Kabila-Katumbi : l’énigme !

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Des discours, des dictons, des paraboles, des concepts, des titres, tout et tout ce qui est imaginable comme expressions ont fait la manchette de la pluie et du beau temps des politiciens de la RD Congo pendant des décennies. Un pays où tous les politiciens semblaient être de petits magiciens qui rivalisaient pour offrir le tour de magie le plus puissant et le plus convaincant. La politique est devenue, pour certains, un buffet ou une chaise à musique. Une corne de gazelle, d’antilope, de buffle, une chaine au coup, une bague au doigt, un anneau à la cheville. Ils rivalisent : vodous, marabouts, francs-maçons, rosicruciens. Ils croient tous et chacun avoir de pouvoirs pour défier tout. Ils ont tous la conviction d’avoir une protection et un guide qui veille à tout. Ils se croient invincibles.
Et pourtant, Bavon Marie-Marie en son temps nous avait chanté cette belle mélodie : Kisi epola ka, ba nganga pe bakufaka…(comprenez : les fétiches finissent, les marabouts meurent aussi). Chanson mémorable d’un jeune musicien inoubliable, bel héritage pour la jeunesse d’aujourd’hui. Nous faisons face à : Opposant charismatique, Opposition tout court, Opposition-radicale, Opposition républicaine, Opposition à venir, Leader maximo, Société civile, nouvelle Société civile, Présidents, Honorables, Excellences, les parrains abondent. Le Congo a tout mais ce n’est pas encore suffisant, les recherches sont toujours en cours. Nous aurons peut-être des partis des charognards, dans les semaines ou mois qui viennent.
Les princes d’églises ne sont pas en reste, des miracles par-ci par-là, des révélations sortent de partout, les croix se promènent dans les rues, Jésus est présent partout, et chacun se réclame être le détenteur de l’onction véritable… Malheur à ceux qui croient qu’il n’y a qu’un seul Jésus! Il semblerait qu’en RDC, chacun a son Jésus. On peut aller chez Papa Wemba, chez Werason, chez Zaiko, tout le monde chante et danse ndombolo, les princes de l’Église chantent et dansent aussi leur Ndombolo. Le christ fut un bon danseur, nous fait-on croire. Cinquante-cinq ans après l’indépendance, nous n’avons pu progresser que dans notre rhétorique. Les quatorze dernières années ont eu des rebondissements souvent rocambolesques. Une sorte de conscience nationale émaillée des scènes de violence et surtout d’autodestruction. Et pourtant, il y a un progrès si petit ou modeste soit-il, il est visible mais certains veuillent faire croire à d’autres que le pays va mal, très mal même! Qui veut dire que ce pays était meilleur qu’il ne l’est aujourd’hui? Qui dit-on est responsable de ce non départ du Congo? Évidemment, Joseph Kabila est le coupable aux yeux de certains. Que lui reproche-t-on? Personne ne peut le dire, car tout ne reste qu’au niveau de la rhétorique. Nous savons tous que ce jeune homme a hérité d’un pays totalement à la dérive et en proie à des guerres fratricides. Malgré l’acharnement des uns et des autres et surtout celle de la communauté internationale, Kabila tient la route. Exaspéré par tout ce remue-ménage, Joseph Kabila passe au confessionnal et déclare : Il me faut au moins quinze personnes pour mieux accomplir ma tâche. Après 14 ans de travail acharné, les sceptiques admettent aussi qu’il y a du progrès même s’ils le disent du bout des lèvres. Que possède Joseph Kabila? Une corne, une chaine, ou une bague et pour quoi avait-il besoin de quinze personnes?
Selon les langues indiscrètes, Joseph Kabila voulait des personnes capables d’avoir une discipline pour ne pas abuser de la potion magique. Kabila, dit-on, est comme Obélix tombé dans la casserole de la potion magique encore enfant, voilà ce qui pourrait expliquer son exploit malgré les foudres qui s’abattent sur lui.

