Katanga: les bantous et les pygmées appelés à la réconciliation à Nyunzu

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Le général-major Jean-Claude Kifwa, commandant de la deuxième zone de défense regroupant la province du Katanga et celles des deux Kasaï, appelle les communautés bantous et pygmées de Nyunzu d’arrêter les hostilités et de dialoguer au lieu de recourir aux armes blanches.

Cet officier des Forces armées de la RDC (FARDC) a lancé cet appel, mercredi 6 mai, dans un entretien accordé à Radio Okapi au lendemain des échauffourées entre les deux communautés dans cette cité, située à près de 191 km de Kalemie (Katanga).

Ces conflits ethniques ont causé la mort de six personnes et le déplacement de la population.

«Moi, je conseille aux uns et aux autres de dialoguer, de contacter l’autorité de l’Etat qui est représentée. Il y a un administrateur du territoire et ses adjoints. Les organes de l’Etat sont là», a souligné le général-major Jean-Claude Kifwa.

Pour cet officier supérieur, les FARDC sont prêtes pour appuyer la police afin de restaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie de la province du Katanga, en proie aux conflits communautaires.

«C’est vrai que jusque-là, ce n’est pas encore un problème militaire. Mais, l’armée reste aux aguets. Faire la guerre, c’est facile mais conquérir la paix c’est difficile», a-t-il souligné.

Le général major Jean-Claude Kifwa a rappelé que personne n’a le droit de se faire justice s’il se sent lésé.

«Il y a la justice, il y a des services de l’Etat. Moi, je pense qu’il ne faut pas faire recours à la force pour se faire justice. Personne n’est autorisé à se faire justice», a-t-il poursuivi.

Six personnes ont été tuées le 30 avril dernier après que des miliciens bantous du groupe dénommé «Eléments» ont incendié le camp de déplacés de Vumiliya 1, dans le territoire de Nyunzu.

Les autorités locales ont, par la suite, décidé de relocaliser ce camp qui abrite environ 3 000 déplacés parmi lesquels les bantous et les pygmées.

«On était inquiet lorsqu’il y avait un groupe de jeunes gens avec des armes blanches qui sont allés encercler le quartier général de la Monusco du contingent béninois sur place. On est intervenu en appui à la police qui est sur place parce que la situation débordait déjà, on a eu à maitriser [la situation] », a déclaré le commandant de la deuxième zone de défense.

Il a par ailleurs promis de renforcer la présence militaire dans cette région :

«Nous allons marquer maintenant une présence militaire dans cette partie pour que ce genre de situation ne puisse pas dégénérer».

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