Les magistrats à la base du surpeuplement infantile à Makala

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‘‘Les magistrats sont à la base du surpeuplement infantile aux pavillons 9 et 10 à la prison de Makala. Les juges décident d’envoyer ces enfants en conflit avec la loi en prison pour des faits qui ne peuvent faire l’objet d’emprisonnement’’.

 

Tels sont les propos inquiétants exprimés par le Directeur de la prison centrale Makala, le colonel Thaddée Kabisa, au cours d’un entretien avec votre rédaction0. Le Directeur de la prison de Makala a indiqué que les juges pour enfants devraient prendre des mesures spécifiques pour traiter les problèmes des enfants en conflit avec la loi, sans recourir à la procédure d’emprisonnement. Cet expert en matière pénitentiaire a déploré le fait qu’il existe un nombre élevé des filles qui cohabitent avec les femmes au pavillon 9 où il règne le vol, l’homosexualité et d’autres pratiques qui avilissent les mœurs. ‘‘Au départ, lorsque les mineurs logeaient ensemble, il n’y avait pas d’abus. Actuellement, le taux élevé des détenus et la promiscuité ont entrainé des abus’’, a renchéri le Directeur de la prison. Pour Thaddée Kabisa, le comportement des magistrats constituent un rançonnement. Car, ces derniers prennent parfois des décisions fantaisistes dans le but d’envoyer les enfants en prison. Dans cette situation, les parents se trouvent dans l’obligation de négocier la libération de leur enfant moyennant quelques frais. Pavillon abritant les filles En ce qui concerne le pavillon 9 qui accueille les filles et les femmes, Brunelle Nkasa, la responsable de dudit pavillon, a fait remarquer que ces dernières vivent en promiscuité avec une faible capacité d’accueil. Elle a invité l’Etat à désengorger les cellules pour permettre aux enfants de vivre dans des bonnes conditions. Brunelle Nkasa a souligné que la plupart des femmes détenues dans ce pavillon, sont des voleuses. Elles entrainent les filles à adopter la même mentalité. Brunelle Nkasa a indiqué que pour pallier au problème de surpeuplement des mineures, le Bureau international catholique (BIK), avait construit un établissement spécial de garde pour enfants dans la commune de Kintambo.

 

Cependant, le même problème persistait. C’est ainsi que la MONUSCO viendra à son tour construire une autre maison de garde pour accueillir uniquement les filles, les femmes enceintes et les femmes qui ont des enfants. Ce bâtiment est d’ores et déjà surpeuplé. En effet, les mineurs gravement malades sont envoyés au Sanatorium pour des soins. Une fois leur état de santé rétablit, ils regagnent leur famille. Dispositions légales protégeant les mineurs. Les dispositions légales applicables aux mineurs ont été mises en place pour assurer leur protection. C’est la loi 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant. Cette loi qualifié de manquement une infraction commise par un mineur. Sur le plan international, l’article 37 de la Convention relative aux Droits de l’enfant adopté par l’Assemblée générale des nations-unies dans sa résolution 44/25, invite les Etats à veiller à ce qu’aucun enfant ne soit soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumaines ou dégradants. ‘‘Cette disposition interdit la condamnation à la peine capitale ni l’emprisonnement à vie d’un mineur’’, a expliqué un juge du Tribunal spécial pour enfants de la commune de Kinshasa. Même s’ils sont auteurs d’une infraction, la loi protège les enfants compte tenu de leur vulnérabilité, dépendance, maturité physique et intellectuelle’’, a ajouté un autre juge pour enfant de la même juridiction.

 

L’Etat a disposé le pavillon 10 pour accueillir des mineurs. Berlin Lukombo, agent au ministère de la Justice, responsable adjoint du pavillon 10 et assistant social auprès des mineurs, a accentué que ledit pavillon n’est pas géré par l’administration pénitentiaire de Makala. Cet assistant social a révélé que ce pavillon est une institution spécialisée placée sous la tutelle du ministère de la Justice et qui est autonome. Ce pavillon est appelé quartier spécial de garde pour enfants. C’est suite au manque d’établissement spécialisé de garde pour enfants, que ces mineurs sont ici ‘’, a expliqué le responsable du pavillon 10. Pour Berlin Lukombo, leur rôle consiste à résoudre de problèmes liés aux enfants dans la prison. Ces assistants sociaux prodiguent de conseils aux mineurs, pour les amener à comprendre qu’ils ont droit à la vie, à la scolarité, à la santé et que leur place ne se trouve pas à la prison. Géographiquement, le pavillon 10 est situé derrière le pavillon 9 qui loge les filles et les femmes. Approvisionnement alimentaire Sur le plan alimentaire, Jean-Bole Katombe, avocat au Barreau de la Gombe a argué que l’Etat doit assurer la fourniture d’une alimentation adéquate et d’eau potable aux mineurs afin de lutter contre la maladie et la malnutrition.

 

 

L’Etat est démissionnaire concernant la couverture alimentaire. ‘‘Seules les organisations non-gouvernementales, les départements de social de quelques églises et quelques particuliers de bonne foi, viennent à notre rescousse en nourriture et en médicaments. Notamment, ASF et autres ’’, ont lâché Fabrice Nzuzi 14 ans et Reagan Botoko 16 ans détenus au pavillon 10. ‘‘Audience et traitement des mineurs’’. Pendant les audiences des mineurs, la loi interdit le port de la toge aux juges et aux avocats pour ne pas inspirer la crainte à l’enfant au cours sa comparution. La loi portant protection de l’enfant interdit de condamner l’enfant à la peine capitale’’, a expliqué un juge pour enfant de la commune de Kinshasa. Ce qui n’est pas le cas dans la pratique. Le but essentiel du traitement de l’enfant durant le procès, c’est son amendement et sa réintégration sociale a laissé entendre Chamala Ngandu, juge au Tribun de Paix de Ndjili.

Nico Kassanda

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