Les victimes abandonnées  

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Les jours, les mois et les années passent depuis la survenance du crash de l’Antonov A-32 B au marché Type Ka, dans la commune de Kinshasa.

 

Lorsqu’on essaie de comptabiliser le temps, l’on arrive aujourd’hui à la 22ème année. Cependant, les victimes et leurs familles sont délaissées pour compte. Ils n’ont jamais reçu une quelconque indemnisation, moins encore un encouragement de la part du pouvoir public.

 

L’on se souviendra que ce drame a endeuillé de milliers de familles, mais aussi causé la perte de plusieurs biens matériels. Certaines victimes se rappellent même de la présence du maréchal du Zaïre, du feu Joseph Désiré Mobutu sur le lieu du sinistre. Mais leur présence n’avait aucunement résolu leur situation. Les hommes passent, les institutions demeurent, dit-on. De 1996 à ce jour, date à laquelle ce drame est survenu, plusieurs gouvernements se sont succédé, voire changement de régime, à commencer bien sûr par celui de Mobutu, en passant par Laurent Désiré Kabila jusqu’à celui de Joseph Kabila, il n’y a jamais eu de soutien ou un message de réconfort ou d’encouragement tenu à l’endroit des victimes de ce crash. Les victimes attendent toujours leur indemnisation. L’on se pose la question de savoir quel gouvernement va finalement résoudre la situation ? Ce crash, ne fait-il pas partie du social ? Améliorer les conditions social de la population, on le rappel, c’est l’une des 4 priorités du gouvernement Tshibala. Lors de sa récente visite effectuée auprès des sinistrés de la dernière pluie qui s’est abattue dans la capitale dans la nuit du 3 au 4 janvier dernier et la matinée du dimanche 7 janvier, le Premier ministre a personnellement rappelé que ladite visite s’inscrivait dans le cadre du social, son credo ainsi que celui des membres de son gouvernement. Le chef du gouvernement est appelé à traduire mutatis mutandis le même geste éloquent pour les sinistrés du marché Type Ka de 1996. Car, cela relève également du social dont il se targue.

 

Les victimes réclament leurs dus

 

Regroupés au sein de l’Association des victimes du crash de Type K (AVTK), les sinistrés réclament chaque année une quelconque assistance auprès des gouvernants. Mais ces derniers font la sourde oreille. Espérons que leur cri d’alarme lancé ce 8 janvier aura du répondant. A l’approche de cette date fatidique, les victimes préfèrent passer leur journée dans la méditation et le recueillement dans le but de se consoler mutuellement. A en croire l’un des membres de l’AVTK, l’assistance qu’ils ont toujours attendue du pouvoir public, consiste à aider surtout des victimes plus démunies et d’autres sérieusement malades. Plusieurs autres rescapés sont devenus handicapés physiques jusqu’à ce jour à la suite de cet accident aérien. ‘’L’avion n’avait même pas levé le nez, ni décoller. Lorsqu’il a mis les inverseurs de vitesse, c’était trop tard ‘’ a raconté un rescapé sauvé de justesse, mais  a perdu ses marchandises. Certains rescapés continuent à remercier le bon Dieu pour leur avoir sauvé la vie lors de cette catastrophe qui a couté la mort à des milliers de personnes. Cependant, depuis la survenance du crash, ils ont tout perdu, fonds et marchandises. Jusqu’aujourd’hui, certains n’arrivent plus à faire face à la vie. Que dire de ceux-là qui passent nuit à la belle étoile, parce qu’ils ne savent à quel saint se vouer. L’Antonov Russe A-32 B avait raté son décollage lundi 8 janvier, au bord de la piste de décollage de l’aéroport de Ndolo pour atterrir sur le marché Type K. Cet aéronef s’écrasa très rapidement consécutivement à son surpoids, qui n’a pu être en mesure de prendre assez d’altitude et de vitesse lors du décollage. Le bilan de cette catastrophe faisait état de plus 250 morts, un nombre indéterminé de blessés graves y compris d’énormes dégâts matériels. Nombre de personnes était déchiquetées par l’hélice de l’avion. Le crash du marché Type K a été considéré comme étant la pire des catastrophes aériennes que l’Afrique ait connu avec un bilan humain estimé à plus de 250 morts. Un représentant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait précisé que 217 corps ont été relevés sur place au marché, et au moins 32 autres acheminés dans plusieurs morgues de la capitale.

Nico Kassanda

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