Confession attendue
Le peuple a entendu le président en confession. Aujourd’hui, on veut que toute la classe politique passe à cette même phase de confession. On veut tout renouveler, on veut repartir à zéro. Révision constitutionnelle, dépassement, respect de la constitution, les idées s’entrechoquent, les rhétoriques volent de partout, des médiateurs, des pacificateurs, des vodous, des marabouts, des magiciens, tout, et tout est en mouvement, à qui le tour de rôle? C’est l’heure de la vérité, chacun doit avec sa conscience faire le bilan de ces activités. Qu’avons-nous fait pour notre pays? Qu’avons-nous fait pour les faibles ? Voilà ce que le peuple voudra savoir des uns et des autres de ces politiciens qui nous pourrissent la vie depuis des générations.
Les polémiques étant devenues notre cheval de Troie, tous ceux qui ont pu faire pour notre pays tant peu soit-il sont restés la cible des critiques aussi sordides qu’on aurait eu envie de se faire boucher les oreilles à jamais pour n’est plus avoir à entendre de ces magiciens maitres chanteurs.
Dans le lot, il y en a qui ont décidé de passer au confessionnal, pour expier leurs péchés. Joseph Kabila l’a fait, chacun est libre de se faire son opinion.
Un autre, dont le parcours ressemble un peu à celui de Joseph, l’Obélix qui était tombé dans la casserole de la potion magique, vient aussi de le faire. Cette personne s’est exprimée et nous l’avons tous entendu en confession.

L’enfant sacré du Tibet
Les Ullimatis se sont penchés en particulier sur le cas de cet homme qui est gouverneur de son état. Il a de jambes d’une souplesse de chacal, nous a-t-on appris, c’est qui retient toutes les manchettes de cette période des grands bouleversement. Les Ullimatis ont conclus qu’il serait vraisemblablement l’incarnation de l’enfant sacré du Tibet. Cet enfant qui était détenteur de la dalle magique, qui devrait protéger le Tibet des envahisseurs. D’autres l’on vu par contre comme Astérix, le compagnon d’Obélix, il s’appelle, le gouverneur Moise Katumbi Chapwe. Serait-il le même gars?
A la fois aimés et détestés, Kabila et Katumbi sont-ils protagonistes ou victimes des marchands d’illusions et ou champions-acteurs du machiavélisme? Peu importe ce que peuvent dire ou disent les uns et les autres, il y a des faits indéniables dans le parcours de Joseph et de Moise. Ils ont tous deux un bilan à présenter et à défendre.
Permettez-nous d’emprunter cette expression millénaire qui dit que la modestie et la patience ont leurs récompenses, tandis que l’arrogance et l’orgueil ont leurs prix à payer. Ouvrons l’œil pour connaitre qui est qui.
Laissons d’abord des polémiques pour un instant. Quand Katumbi annonce sa retraite en toute humilité, il n’a pas manqué de remercier tout le monde et surtout le président. Humilité et dignité remarquables quand on se rappelle encore des polémiques nées après sa déclaration de «il faut savoir partir», ce qu’il avait déjà dit à la prise des foncions comme gouverneur. Certes que les champions des zizanies ont trouvé en cela un début d’une rupture entre lui et Kabila. On n’avait même parlé d’une guerre ouverte entre les deux. C’était une vraie aubaine pour les apparatchiks qui ne jurent que sur la chute de Joseph Kabila. Nous ne voulons pas parler des œuvres de Moise Katumbi, car sauf les malhonnêtes peuvent dire autre chose. Tout le monde sait ce qu’il a fait. Mais nous le mentionnons par rapport à son humilité, son sens de respect et surtout ses rapports avec ses administrés. Il assume ces paroles, concrétise ses promesses, est à la rencontre des grands et des petits.

Prophétie de Mzee
Quand M’zée Laurent-Désiré Kabila disait qu’il y aura d’autres Kabila et d’autres Lumumba, il ne parlait pas de son fils mais, des hommes et des femmes qui seront là pour reconstruire et servir le pays. Il parlait de cette jeune génération qui comprend qu’elle a les capacités de se prendre en charge sans parrain extérieur. Nul ne devrait être combattant dans notre pays; nous devons tous être sur le chantier de reconstruction. Devoir patriotique oblige! Il n’y a plus aucune raison de monter des groupes de résistance en dehors du Congo alors que beaucoup y rentrent et y construisent.
Nous avons là un échantillon des autres Kabila. Le président Kabila devrait, en toute connaissance des causes, avoir l’idée des autres Kabila pour l’avenir du pays. Ne brulons pas la maison Congo en prétendant que nous voulons la sauver car Kabila veut s’éterniser au pouvoir. Qui est donc cet homme sage qui métra sa maison à feu parce que son locataire refuse de la quitter?

Réfléchissons un peu!
Je suis l’oiseau qui chante sans déterminer son auditoire, écoute et danse qui veut et peut.
Ntet Kabwit Mitond.

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*