Le ministère public requiert la peine de mort contre un conseiller de Kimbuta

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Le ministère public a requis la peine de mort contre Boniface Kimina, Conseiller technique du Gouverneur de la ville de Kinshasa André Kimbuta Yango. Inscrite sous le RP 4410, cette affaire a été portée devant le Tribunal de grande instance de Kinshasa Matete. L’organe de la loi poursuit le prévenu pour homicide volontaire, destruction méchante et plusieurs autres infractions. Le ministère public a indiqué que les faits infractionnels retenus contre le prévenu, ont eu lieu en date du 25 octobre 2013 lorsque le prévenu Kimina s’était présenté au site Socopao dans la commune de Limete pour ordonner la démolition des quelques constructions anarchiques dans ce coin de la capitale. Et qu’un mur s’était écroulé sur deux jeunes hommes qui ont perdu la vie. Selon le prévenu, ces maisons seraient situées le long, voire au-delà de la voie ferrée. Selon les avocats de la partie civile, les prérogatives de procéder à la dite démolition revenaient au Ministre provinciale des Affaires Foncières et Habitat et non à l’arrêté du Gouverneur de la ville de Kinshasa, que détenait le Conseiller technique. Ils ont indiqué qu’en plus de cette démolition, Kimina est allé outre la distance recommandée lors des opérations de démolition. Il aurait également ordonné la destruction de certaines maisons dont les propriétaires auraient refusé de libérer les lieux. Pourtant celles-ci ne figuraient pas parmi les constructions destinées à la démolition.
Les avocats conseils de la partie civile ont souligné que les préventions mises à charge du cité sont établies. ‘‘ Il s’était présenté personnellement sur le terrain pour démolir même les maisons dans lesquelles il savait pertinent bien que leurs propriétaires s’y trouvaient. Ce qui est pire, ce qu’il a fait exécuter un arrêté qui serait déjà annulé par la Cour d’appel. Il a été contraint de payer aux victimes des dommages et intérêts à la hauteur d’USD 500 000 pour tous les préjudices causés.
Les avocats conseils du prévenu ont quant à eux, remis en cause toutes les allégations faites par le ministère public et la partie civile. Selon eux, les faits reprochés à charge e leur client ne sont pas établis en fait comme en droit. Ces avocats conseil ont précisé que Boniface Kimina faisait partie d’une commission composée de sept personnes, mises sur pied après une réunion convoquée par le Premier Ministre. Car ce dernier avait remarqué qu’il régnait un mouvement de spoliation de ce site, propriété exclusive de l’ex-ONATRA, actuellement la SCTP. Selon les avocats du prévenu, cette situation qui a fait que l’instruction soit donnée à l’Hôtel de ville de Kinshasa, de procéder à la démolition de toutes les constructions anarchiques érigées au site Socopao. Ils ont fait remarquer que l’opération de la démolition était dirigée par un colonel et que leur client ne se trouvait même pas sur les lieux. Cependant, les murs mal démolis, étaient tombé sur deux jeunes hommes qui ont succombés. Une situation, qui selon eux, ne pouvaient être attribuée à leur client. La partie prévenue a, de son côté aussi introduit une demande reconventionnelle pour faits téméraire et vexatoires.
N.K.K

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