Les préalables de la tenue du dialogue inter congolais

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Le Chef de l’Etat congolais a présidé lundi 1 novembre 2015 la réunion interinstitutionnelle. Le compte de ladite réunion a été donné par Evariste Boshab, ministre de l’intérieur et sécurité. Plusieurs décisions en sont découlées. La plus importante avère être la convocation imminente du dialogue inter congolais(DIC) par le président de la république. Il est normal que le Chef de l’Etat convoque ces assises en vertu de ses prérogatives de garant de la nation et considérant la situation politique de l’heure teintée de tensions et des divergences. Par cet acte, Joseph Kabila affiche clairement sa volonté les problèmes politiques de l’heure autour d’une table. C’est le cas également de plusieurs opérateurs politiques et acteurs de la Société civile. A titre d’illustration, nous pouvons relever l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) d’Etienne Tshisekedi, favorable à la tenue du DIC depuis belle lurette. Cependant, entre la volonté et la tenue du DIC proprement dit, le chemin est encore long à parcourir et de surcroît parsemé de beaucoup d’embuches. C’est pourquoi, il importe de poser des jalons pour la tenue du DIC qui puisse produire des résultats escomptés.

L’ordre du jour
Les matières à débattre doivent être clairement définies. Actuellement, il est d’avis que c’est le processus électoral qui demeure la préoccupation majeure avec comme point de mire la publication par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) d’un calendrier global et inclusif. C’est cette même CENI qui se trouve en panne : deux démissions et pas de moindre. La première du président, l’abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu pour des raisons de santé. La seconde du vice-président, André Mpungwe pour des raisons de convenance personnelle. Ensuite, Corneille Nanga, successeur de Malu Malu ne fait l’unanimité. Certaines composantes de la Société civile et plus spécialement l’Eglise catholique doute de sa neutralité, de son indépendance et de son impartialité. Dans les jours qui viennent, il n’est pas exclus que d’autres démissions tombent. Elles proviendraient des partis du G7. La majorité exerce une forte pression sur les représentants de partis frondeurs pour qu’ils rendent le tablier. Bref, la classe politique et la Société civile attendent recevoir les garanties d’un processus électoral transparent, crédible et apaisé ainsi le respect de la constitution. D’ailleurs, s’agissant du glissement, le chef de l’Etat a dans sa dernière adresse à sa famille politique à Kingakati affirmé n’avoir songé à une quelconque modification de la constitution.

Dialogue inclusif
La représentativité est l’une des conditions sine qua none pour la réussite d’un dialogue politique. L’histoire politique de la RDC renseigne que beaucoup de rencontres de ce genre ont accouché d’une souris faute d’inclusivité. Allusion faite aux dernières concertations nationales. Outre, la représentativité, le format doit être essentiellement réduit. De même pour la durée doit être brève. Les temps sont durs, il ne faut pas que les participants au dialogue fasse du per diem une exigence. Ils sont censés mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation.
Qu’en est-il du pré dialogue PPRD-UDPS?
Il vous souviendra qu’au courant de cette même année, le PPRD et l’UDPS se sont rencontrés en Espagne et en Italie pour le pré dialogue, même si ces assises ne sont pas arrivées à terme. L’UDPS avait claqué la porte. La classe politique pourra s’inspirer des résolutions de ce pré dialogue. Reste à savoir si les divergences entre les deux protagonistes ont été aplanies quant à la facilitation. Le parti cher au leader maximo souhaite une facilitation internationale selon les prescrits de l’Accord cadre d’Addis-Abeba.
Jean-Marie Mawete

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