L’Opposition glisse dans le piège!

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Les officines politiques pro-Kabila mitonnent sur le plan d’un éventuel glissement après 2016. Elles misent sur la tenue d’un dialogue inclusif qui pourra accoucher d’un gouvernement de large union nationale qui, enfin, ouvrira la porte à une nouvelle transition.
Des sources recoupées renseignent que le plan est déjà en marche avec la ronde qu’effectue, depuis quelques temps, le patron de l’ANR, Kalev Mutond, dans les quartiers généraux de quelques grands partis dont l’UDPS, l’UNC et le MLC.
Après le passage du missus dominici du Raïs, ces partis prennent la garde pour ne pas se laisser emporter par la kabilie. A l’UNC de Vital Kamerhe, par exemple, les réunions se multiplient, et on soutient la tenue du dialogue en grand format en impliquant ‘‘l’ensemble’’ de l’Opposition politique ‘‘afin de préserver l’unité de l’Opposition’’.
La direction de l’UNC a pris ensuite l’engagement de ‘‘se rallier’’ à la position qu’aura arrêtée l’ensemble de l’Opposition sur les questions soulevées par l’émissaire de ‘‘Joseph Kabila’’ et réaffirme son attachement à la Constitution, au respect des Droits de l’Homme ainsi que sa foi en l’avènement d’une société véritablement démocratique en RDC’’, conclut le communiqué parvenu à la rédaction de L’Objectif.

En mettant l’accent sur son ‘‘attachement à la Constitution’’, la direction politique de l’UNC semble comprendre le ‘‘piège’’ tendu et redoute que le dialogue réclamé à cor et à cri fasse le lit de Kabila. Des voix s’élèvent pour appeler à la vigilance et considère ce dialogue comme un marché de dupes, donc une occasion de débaucher quelques personnalités en quête ‘‘de pitance’’ pour former un ‘‘gouvernement de transition’’.

L’UDPS pose des préalables avant même d’aller au dialogue qu’elle réclamait d’ailleurs, notamment la libération des opposants ‘‘injustement’’ arrêtés. Le parti d’Etienne Tshisekedi souhaite que le dialogue soit conduit par un facilitateur de la Communauté internationale.

Le Secrétaire national en charge des relations extérieures de l’UDPS, Félix Tshisekedi est d’avis que les assises en projection demeurent nécessaires et permettront à la RDC d’organiser des élections apaisées.

Certains membres de l’Opposition soutiennent que les pourparlers sont à insérer dans l’esprit et la lettre de l’Accord-Cadre de paix signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba : Continuer et approfondir la réforme du secteur de sécurité, en particulier l’armée et la police, consolider l’autorité de l’Etat dans l’Est, effectuer des progrès en matière de décentralisation, promouvoir la réconciliation nationale, la tolérance et la démocratisation, tels sont notamment les engagements pris par ‘‘Joseph Kabila’’ en signant cette convention dans la capitale éthiopienne.

De nombreux opposants sont aux aguets et déboutent déjà le schéma d’une nouvelle transition et jurent par leurs dieux qu’Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et Jean-Pierre Bemba ne seraient pas tentés par l’idée d’un nouveau partage ‘‘équitable et équilibré’’, des postes, synonyme d’une prolongation automatique de la législature en cours.

Le schéma kabiliste aura du mal à marcher aussi longtemps que ces trois grands opposants (Tshisekedi, Bemba et Kamerhe) ne prendraient pas le plaisir de participer à un gouvernement de transition dans un environnement où le Parlement (Sénat et Assemblée nationale) est totalement contrôlé par l’actuelle Majorité.

‘‘Accepter de travailler dans un tel environnement, c’est accepter de travailler têtes et mains liées aussi longtemps que tout sera dicté’’, a commenté un Bembiste, joint au téléphone par le journal l’Objectif.

Des analystes politiques sont d’avis que les Kabilistes jouent leur dernière carte en lieu et place de préparer un dauphin pour la grande bataille de 2016. Ils estiment que des opposants prudents doivent avoir respecté la population qui veille au grain.

‘‘A ce stade, il y a risque que les opposants impécunieux vendent leur personnalité et se disqualifient de la course. Nous, nous restons prudents et vigilants’’, a laissé entendre un membre du directoire de l’UNC.

Les politiques n’accepteront pas de provoquer le courroux populaire comme durant les folles journées des 19, 20 et 21 janvier derniers, au cours desquelles certains symboles du pouvoir ont été vandalisés en signe de protestation contre une loi électorale estimée déloyale.

Ibakucha Mayanda

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