Le cancer frappe-t-il au hasard?

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Vous vous êtes peut-être déjà posé la question: quelles sont mes chances « d’attraper un cancer »? Même s’il est encore presque impossible de prévoir à l’avance si on est susceptible de subir un cancer, on peut au moins se demander quelles sont nos « chances ».

Bien sûr, il n’y pas un mais des cancers et à chaque cancer ses causes et conséquences. Alors qu’un cancer du poumon est très souvent lié à la cigarette, un cancer du cerveau semble plutôt apparaître de façon inexpliquée. Un effet sans apparente cause que l’on pourrait appeler « malchance ».
En de meilleurs termes, il faudrait appeler ça un risque. Des facteurs externes influent toujours sur les risques d’attraper tel ou tel cancer. Si vous lisez quelques sujets sur le cancer, vous vous apercevrez que l’on attribue 90 à 95% des cancers à des facteurs environnementaux mais ceci explique juste le fait que les cancers ne sont pas génétiques mais des maladies induites par votre environnement.
Oui, sauf que l’environnement c’est précisément tout ce qui nous entoure et tout ce que nous faisons chaque jour de notre vie. Alors les cancers sont-ils imprévisibles?

Une étude récemment publiée dans la revue scientifique Science a répondu à quelques questions sur le sujet. Deux chercheurs de l’Université américaine Johns Hopkins, le généticien Bert Vogelstein et le professeur en Bio-informatique Cristian Tomasetti ont conclu qu’environ 2 tiers des cancers sont essentiellement dus à de la malchance, ce qui les rendrait imprévisible.
Comme on peut le comprendre en lisant cette étude, le corps humain est un gigantesque réseau de cellules qui se divisent sans arrêt. Chaque division d’une cellule est une chance de voir apparaître une mutation. Une mauvaise copie de la précédente cellule qui elle, va se multiplier en d’autres mauvaises copies, ce qui engendre un cancer. C’est le propre de la nature que de se reproduire et la division cellulaire est d’ailleurs l’élément clé de l’évolution car il permet aux espèces de s’adapter avec le temps.
C’est en fait une question de probabilité. Dans l’équation de Vogelstein et Tomasetti, si vous prenez un organe et le laisser vivre et poursuivre sa division cellulaire encore et encore, plus le temps avance plus les chances sont grandes de voir des mutations importantes (cancer) apparaître. Plus de temps de vie veut donc dire plus de risques.

Pour suivre cette théorie, les chercheurs ont pris chaque organe et ont comparé leur vitesse de division cellulaire avec la fréquence des cancers dans le monde et les données correspondent assez bien.
Plus un organe est actif au niveau de la division cellulaire, plus le risque est élevé comme on peut le voir sur le graphique suivant:
Certains tissus humains sont des millions de fois plus à risques que d’autres tissus
Ce problème, longtemps connu des scientifiques mais jamais expliqué et corrélé avec des statistiques sur la division cellulaire montre que plus un corps humain se régénère, plus il augmente les risques d’apparition d’un cancer.
Cette étude montre que seul un tiers des cancers serait attribuable à l’environnement ou à des prédispositions.

Trouver la source des mutations cancéreuses

La conclusion précédente peut paraître évidente mais elle n’explique pas tout et ne fait pas la lumière sur les risques de chacun face au cancer.
Si on fait un parallèle avec les accidents de la route et le cancer, cela revient à dire que plus vous mettez de voitures sur la route, plus vous aurez d’accidents de voitures. Évident, certes, mais pas suffisant.

Pour expliquer et prévenir les accidents de la route, il faut connaitre l’âge des conducteurs, leur état au volant, l’état de la route, la limitation de vitesse, et tout autre paramètre influant sur le nombre d’accidents pour remonter à la source.
Alors comment prévenir le cancer?

Sur son blog, Aaron Meyer, un chercheur sur le cancer et fondateur du laboratoire Meyer au MIT note: « Cette corrélation explique les variations de cancer entre les tissus, cependant, cela n’indique pas la source des mutations à l’origine des cancers ».

Un facteur qui agirait de la même façon sur tous les tissus ne ferait pas bouger le graphique présenté ci-dessus. Pas de quoi expliquer pourquoi tel ou tel phénomène augmenterait le risque de cancer chez tel ou tel organe.

On peut diminuer le nombre d’accidents de la route en arrêtant de conduire mais la plupart de nos organes sont indispensables. Il nous faut donc accepter la possibilité du « hasard » concernant certains cancers. Jusqu’à ce que la science permette d’expliquer les mutations et pourquoi pas de les contrôler, il ne vous reste plus qu’à mener une vie saine et à croiser les doigts.

Par Eric Gerardin

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