Les aliments mal conservés font bon marché dans les quartiers périphériques de Kinshasa

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Les poissons frais (chinchard), les poulets et la viande de bœuf ou de porc, figurent parmi les vivres frais les plus consommés des Kinois. Cependant, les conditions de conservation de ces aliments dans les différentes boucheries et marchés de la capitale, laissent à désirer. Etalés à l’air libre, ces aliments attirent à longueur des journées les différents insectes qui disséminent les microbes.

Au marché du quartier 5 dans la commune de Ngaliema, la situation est pire. La vente des vivres frais s’effectue dans un environnement malsain et cela, aux yeux et au vu de tous. Au pavillon réservé à la vente des produits alimentaires de ce marché, la scène est déplorable. Une fois à l’intérieur du pavillon, on est frappé par les mauvaises conditions hygiéniques de ce lieu. Dans ce hall, certains vendeurs sont installés non loin des installations sanitaires. Dans ces conditions, ils absorbent à chaque instant les odeurs nauséabondes et les mouches en provenance des toilettes.
Au marché Mwanda du quartier Congo dans la même commune, la situation est encore pire. L’unique vendeur de la viande surgelée dans ce petit marché, se permet tout. A mains nues, il manipule sa marchandise dans tous les sens pour attirer les clients. Pour lui, peu importe, même avec des mains salles les microbes seront détruits lorsque ces aliments seront cuits. Les acheteurs du quartier Congo eux, n’ont pas d’autres choix que s’approvisionner de cette viande malgré les mauvaises conditions de conservation. ‘‘C’est pénible, mais tout le quartier va vers là’’, a soutenu Gertrude Mumba, une habitante du quartier Congo.

A Binza Delvaux, c’est une autre réalité. Les produits surgelés mis en vente perdent facilement leur bonne qualité à cause de la chaleur et la coupure intempestive du courant électrique. ‘‘Nous sommes souvent obligés de revoir à la baisse les prix de nos produits à chaque fois qu’ils se détériorent’’, a indiqué le vendeur Doudou Kipoyi.

Dans ces quartiers périphériques, il est rare de voir des boucheries et alimentations qui respectent les règles d’hygiène en ce qui concerne la vente des produits vivriers. Face à cette situation, certains habitants sont obligés de se rendre dans des quartiers voisins et parfois même au centre ville pour trouver des produits alimentaires bien conservés.

Cependant, la mal conservation des produits alimentaires présente beaucoup de risques de santé, selon les nutritionnistes. A la zone de sante de Binza-Météo, on explique que la viande malpropre peut occasionner plusieurs maladies parmi lesquelles la diarrhée, la fièvre typhoïde, le cholera et bien d’autres maladies des mains sales. Selon Faustin Nkulu, nutritionniste de cette zone de santé, les viandes de boucherie et les produits réfrigérés se conservent impérativement au réfrigérateur à une température qui va de 0 et 4° C. Les viandes hachées, par exemple, doivent être consommées dans les 12 heures qui suivent l’achat et les produits tripiers dans les 24 heures. Tandis que les produits surgelés doivent être conservés à une température de 18° C jusqu’à la date limite d’utilisation optimale.

Malheureusement, beaucoup de vendeurs ne tiennent pas compte de ces principes de conservation des produits alimentaires dans cette partie de Kinshasa. Cette situation décriée par un grand nombre de congolais se produit à la grande surprise de tous sous l’œil impuissant des différents services de l’Office Congolais de contrôle. Reconnaissant cet état des choses, un des inspecteurs de cette structure de l’Etat qui a pour mission de vérifier la qualité des produits alimentaires mis à la disposition de la population congolaise, a affirmé que son entreprise serait confrontée à plusieurs difficultés pour atteindre effectivement ses objectifs. ‘‘Il existe des services qui sont chargés de mener des enquêtes et sanctionner les récalcitrants dans les boucheries et grands marchés de la capitale’’, a indiqué Eveline Kunga, agent de l’OCC.

Pour protéger la population, la République Démocratique du Congo a adhéré aux conventions, chartes et pactes internationaux en faveur de son peuple. La plupart de ces documents lui exige de prendre des mesures en vue d’assurer la mise en œuvre du plan national. ‘‘Cependant, le constat sur terrain est déplorable’’, s’est plein Valentin Kutomisa, père de famille habitant le quartier Congo à Ngaliema.
Marc Kikela Mumba

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