Le Français Henri Legarda part à la conquête du foot congolais

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Après avoir dirigé le Mans FC, Henri Legarda se lance dans une nouvelle aventure en Afrique. Le Français débarque à la tête du DC Motema Pembe de Kinshasa. L’homme nourrit de grandes ambitions pour le club congolais et pour le football africain.
RFI:Vous devenez président du club congolais le DC Motema Pembe de Kinshasa, quel sera votre rôle ?
Henri Legarda : Je serai co-président avec Gentiny Ngobila Mbaka. Je m’occuperai plutôt du volet organisation, restructuration et de la partie management général. Le président Gentiny a repris ce club au mois d’octobre et il cherchait quelqu’un qui avait une certaine expérience dans le football, donc je vais apporter mon vécu et mon savoir-faire.
Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet et vous a poussé à tenter l’aventure en Afrique ?
L’amitié que j’ai pour le président Gentiny, avec lequel je travaille dans un autre domaine. On avait envie de faire quelque chose pour le football congolais. Ce qui est important, c’est que ce club retrouve son lustre d’il y a dix ans, puisque c’est le plus titré du Congo. Quand vous avez dirigé pendant plus de dix ans un club de football, vous avez toujours cette passion pour ce sport. L’Afrique nous a beaucoup donné au Mans, c’est un juste retour que d’aller sur ce continent pour essayer de lui apporter notre expérience.
Connaissiez-vous le DC Motema Pembe ?
Bien sûr, je connais Moïse Katumbi, le président du TP Mazembe, depuis six ou sept ans, donc je suivais le football congolais et j’avais entendu parler de ce club. C’est un club qui a énormément de supporters, huit millions de fans, c’est vraiment le grand club du Congo.
Quels sont vos objectifs à sa tête ?
On va essayer d’avoir l’équipe la plus compétitive possible et dans les trois à cinq années qui viennent, avoir un centre de formation. Une véritable académie de football avec toutes les structures qu’on avait développées au Mans. Il s’agit également de faire beaucoup de détection, car le Congo est très riche en joueurs, comme les pays voisins. Depuis que je suis dans le football, depuis vingt ans, j’ai toujours dit que ce qui est important pour un club, c’est d’apporter de la formation, de l’instruction et de l’éducation aux jeunes. C’est notre objectif prioritaire. Le football africain est en train de s’ouvrir au monde. Jusqu’à présent, il y a eu beaucoup de joueurs qui sont partis à l’étranger. Mais demain, si on arrive à les garder et à faire des équipes très compétitives, ça valorisera l’image du football africain et permettra dans les années à venir de vendre des droits TV.
Vous avez connu une fin compliquée au Mans, le club a été placé en liquidation judiciaire en 2013. Vous êtes bien placé pour savoir qu’il n’est pas simple de diriger un club. Quelles difficultés vous apprêtez-vous à affronter en Afrique ?
Au Mans, j’ai été le premier président à faire un stade du XXIe siècle, on a été les premiers à faire un centre d’hébergement pour sportifs de haut niveau, on avait un centre de formation ultra-moderne et peut-être qu’on est allé un peu vite. J’ai peut-être vu un peu grand et je ne me suis pas assez entouré sur le plan financier. C’est pour ça que je resterai très prudent. La partie financière sera gérée par le président Gentiny, c’est un homme d’affaires. Si on veut construire, il faut créer des assises sur le plan financier et structurel pour que le club ne soit une société purement commerciale, mais une société avec les supporters et les partenaires à l’intérieur du capital. Il faut qu’on fasse un club qui appartient à tous les gens qui l’aiment.
Avez-vous des modèles qui pourraient vous inspirer dans cette aventure ? On pense notamment à Jean-Marc Guillou qui après avoir dirigé Mulhouse était allé à l’Asec Mimosa créer une académie de référence.
Non, on va faire différemment puisque c’est la première fois qu’un Européen et un Africain dirigent un club en Afrique. On va essayer de construire quelque chose de nouveau, que cette association permette de redonner du lustre au club et surtout ouvre des perspectives sur différents continents par la qualité des joueurs que nous seront capables de sortir. L’action est très simple : permettre à des jeunes d’avoir de l’espoir et de l’ambition pour le futur. C’est bien normal vue ce que le football africain m’a offert pendant quinze ans.

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