Le sujet tabou de Kingakati

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

La réunion du week-end dernier à Kingakati n’a pas désamorcé la bombe au sein de la famille politique du chef de l’Etat. Des sources recoupées renseignent qu’il y a toujours des remous au sujet notamment du prochain candidat à la présidentielle de novembre 2016. Cette question « tabou » a été, une fois de plus, évitée au cours de la dernière rencontre de Kingakati entre les caciques Kabilistes. Les patrons de grands partis de la MP, réunis au G7 (MSR, ARC, Unadef, Unafec, MSDD, ARCO et PDC) n’ont pas été autorisés à évoquer la question qui taraude les espritsà une année de la joute électorale.

Joseph Kabila a ouvert la séance et s’est retiré laissant ainsi la place au secrétaire général de la MP. Les Kabilistes ont débattu sur plusieurs sujets politiques de l’heure, notamment le processus électoral, le découpage territorial ainsi que sur les ambitions des uns et des autres dans cette famille politique, mais ils n’ont pas touché à ce qui est considéré comme l’essentiel.

Des fins limiers renseignent que le débat était crispé au début. Parmi les sujets de crispation, figurait le peu de concertation au sein de la majorité. Et une conclusion s’est imposée pour améliorer le fonctionnement interne. Il faut plus de réunions et de prises en compte aussi des frustrations des uns ou des autres en termes de postes ou de stratégie.

Le bureau politique de la MP a décidé d’apporter de l’eau à la machine destinée pour opérer découpage en 26 provinces qui, souligne-t-on, dans tous les cas prévus par la Constitution. Les Kabilistes s’engagent également à soutenir le calendrier global sans ignorer les contraintes techniques et financières.  Nous resterons en éveil et agirons sur le gouvernement pour qu’il soit respecté , a assuré Aubin Minaku.

Cette réunion a été convoquée par Joseph Kabila sur demande des chefs des partis influents de la Majorité qui avaient adressé une lettre au chef de l’Etat en date du 5 mars 2015.

Dans cette note parvenue au medias, le G7 a circonscrit  sa démarche dans la volonté d’exposer au chef de l’Etat, de vive voix et collégialement, ses inquiétudes et ses préoccupations par rapport à l’évolution de la politique du pays.

Le G7 a fait remarquer à Joseph Kabila un essoufflement qui se traduit par des faiblesses susceptibles d’annihiler les progrès réalisés notamment dans les domaines divers, à savoir politique, social et diplomatique.

Le G7 a également relevé le rejet du projet sur la révision constitutionnelle, les violentes protestations de janvier dernier contre la loi électorale, ont conduit à la rupture du contrat de confiance entre le pouvoir et le peuple. Ces partis du G7 redoutent que la MP ne soit pas en mesure de faire une nouvelle offre politique crédible qui lui permette de se réconcilier avec la majorité sociologique du pays, si les réformes politico-administratives que l’on s’apprête à mettre en œuvre, notamment l’installation précipitée de nouvelles provinces, l’organisation très controversée des élections locales et municipales, ne réussissent pas.
Certaines sensibilités au sein de la MP estiment qu’il est temps de débattre sur l’épineuse question du prochain candidat à la présidentielle.

C’est une question inévitable, car même si nous la remettons à plus tard. Nous serons obligés de la résoudre en famille. Nous n’avons pas droit à l’erreur à l’approche des élections. Il serait mieux de crever l’abcès … , a commenté un cadre de la famille politique de Kabila sous couvert d’anonymat.
Des analystes sont d’avis que les Kabilistes doivent parler un même langage au risque de voir la majorité s’éclater au profit de l’Opposition politique qui monte en force dans les sondages. La même Opposition politique a gagné une épreuve de force en faisant échouer le projet de loi électorale.

La tension était principalement due à l’alinéa 3 de l’article 8, selon lequel, la liste électorale pour les prochaines élections législatives et présidentielle devrait être actualisée en tenant compte de l’évolution des données démographiques et de l’identification de la population .

En seconde lecture, les sénateurs congolais ont voté l’article 8 en des termes différents du texte voté à l’Assemblée nationale. Ils ont élagué de ce texte la subordination des élections au recensement. Finalement, la commission paritaire, mise en place pour aplanir les divergences qui ont apparu dans les textes adoptés par les deux chambres du Parlement, a proposé la suppression de ce passage.

Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la Majorité présidentielle, Sébastien Luzanga, avait estimé que la question du troisième mandat du président de la République n’était pas à l’ordre du jour. Mais cette histoire du troisième mandat du Président de la République, ça vient d’où ? Ce sont des gens de mauvaise foi , avait-il indiqué.

Sébastien Luzanga avait pourtant rappelé que le président de la République avait promis qu’il allait respecter la constitution dans toutes ses articulations, du premier au dernier articl e.
En outre, a précisé le porte-parole de la Majorité présidentielle, rien n’oblige le chef de l’État à se prononcer à ce sujet.

Ibakucha Mayanda

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*