Kinshasa : Muyambo maintenu en prison

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Jean-Claude Muyambo a encore des jours à passer à la Prison centrale de Makala. Le parquet général a prolongé, jeudi 12 mars, de 30 jours sa détention au cours de l’audience de confirmation des charges devant le Tribunal de paix de la Gombe en chambre de conseil foraine à Makala.

Le président de la Solidarité congolaise pour le développement (SCODE) a comparu contre son gré, selon son conseil qui n’a pas non plus pris part à cette audience.

Les avocats de Muyambo jugent illégale son arrestation et continuent de réclamer sa mise en liberté provisoire. Cela fait 49 jours que Muyambo est en détention. Le parquet accuse le président de la SCODE d’abus de confiance dans la vente d’immeubles appartenant à son client à Lubumbashi.

Il y a un mois où son parti avait dénoncé un «harcèlement judiciaire» dont ferait l’objet son président, le bâtonnier Jean-Claude Muyambo. Ce dernier avait été interpellé chez lui à Kinshasa le 20 janvier dernier. Depuis le 5 février, sa détention préventive à la prison centrale de Makala a été prorogée de 30 jours par le Parquet général de la République. Le secrétaire général adjoint de son parti, Sheshe Maloba, avait qualifié cette détention de politique. Car, dit-il, le stellionat dont il est accusé concernant la vente d’un immeuble appartenant à un de ses clients, n’existerait pas. ‘‘Si c’était une affaire civile, on ne pouvait pas venir enlever le président [Muyambo. Il] a été enlevé par un commando qui avait escaladé le mur’’, avait dénoncé Sheshe Maloba.

Selon lui, Muyambo est poursuivi d’avoir vendu des biens qu’un de ses clients lui avait confiés. ‘‘En d’autre termes, on l’accuse de stellionat qui n’existe pas, qui n’a pas de preuve’’, a-t-il déclaré, avant de dénoncer la procédure judiciaire:

‘‘Nous nous disons que ce n’est pas fondé.  ça montre clairement que là, c’est l’instrumentalisation de la justice.  La vérité, c’est que Muyambo n’a rien fait. C’est une affaire politique. C’est parce que le président était parmi les gens qui avait dit non à la révision constitutionnelle. J’ai lu que le client [qui accuse Muyambo de stellionat, NDLR]a même demandé pardon, disant qu’il était mal informé. Il n’y a pas de plaignant dans cette affaire. Nous avons seulement un flou qui est devant nous’’.

Onze partis politiques du Katanga, membres de l’opposition, avaient dénoncé ‘‘ l’acharnement’’ du pouvoir sur leurs leaders. Dans une déclaration publiée à Lubumbashi, ils évoquaient notamment l’affaire qui oppose Vital Kamerhe à la députée PPRD Wivine Moleka, le cas Muyambo et des cas d’arrestations et d’enlèvement des opposants dans certaines villes de la RDC.

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