L’ex-chef milicien Ngudjolo de retour à Kinshasa

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L’ex-chef milicien de l’Ituri Mathieu Ngudjolo Sui séjourne depuis lundi 11 mai dans la soirée à Kinshasa, en provenance de la Haye où il a été acquitté, en février dernier, à la Cour pénale internationale (CPI). Cet ancien chef de guerre retourne au pays après que la Hollande ait refusé de lui accorder asile.
Dans un entretien sur une radio de la place, Georges Kapiamba confirme l’arrivée de Ngudjolo à Kinshasa et émet des craintes sur la sécurité de cet ancien chef milicien.

‘‘C’est la tristesse parce que nous n’avons pas reçu de garanties sérieuses de la part des autorités congolaises quant à la sécurité de M. Mathieu Ngudjolo et nous regrettons aussi le fait que les autorités hollandaises n’aient pas pris en compte la dite crainte’’, a indiqué le président de l’Acaj.

Il a demandé au gouvernement de prendre des précautions pour assurer la sécurité à Mathieu Ngudjolo pour qu’il ne fasse plus l’objet d’arrestation, ni de détention et moins encore des tortures.

‘‘Qu’il ait la liberté de circulation, qu’il puisse réintégrer sa famille, qu’il vive normalement et qu’il ne soit pas poursuivi pour des faits qui ont donné lieu à son acquittement’’, a plaidé Me Kapiamba.

Il s’est inquièté du fait qu’après sa descente de l’avion, Mathieu Ngudjolo a été embarqué dans une Jeep et amené quelque part.

En début mai, Me Jean-Pierre Kilenda, un des avocats de Ngudjolo, craignait déjà pour la sécurité de son client, une fois rentré au pays pour avoir chargé le gouvernement lors de son procès à la Haye.

Avant de retourner au pays, Mathieu Ngudjolo avait en vain formulé ‘‘une deuxième demande d’asile.

L’avocat redoutait ‘‘une persécution en cas de son retour parce que, lors de son procès, il avait mis la République démocratique du Congo en cause pour la planification, notamment du massacre de Bogoro’’.

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait lors d’un point de presse assuré que M. Ngudjolo pouvait retourner au pays parce qu’il ‘‘n’a causé aucun préjudice au pouvoir’’.

‘‘Mathieu Ngudjolo a été acquitté par la CPI et il ne comprend pas pourquoi il craint de rentrer au Congo. Selon lui, l’avocat de l’ancien chef du Front nationaliste et intégrationniste cherche à justifier la demande d’asile de son client au Pays-Bas’’, avait indiqué le porte-parole du gouvernement congolais.

Lambert Mende affirme que Kinshasa ne peut pas se sentir offusqué par les déclarations de cet ancien chef milicien devant la CPI:

‘‘[Mathieu Ngudjolo] n’a causé aucun préjudice au pouvoir, puisqu’il n’y a aucune accusation contre lui concernant Bogoro. Alors le pouvoir l’aurait poussé à faire quoi, puisqu’il a été acquitté, pour les problèmes qui se sont déroulés à Bogoro. Simplement, il veut justifier sa demande d’asile en Hollande, puisqu’il croit que là-bas, c’est le paradis…’’

Matthieu Ngudjolo avait été arrêté à Kinshasa au début de 2008 avant d’être transféré à la CPI. Il était accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2003 lors de l’attaque contre la localité de Bogoro en Ituri. Selon le procureur de la CPI, près de 200 personnes seraient mortes lors de ce massacre.
Mathieu Ngudjolo avait été militaire dans l’armée zaïroise avant de déserter en 1996. Il était promu colonel en 2007 et avait quitté l’Ituri pour un centre de formation des officiers militaires à Kinshasa, où il avait été arrêté moins de trois mois plus tard.

Ibakucha Mayanda

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