L’AVC fait de plus en plus des victimes en RDC

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Il ne se passe plus un seul jour sans qu’on ne parle de cette maladie qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le chef des congolais.

 

Cette maladie, c’est l’accident vasculaire cérébral (AVC) qui jadis ne s’attaquait qu’aux personnes âgées, mais curieusement les jeunes sont de plus en plus victimes de cette maladie.  Une situation qui mérite une attention très particulière des autorités sanitaires. Ces dernières  doivent se sentir interpellées à la suite de la montée en puissance de cette pathologie.

 

«Je ne comprends pas d’où sort cette maladie démoniaque qui tue sans pardonner. Les années passées, on pensait que c’était une maladie des vieillards. Or, actuellement, ce sont les jeunes qui en souffrent le plus,» déclare une mère de famille dont son fils de 30 ans est victime de l’AVC.

«Les maladies cardio-vasculaires dont particulièrement l’AVC constituent la première cause de mortalité dans certains pays du monde. En RDC, tout le monde constate les dégâts. Il y a lieu de prévenir d’autres maladies parasitaires comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité, l’excès de cholestérol, etc. » explique un neurologue de la Clinique Ngaliema qui a requis l’anonymat.  Avant d’ajouter : ‘’Il est nécessaire d’agir sur la prévention. Certains pays ont mis en place des structures pour prévenir l’AVC en améliorant notamment les conditions de vie sur le plan sanitaire et alimentaire.

Sur le plan personnel, il est recommandé d’éviter la consommation excessive d’alcool, des cigarettes, des graisses et de la drogue mais de se livrer régulièrement aux exercices physiques et aux sports. Mais à partir de 40 ans, il est recommandé d’effectuer un check up au moins une fois l’an, notamment le bilan vasculaire, le bilan sanguin complet et se conformer aux conseils des diététistes.»

 

Recrudescence de l’AVC

 

Depuis quelques années, on assiste à la résurgence de l’AVC en RDC. Comment expliquer une pareille situation ?

 

Le Neurologue de la Clinique Ngaliema explique: « Sur le plan physiologique, le cerveau d’un être humain reçoit par seconde 20 % de la quantité de sang de l’organisme. Ce sang arrive par les artères qui viennent du cœur et passent par le cou pour alimenter le cerveau en deux substances : le glucose (sucre) et l’oxygène. Le sang artériel contient aussi, en plus du sucre et de l’oxygène, d’autres éléments moins importants. De telle sorte que si le cerveau est privé de glucose ou d’oxygène ou les deux à la fois pendant quelques secondes, une partie du cerveau ou tout le cerveau se trouvera automatiquement à l’arrêt. Les cellules du cerveau que sont les neurones seront immédiatement détruites. Et si cette situation se prolonge, les neurones sont définitivement détruites et c’est ainsi ce qu’apparaît l’infarctus du cerveau. L’AVC, c’est donc le fait qu’une partie du cerveau n’est plus alimentée par le sang artériel en glucose ou oxygène, ce qui entraîne la « mort » de cette partie, avec comme conséquences la paralysie totale ou partielle, la perte de la parole par l’individu. L’AVC est aussi dû à l’obstruction d’une artère par un caillot (trombe) de sang venu du cœur ou d’un vaisseau sanguin du cou.

La recrudescence des cas d’AVC en RDC est due aux mauvaises conditions hygiéniques du point de vue environnemental et alimentaire, lesquelles entrainent des risques prédisposant à cet accident, notamment l’obésité, l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, les troubles du sommeil, le diabète, le stress. Tout cela est dû à l’absence des centres de prévention de ces facteurs de risque tout comme de l’amélioration des conditions sanitaires des populations.»

 

Définition de l’AVC

 

Un accident vasculaire cérébral, plus simplement appelé “AVC”, correspond à une lésion du tissu cérébral due à une interruption de la circulation sanguine vers le cerveau qui n’est alors plus alimenté en oxygène. Deux mécanismes peuvent être à l’origine de l’interruption de la circulation sanguine :

  • dans 80% des cas, il s’agit de la formation d’un “bouchon” dans une artère souvent dû à l’accumulation de graisses sur la paroi des vaisseaux sanguins (infarctus cérébral),
  • dans 20% des cas, l’AVC est la conséquence de la rupture d’un vaisseau sanguin entraînant un épanchement de sang dans le cerveau (hémorragie cérébrale).

Symptômes de l’AVC

60 % des victimes d’AVC meurent ou restent handicapés, il est donc important de connaître les si gnes avant-coureurs et d’agir rapidement. Le symptôme le plus fréquent de l’AVC est le relâchement soudain du visage, du bras ou de la jambe, le plus fréquemment d’un seul côté.

Autres symptômes

  • Engourdissement ou paralysie du visage, du bras ou de la jambe, particulièrement d’un seul côté,
  • Difficulté à parler ou à comprendre, confusion mentale
  • Troubles de la vision
  • Difficulté à marcher, vertiges, perte d’équilibre
  • Mal de tête intense de cause inconnue.

Attention, dans le cas d’un AVC mineur appelé accident ischémique transitoire, les caractéristiques sont semblables mais elles sont plus bénignes et durent généralement moins d’une heure. Ces “mini AVC” sont souvent les signes avant-coureurs d’un AVC grave.

 

Que faire en cas d’AVC ?

 

Il faut réagir le plus vite possible. Chaque minute  perdue, c’est deux millions de neurones détruits.

Prévention

Le principal facteur de risque de l’AVC, c’est l’hypertension artérielle. Or, sur les 1 milliards  d’hypertendus au monde entier, 50 % ignorent qu’ils le sont. Il est donc important de faire surveiller sa tension artérielle par son médecin. Par ailleurs, certains facteurs sur lesquels, il est possible d’agir augmentent le risque d’AVC : le tabagisme, le cholestérol,  le diabète, l’alcoolisme, les contraceptifs oraux. Il est recommandé de faire de l’exercice  physique ½ heure par jour, manger cinq portions de fruits et de légumes par jour et limiter sa consommation de sel, de graisses et de sucre.

 

Traitement

 

La nature du traitement dépend de la cause exacte de l’AVC et de sa gravité. Si vous arrivez à l’hôpital dans les trois heures qui suivent le premier signe d’AVC, le médecin vous administrera tout de suite un thrombolytique pour dissoudre les caillots sanguins qui ont pu se former dans les artères. Le médecin va rechercher de quel type d’AVC.  il s’agit sans doute de vous prescrire des médicaments pour aider à soulager les symptômes et éviter une récidive. Certaines situations nécessitent une opération chirurgicale. Dans tous les cas, il vous conseillera de changer vos habitudes de vie pour atténuer le risque.

Conséquences

La plupart de personnes victimes d’un AVC se retrouvent plus ou moins handicapées physiquement et ont besoin des soins de longue durée à domicile. Un AVC peut survenir brusquement et entraîner la mort si des soins ne sont pas dispensés immédiatement. Il est possible de récupérer après un AVC, notamment grâce à la réadaptation. Mais la gravité du handicap à long terme dépend de l’importance de la lésion cérébrale. Pour éviter la récidive, il est important de conserver un mode de vie sain et de suivre scrupuleusement le traitement médical. Les patients qui ont eu un AVC risquent d’en avoir un deuxième.

 

Tarek O’brayane

 

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