Les vieillards déplorent les mauvaises conditions alimentaires dans leur home

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

A l’hospice des
vieillards situé au
croisement des avenues Komoriko et Lomami dans la commune de Kintambo, les vieillards s’inquiètent de leurs conditions alimentaires. Dans ce lieu d’hébergement, des personnes de troisième âge ne mangent pas à leur faim, faute des moyens. Ils sont tous obligés de se contenter de peu de nourriture qu’on leur sert à l’heure voulue par les responsables.
Dans une des chambrettes de cet hospice, se trouve installé un vieux d’environ 80 ans. Il s’appelle Michel. Longé sur son lit en plein milieu de la journée, il attend impatiemment de la nourriture. ‘‘J’ai faim et je veux manger. Comme l’heure de manger n’a pas encore sonné, je préfère dormir même si je n’ai pas encore sommeil’’, explique-t-il d’une voix cassée.
Juste à coté de sa chambre, se trouve un autre local étroit où sont logées deux vieilles dames. L’une assise à même le sol et l’autre sur son lit accrochée à son coussin. On peut ainsi lire la famine et la tristesse sur leurs visages. Comme le vieux Michel, elles attendent l’heure du repas.
La scène revient chaque jour ici. Après le petit déjeuner de 8h00, ils attendent tard vers 16 heures pour prendre l’unique repas du jour. Et lorsque la nourriture arrive, chacun d’entre les personnes gardées dans cet hospice, cherche à manger à son goût. Justine Mongala, 73 ans, se dit même prête de cuisiner seule pour manger à selon son goût. Car, dit-elle, les aliments offerts par l’hospice ne sont pas de bonne qualité. Chaque fois qu’elle en a le moyen, elle n’hésite pas de le faire. ‘‘Des gens de bonne volonté m’aide souvent avec un peu d’argent et en ce moment là, je fais moi-même le marché et la cuisine’’, dit-elle.
Dans cet hospice, se trouve 17 vieillards qui sont pris en charge par le ministère des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité. Selon son administrateur, le personnel s’organise de manière à ce que les pensionnés trouvent au quotidien quelque chose à mettre sous la dent. L’Etat qui est le premier responsables de ces vieillards, les assistent difficilement en nourritures et autres besoins primaires.
Pour cet encadreur, l’hospice compte plus sur les dons extérieurs en provenance des organisations privées, églises et personnes de bonne foi. ‘‘A chaque fois que nous sommes à terme des provisions, c’est le chaos ici’’, explique-t-il. La malnutrition chez les personnes de troisième, selon Isaac Ngalu, médecin du centre de santé de l’hospice, entraine des conséquences néfastes au niveau de la santé. Cela peut entrainer la carence du sang, affaiblissement de la vision, la perte des cheveux et plusieurs autres maladies les conduisant à la mort.
‘‘Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer son bien être et celui de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services spéciaux nécessaires’’, lit-on dans l’article 25 aliéna 1de la Constitution. Pour le juriste Robert Ntambwe, toute personne a droit à la sécurité en cas de chômage, des maladies, des vieillesses… .‘‘Les vieillards étant logés dans un cadre appartenant à l’Etat, ont tous droit à l’assistance de ce dernier pour leur survie et leur bonne santé’’, ajoute-t-il.

Gina Mujinga Ilunga

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*