Les pensées insondables de Kabila

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Il est possible de voir au fond de l’eau ! Mais, il n’est fort pas possible de voir au très fond d’une eau colorée de justesse ! Autant les pensées de l’homme demeurent insondables, surtout s’il s’exprime le moins possible, autant les pensées politiques le sont davantage surtout si l’on s’exprime de la manière à éviter d’être bien compris !
L’opinion a attendu que le Chef de l’Etat fasse de grandes révélations le 30 juin dernier. Les avertis se sont même imaginés des scénarii les plus plausibles, allant de la communication sur son retrait du pouvoir fin-mandat à la possible désignation de ce dauphin tant attendu qui devrait présider aux destinées de la Majorité présidentielle si jamais ! Du dialogue après consultations, l’on se rendrait compte que l’on gèle aussi un certain mot d’ordre. Parce qu’il est clair que sur cette question, personne ne sait exactement ce que le Chef de l’Etat aurait demandé aux gouverneurs de province de faire. C’est juste étonnant que Joseph Kabila ne se contente pas seulement de gros calibres déjà consultés depuis Kinshasa. Les gouverneurs consulteraient qui encore de mieux que ceux que le Chef de l’Etat aurait consultés dans la capitale ? C’est là la grande question. Et personne ne cherche encore de ce côté-là pour savoir exactement ce que cacherait cette marmite sombre.
Il faut fouiner du haut d’un arbre pour dénicher ce que disent en sourdine ou ouvertement ces politiciens qui se veulent charismatiques, chacun dans sa province, pour finalement de façon isolée remonter au vrai message. D’abord Kin-Kiey Mulumba Tryphon s’adressant aux populations de Bandundu, ensuite Ne Muanda Nsemi à celles du Bas-Congo. Le vent partirait de l’Ouest à l’Est de toute évidence. Bandundu et Bas-Congo sont déjà dans la danse. Les électrons libres de Kabila palpent le terrain de manière à vérifier ou à dire quelque chose. Laquelle ? Faites le lien entre ceci et cela !

Et si le peuple n’avait plus de repère ?
On pourrait être tenté de croire que le zaïrois d’hier n’est pas le congolais d’aujourd’hui, ou mieux, que le congolais d’aujourd’hui n’a rien à voir avec le zaïrois d’hier. On pourrait encore être tenté de croire que les gouverneurs et autres leaders politiques des provinces transcendent positivement les motivations et les out-put des populations du Congo profond comme hier. Croire cela serait fatalement incongru pour le pays !
Le passé le plus récent renseigne que le zaïrois n’était pas dupe. Il aimait bien la vie. Mais, l’on a commis une seule erreur avec lui et, tout a basculé par la suite. On l’a pris pour une marionnette en le distrayant dans des loisirs qui corrompent et abrutissent le cerveau et …en le clochardisant… Entretemps, la politique s’en est mêlée. On a dit au zaïrois hier : « Plus rien ne sera comme avant… ». Alors qu’il digérait encore ces nouveaux termes, au contenu et aux contours flous, d’autres termes toujours les mêmes, s’en suivirent : « Tout va changer, tout doit changer… ». Ces slogans de politique générale sont restés des promesses fallacieuses… sans lendemain.
On lui avait même promis nébuleusement un septennat du social… le même social qu’on promet au Congolais implicitement aujourd’hui… Comme un mouton qu’on emmène malicieusement à l’abattoir, il s’est laissé conduire, avant de sursauter et de subitement sortir de sa torpeur, résigné. Très résigné d’avoir été trompé. Très résigné d’avoir perdu tout repère, tout espoir d’une vie paisible.
En ce moment là, on a commencé depuis la télévision et d’autres médias à lui apprendre l’existence d’une opposition politique hostile et farouche, qui a mué interminablement en des sobriquets comme Usor, Usoras, et Usoral… tandis que de l’autre côté, s’organisait une mouvance présidentielle avec comme pendant des coteries tribales sous forme des alliances linguistiques… un peu comme aujourd’hui. Rien ne s’est plus arrêté.
Pendant que le zaïrois se bourrait la tête dans l’apprentissage des termes inventés par ces petits guides de conscience que sont les politiciens, le génie créateur de ces derniers, plus subtil et toujours à l’affût de ce qui sort de l’ordinaire, a davantage excellé pour impressionner le peuple, dans la convocation des rencontres de réconciliation. Il y a eu entre autres une conférence dite constitutionnelle, devenue conférence nationale souveraine « Cns », un conclave politique, duquel est sorti le haut conseil de la république « Hcr», puis c’était la naissance du haut conseil de la république-parlement de transition « Hcr-Pt », avec toute la cohorte de sa sinistre troisième voie …
Le même zaïrois découvrît par la suite des couvre-feux et autres effets de gaz lacrymogènes … On lui apprît qu’il devrait de temps en temps descendre dans la rue pour réclamer et manifester, embarqué dans une sorte d’école sans enseignant, ni éclaireur fixe. Tout simplement parce que des matières à réciter par lui, dépendaient du gré de l’enseignant et de son camp politique. Pourtant, il n’avait rien demandé de tel. Il s’en était remis à l’époque aux dirigeants politiques pour se rassurer qu’effectivement ceux-là travailleraient et militeraient dans le sens de rendre, alors de tout rendre, possible pour qu’il croie à ce miracle qu’on lui promettait… Il suffisait d’un peu de patience. Rien ne se fît.

Autres pièges ?
A l’heure de nouvelles technologies de l’information et de la communication, la vitesse dans la circulation de l’information est telle que le congolais d’aujourd’hui n’est plus du tout dupe, même si l’on a tendance à le considérer comme tel. Tout un foisonnement des sources d’information organisées et non organisées entretient ses moyens et ses façons de s’informer. Un petit éternuement d’un politicien dans un espace donné ou coin isolé est vite relayé. De ce fait, le congolais s’imagine et est convaincu que l’on voudrait lui tendre des pièges à travers des différentes astuces politiques lancées ci et là. A savoir : révolution de la modernité, concertations politiques, consultations politiques, glissement… Tout cela ne serait-il pas des prétextes pour une pérennisation d’une classe politique prête à tout, pourvu de maintenir un régime qui la protégerait et protégerait ses intérêts ? Ne va-t-on pas tout droit vers l’imbroglio avec ces petits discours et gestes sécessionnistes constatés de plus en plus sur terrain ? N’est-ce pas là le revers d’un mot d’ordre passé en sourdine aux gouverneurs des provinces et autres leaders politiques et qui de surcroît risque de faire du chemin pour au besoin ouvrir la voie à la sécession et à la balkanisation tant décriée, en considérant que le consensus politique aurait échoué ?
Des démons s’agitent et agitent déjà en festoyant des longues queues derrière. Des anges voient leurs ailes se brûler petit à petit. Un sauveur devrait naître. Des mages en partance de l’occident cogitent pour offrir à celui qui naîtrait de l’encens politique aux odeurs enivrantes. On chantera ou on dansera au son de la flûte. Reste à déterminer la mélodie…
Eben Ezer

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*