Le ministère public en appel contre la décision d’acquittement de Saï Saï

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N’ayant pas été satisfait du verdict rendu par le Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe dans l’affaire qui oppose le ministère public et la partie civile Jojo Matiti Mto contre l’artiste comédien Fiston Mafinga dit Saï Saï, le ministère public a interjeté appel contestant ledit verdict rendu par le tribunal en appel contre cette décision. Selon lui, il s’agit d’un mal jugé, d’une décision fantaisiste et complaisante prise par les juges. Après 8 semaines d’incarcération passées à la prison centrale de Makala pour viol sur mineure, Sai Sai a été renvoyé des fins de toutes poursuites judiciaires vendredi 20 mars devant le Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe suivant les prescrits des articles 53 et 58 du Code Pénal Congolais livre II. Dans leurs motivation, les juges ont estimé que l’infraction de viol retenue contre le prévenu n’était pas établi en fait comme en droit étant donné que le ministère public et la partie civile n’ont pas su apporter des preuves devant établir la culpabilité et la condamnation de Saï Saï. Par la même occasion, le tribunal a également rejeté la peine de 20 ans de servitude pénale principale requis par l’organe de la loi ainsi que les dommages et intérêts sollicités par la partie civile.

Il convient de noter que ce verdict a été prononcé en l’absence du prévenu, mais bien en présence de ses nombreux partisans qui ont pris d’assaut la salle d’audience du Palais de la Justice. Ses avocats ont indiqué qu’il ne pouvait pas assister à l’audience du prononcé pour des raisons de sécurité, car sa présence au Palais de justice pousserait l’opinion à dire que nous avions déjà connu le verdict à l’avance. En ce qui concerne l’action téméraire pour fait vexatoire contre la victime, Jojo, l‘un des avocats conseil de Saï Saï a indiqué qu’il avait personnellement préconisé d’introduire une action dans ce sens là. Mais les autres collègues avocats lui ont demandé d’abandonner. Mais, il a affirmé qu’ils vont attraire la fille en justice pour faux et usage de faux sur certains documents qu’ils ils n’ont pas révélé. A l’issue de ce procès, nous regrettons beaucoup du comportement de certaines mamans qui envoient leur filles mentir quelles ont été violentées alors que ce n’est pas le cas. Pour preuve, la justice congolaise a fait son travail , a-t-il renchéri.

Joie des artistes

L’association des artistes comédiens qui a pris part à cette audience du prononcé, a vivement salué le verdict rendu par les juges et pour avoir blanchi leur collègue artiste. Le président de cette structure Elombe Sukari a indiqué que leur membre était victime d’une machination montée contre lui dans le but de nuire à sa personne. ‘’ La justice a prouvé qu’elle était capable de faire son travail avec tout impartialité et objectivité ‘’, a ajouté Elombe.

Fait de la cause

Pour mémoire, le comédien Saï Saï a été mis aux arrêts dans la soirée du 26 janvier pour viol commis sur mineure dans un tunnel de la commune de Bandalungwa aux environs de 23 heures. Selon l’organe de la loi qui avait déféré le prévenu devant la justice, le viol était consommé parce que la victime était restée constante pendant ses déclarations. L’organe de la loi a enchainé en disant que les déclarations de la victime étaient cohérentes et concordantes depuis l’ouverture de l‘instruction. Ce qui l’a conduit à retenir sans ambages l’infraction de viol. Pour lui, un autre élément important sur lequel il s’était fondé était l’aspect consentement. Car, il y avait absence du consentement dans le chef de la victime et au regard de son âge de la minorité. Il avait requis la peine de 20 ans contre le comédien par le fait que celui-ci avait intimement connu Jojo Matiti (victime). Il convient de rappeler que le médecin légiste Tshomba avait remis en doute la thèse du viol dans son rapport d’expertise étant donné que la victime avait déjà connu plusieurs hommes par le passé. Selon ce docteur, lorsqu’une fille est victime de viol surtout lorsqu’il s’agit d’une mineure, elle doit présenter certaines faiblesses corporelles et elle doit également être incapable de marcher elle-même convenablement. Il avait souligné que le viol laisse facilement des fissures et des lésions qui sont facilement repérables dans le corps. Mais dans le cas sous examen, il n’y avait aucune trace de viol dans les organes féminins de la victime. Cependant les avocats de la partie civile, quant à eux, avaient indiqué que Sai Sai avait utilisé la ruse pour violer leur cliente.

N.K.K

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