La cellule de Kamerhe déjà aménagée à Makala

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Intox ? Manipulation ? Le sort de Vital Kamerhe semble être scellé dans l’affaire qui l’oppose, depuis un mois, au ministère public et la députée nationale Wivine Moleka devant la Cour suprême de justice (CSJ). Des sources dignes de foi renseignent qu’une cellule serait déjà aménagée pour écrouer le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) à la Prison centrale de Makala, à l’instar de Muyambo et autres.

Certains analystes politiques voudraient qualifier cette information de bluff mais nos sources semblent formelles. A l’audience de lundi 23 février, la CSJ a décidé de renvoyer ce procès à une date ultérieure en vue de régulariser la procédure de saisine. En cause, la Cour soulève un préalable à savoir l’acte d’assignation de Kamerhe déposée au cabinet de son conseil, alors qu’il n’y a jamais élu domicile. La salle d’audience Marcel Lihau a été archicomble à quelques heures du début de ce procès. Des sympathisants de l’UNC, avocats, professeurs des droits, Députés et Sénateurs de l’Opposition étaient venus assister à l’audience qui n’a duré quelques minutes. A l’extérieur, l’ambiance a été délirante avec une foule nombreuse de militants de l’UNC munis des drapeaux et des étudiants venus soutenir Kamerhe. ‘‘C’est un procès bidon. Nous sommes venus soutenir notre président Vital Kamerhe’’, a déclaré un étudiant de l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Après cette courte audience, l’ancien speaker de l’Assemblée nationale a savouré un bain de  foule avec laquelle il a défilé sur l’avenue de la Justice alors qu’il demandait à la Cour de prouver son indépendance. ‘‘Nous félicitons la Cour d’avoir respecté la procédure mais ceci dit l’affaire n’est pas clôturée. Il faut que la Cour aille jusqu’au bout. Nous n’avons rien à nous reprocher. Notre code ne prévoit pas d’infraction quand on dénonce la fraude électorale’’, s’est défendu Kamerhe devant un parterre de journalistes venus couvrir ce procès.

Donnée comme ayant désisté, Wivine Moleka a été représentée au procès par son conseil qui ne reconnait pas un quelconque règlement à l’amiable avec le prévenu : ‘‘Il n’y a pas un acte de désengagement. C’est le ministère public qui poursuit. Nous, nous venons pour des intérêts civils. L’arrangement est sous réserve parce que c’est contesté’’.

Sit-in à Bukavu

Les sympathisants de Vital Kamerhe issus de l’UNC et d’autres partis politiques de l’Opposition ont organisé un sit-in lundi 23 février à la Place rond-point Major Vangu (sur l’avenue Essence) dans la commune d’Ibanda à Bukavu. Ils se sont réunis pour exprimer leur soutien à Kamerhe qui comparaissait devant la CSJ dans l’affaire qui l’oppose à Wivine Moleka à Kinshasa.  La foule suivait attentivement sur place divers messages prononcés là même par les leaders du parti cher à Vital Kamerhe. Estimée à quelques centaines de personnes, la foule  était déterminée à passer autant de jours à la Place Major Vangu jusqu’à ce qu’un verdict soit rendu. On rappelle que le président de l’UNC est poursuivi en matière répressive par le ministère public pour dénonciation calomnieuse et imputation dommageable à l’égard de la députée nationale Wivine Moleka pour les élections législatives de 2011 à Kinshasa. Il y a quelques jours, l’UNC dénonçait ‘‘l’acharnement’’ et ‘‘l’instrumentalisation’’ de la Justice dans le dossier qui oppose son président à la députée nationale Wivine Moleka. Pour ce parti de l’Opposition, cette affaire vise à écarter leur président des prochaines élections présidentielles. ‘‘L’Union pour la nation congolaise s’insurge contre l’instrumentalisation de la justice à des fins des règlements de compte et promet de réserver une réponse appropriée à toute cabale ou manœuvre politicienne de bas étage qui serait orchestrée dans le but de fragiliser le parti dans le but de pérenniser le règne de la pensée unique’’, avait affirmé le président interfédéral de l’UNC au Bas-Congo, Tex Mavinga Sengo. Pour Mavinga, la Majorité serait responsable ‘‘de toutes les conséquences dommageables qui découlerait de sa volonté de mettre en péril la paix chèrement acquise’’. Des ONG des Droits de l’Homme ont également dénoncé ‘‘l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques’’. Au cours d’une conférence de presse animée début février à Kinshasa, ces organisations ont évoqué plusieurs cas «d’arrestation et de harcèlement judiciaire» à l’encontre des leaders de l’Opposition et des défenseurs des Droits Humains dans le but de les réduire au silence. Parmi ces associations, Acaj considère comme ‘‘illégal et arbitraire’’ le prolongement de la détention préventive de Jean-Claude Muyambo à la Prison centrale de Makala, la détention au secret de Christopher Ngoyi et les menaces d’arrestation qui pèsent sur Vital Kamerhe.

Ibakucha Mayanda

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