Kabala Muana Mbuyi : ‘‘Le malheur du FC Renaissance, c’est de tomber dans son propre piège’’

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La Ligue nationale de football (LINAFOOT) a infligé au FC Renaissance la sanction de relégation suite aux troubles dont il a été auteur au terme de la rencontre qui l’opposait à l’AS V Club comptant pour la manche retour de la phase de play-off de la Division I. C’est dans cette optique que votre rédaction s’est entretenue avec Pierre-Célestin Kabala Muana Mbuyi, analyste chevronné du football. Par la même occasion, Célestin Kabala a également évoqué d’autres questions d’actualité.

 

 

Lobjectifnet. : Quelle lecture faites-vous de la relégation du FC Renaissance au championnat de l’EPFKIN ?

 

Pierre-Célestin Kabala Muana Mbuyi : A première vue, tous les sportifs qui observent la sanction infligée à l’équipe de Renaissance, s’exclament. Ils se posent la question de savoir si ce n’est pas de trop, le fait d’écoper de plusieurs sanctions sur une même faute commise. Mais lorsqu’on analyse minutieusement la situation, l’on découvre qu’il s’agit évidemment des sanctions méritées parce que les actes ont été posés en âme et conscience, c’est-à-dire en connaissance de cause.

 

Est-ce que les dirigeants de la LINAFOOT avaient averti au préalable le FC Renaissance avant de lui infliger cette sanction ?

 

En plus du règlement existant, les dirigeants de Renaissance étaient saisis d’une note circulaire de la LINAFOOT. Cette note mettait en garde tous les fauteurs des troubles et violences dans les installations sportives, particulièrement Renaissance. La note indiquait expressément qu’en cas de récidive, il sera ipso facto relégué en division inférieure. Fort malheureusement, le FC Renaissance est tombé dans ce piège. C’est comme ça que cette mesure complémentaire au règlement classique de la LINAFOOT, lui a condamné.

 

Comment jugez-vous le recours introduit devant la FECOFA ? 

 

Nous pensons qu’il sera difficile d’obtenir gain de cause devant l’instance suprême du football de notre pays, d’autant plus que cette sanction est consécutive aux textes. Et, la LINAFOOT s’est évidement référée à ces textes. Ainsi, il sera difficile que la FECOFA puisse aller au-delà des textes.  S’il arrivait que la FECOFA maintienne la décision de la LINAFOOT, nous insistons qu’il y ait un esprit de fair-play dans le chef de Renaissance. Les responsables de ce club devront mener une forte campagne de prise de conscience envers les supporters. Une forte campagne de moralisation des supporters. Que le comité des supporters travaille durement au niveau des sections pour sensibiliser et éduquer les supporters à éviter des abus dans les installations sportives. Qui a bu boira, dit-on, si la morale des supporters n’est pas travaillée, ces derniers risquent d’amener le même virus en division inférieure.

 

Pensez-vous que Renaissance puisse facilement accepter ces sanctions ?

 

En acceptant volontairement les sanctions lui infligées, le club a les chances de revenir à la surface avec la Coupe du Congo. S’il garde la même ossature avec le même enthousiasme au sein des comités des supporters, il a toutes les chances de revenir à la LINAFOOT. Mais si l’état d’esprit reste belliqueux, il sera difficile de participer aux différentes compétitions, locales ou nationales.

 

Comment se passe concrètement la situation des binationaux qui débarquent à l’équipe nationale, alors qu’ils ont une autre nationalité ?

 

C’est simple, les binationaux ont deux nationalités. Pour chaque nationalité, chacun d’eux peut avoir un passeport. Mais c’est le passeport footballistique qui compte. Le passeport du footballeur binational est internationalement reconnu. Lorsque vous avez votre passeport où vous êtes naturalisé français par exemple, vous voulez jouer sous le drapeau congolais, on vous établit un passeport congolais, et la FIFA vous établit la licence sans tergiversation.

Mais c’est l’un des cas rares alors que dans plusieurs constitutions nationales, la double nationalité n’est pas permise. C’est le football qui a amené cette innovation de l’acquisition de la double nationalité. Invariablement, ils peuvent jouer pour l’une ou l’autre nation et cela sous la licence internationale de la FIFA.

 

Mazembe avant Katumbi est-il égal à Mazembe sans Katumbi ?

 

Moise Katumbi ne peut ne pas être présent, Mazembe fonctionne comme structure professionnalisée. Il y a des actionnaires dans Mazembe, qui fait que malgré l’absence du sponsor, la machine tourne. Chacun comprend que l’homme passe, mais que les institutions doivent rester. C’est l’exemple que tout le monde doit tirer.

 

Il semble que l’AJSC soit tombé en léthargie ?

 

Oui, elle est effectivement tombée en léthargie, mais c’est plutôt à travers la section de Kinshasa. C’est Kinshasa qui a fait preuve de faillite. Nous nous préparons méticuleusement pour qu’il y ait renouvellement des responsabilités. Ce sont des moyens qui nous font défaut, nous sommes à la recherche, mais pour toutes les autres provinces, les choses marchent normalement. Nous entendons convoquer une assemblée, préparez-vous à y participer. Nous nous préparons en conséquence avec les moyens du bord pour la section de Kinshasa ait son comité et qu’il soit dynamique et qui fasse la fierté. Vous vous imaginez même en Ituri le comité provincial fonctionne très bien, il se réunit, il y a des séminaires qui sont organisés. Kananga, Bukavu, Goma, Katanga, Kongo Central etc. Moi j’étais dernièrement à Kananga.

 

Quel témoignage sur la personne de Papa Kazadi ?

 

Papa Kazadi est une perte pour V Club, parce qu’il est l’un des rares acabits. Il était au départ un mécène. Pierre Kazadi a sacrifié une partie de sa vie au profit du football.

Propos recueillis par Nico Kassanda t JM Mawete

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