La rivière Makelele nourrit beaucoup de familles à Selembao

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Quelques jeunes de la commune de Selembao ont trouvé des astuces pour gagner leur vie sur la rivière Makelele. Au nombre d’une dizaine, ces jeunes ont pris l’option de s’organiser en groupe de 3 ou 5 pour traverser les passants sur la rivière Makelele. Dans leur démarche, ils ont placé une planche de bois de part et d’autre de deux rives en vue de permettre à la population de traverser aisément cette rivière.
Pratiquée depuis plusieurs mois, cette activité est devenue un gagne pain pour beaucoup de jeunes de Selembao. Car, la traversée sur ce pont artisanal n’est pas gratuite. Chaque passant doit verser 100 FC aux initiateurs de ce pont. Il s’agit des administrés des communes de Selembao, Bandalugwa, Kitambo et Ngaliema. ‘‘A la fin de la journée, nous récoltons un montant de plus de 10 000 FC’’, a témoigné Bams Kazadi, l’un des jeunes créateurs de ces ponts. Agé de 28 ans, Kazadi a affirmé que les recettes quotidiennes réalisées grâce à cette initiative lui permettent de nouer les deux bouts du mois.
Organisés en groupe, ils sont présents sur les lieux du matin au soir pour réaliser des bonnes recettes. ‘‘Il y a une équipe de 6 heures à 12 heures. Elle est remplacée par une autre qui va de 12 heures à 21 heures’’, a-t-il renchérit. ‘‘Nous sommes soulagés parce qu’avant nous étions obligés d’enlever nos chaussures et marcher dans les eaux de la rivière pour aller de l’autre coté’’, s’est réjouit Francis Mutombo.
Selon Bams, cette initiative est une idée des ainés de son quartier. Avant cette pratique, les passants étaient transportés au dos moyennant une somme d’argent. Malheureusement, cette pratique était émaillée de plusieurs actes fétichistes. Il arrivait que le transporteur se retrouve amputé de manière mystérieuse d’une des parties de son corps. Pour les habitants des quartiers qui longent la rivière Makelele, l’Etat congolais doit songer à la construction des ponts modernes pour leur permettre de bien se déplacer. ‘‘Ca ne coutera rien au gouvernement de nous construire des ponts en béton pour permettre aussi aux véhicules de passer ’’, a interpellé une mère de famille à Selembao. Sur la rivière Makele, il y a plus de deux ponts artisanaux jetés par les habitants eux-mêmes.
Grâce Nsimba Disuekamu, stagiaire de l’Ifasic

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