 14 morts. Ils récusent une disposition de la nouvelle loi électorale, en discussion au Sénat après son adoption à l’Assemblée, qui prévoit un recensement de la population avant l’élection présidentielle qui doit en principe être organisée en 2016.

Les événements de janvier 2015 ont eu des incidences sur l’environnement politique. Non seulement, ils ont mis le régime du président Kabila sur la défensive en renforçant sa réactivité à tout soubresaut revendicatif mais, ils ont aussi constitué un précédent de référence dont se servaient désormais les opposants qui les brandissaient comme un spectre et une menace qui pouvait être réédités en cas de persistance du régime de Kabila à modifier la constitution de son pays.

Quid de Muyambo ?

Jean-Claude Muyambo Kyassa, né le 26 octobre 1965 à Kolwezi1, est un homme politique de la République démocratique du Congo, membre de la Coalition des démocrates congolais (CODECO).
Avant d’être ministre, il fut d’abord bâtonnier du Barreau de Lubumbashi pendant 3 ans et fut remplacé par Cyrille Ngoy Kyobe. Il a fait fortune à la suite de la libéralisation du secteur minier, alors que les entreprises minières ont fait appel à lui. Il possède un parc animalier de 400 ha appelé Muyambo Park2, une chaîne télévisée et une chaîne de radio, la Radio Télévision Lubumbashi Jua (RTLJ).
Du 5 février 2007 jusqu’en 2009, il fut ministre des Affaires humanitaires dans le gouvernement d’Antoine Gizenga.
L’Objectif

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