Mamie Ilela : ‘‘La musique congolaise regorge d’énormes potentialités’’

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Mamie Ilela, célèbre présentatrice de l’émission ‘’Karibu Variétés’’ sur la chaîne nationale (RTNC) diffusée chaque dimanche à 12 heures. Karibu Variétés est spécialisée dans la chronique musicale. La diva a scruté à cœur joie la musique congolaise.

 

L’Objectif: Vous avez beaucoup travaillé dans la chronique musicale. Quel regard avez-vous de la musique congolaise ?

 

Mamie Ilela Iyafa : La musique congolaise se porte bien. Elle a fait ses preuves en Afrique. Elle est consommée dans toute l’Afrique surtout dans l’espace francophone et quelques fois dans l’espace anglophone à l’instar de la Zambie, du Kenya,…Il y a beaucoup de sollicitations. Bref, les musiciens congolais maintiennent le cap.

 

Quels sont les maux qui rongent la musique congolaise ?

 

C’est la carence criante des infrastructures musicales : studios d’enregistrement, salles de spectacle. Et pourtant, 2.000.000 USD ont été promis. Mais malheureusement, cet argent n’a jamais été débloqué suite à la mésentente des musiciens.  Les seules salles disponibles sont : la salle des congrès ne sert plus qu’aux plénières, le théâtre de verdure situé dans la périphérie, le studio Maman Angebi avec la garde républicaine qui peuvent frustrer.

 

Hormis le manque d’équipements, quel autre mal ronge la musique congolaise ?

 

La piraterie est un autre mal qui gangrène notre musique. La piraterie est comme un cancer. Avec la piraterie, une œuvre de 20 USD se vend à 2 USD. Les artistes sont perdants.

 

Quelles pistes de solution contre la piraterie ?

 

Le ministère de la culture doit jouer pleinement son rôle. L’OCC doit s’y mettre dans le contrôle aux frontières pour éviter l’accès aux œuvres piratées. C’est un travail de longue haleine mais si on s’y met, ça peut aller. Les artistes musiciens doivent déclarer leurs œuvres de manière à toucher leurs droits d’auteurs.

 

Le ministère de la culture joue-t-il pleinement son rôle ?

 

Si on lui donne les moyens, le ministère peut remplir sa mission. Nous sommes dans un pays de la culture. Tout le monde est culturel et même les autorités. C’est le ministère vedette.

 

De la SONECA à la SOCODA, qu’est ce qui a changé ?

 

Le passage de la SONECA à la SOCODA est la résultante de la volonté des sociétaires. Ces derniers se sont rendu compte de la léthargie qui a élu domicile dans la profession. Avec la SOCODA, le problème des textes juridiques est résolu. L’argent est là mais il faut trouver les canaux pour cet argent leur parvienne. La SOCODA est là pour soutenir les artistes.

 

Quel est le vœu pour la musique congolaise ?

Elle est formidable. La musique congolaise regorge d’énormes potentialités. Demandez la voix de Rochereau Tabu Ley, vous en aurez 200. Les talents existent mais pas des producteurs au vrai sens du mot. Les producteurs ne s’impliquent. Nous sommes plutôt en face des hommes des affaires. C’est regrettable que la musique féminine connaisse une lethargie. Seules Mbilia Bel et Tshala Mwana se maintiennent. MJ 30 a connu une ascension puis a subitement dégringolé.

 

Quel vœu pour la presse congolaise ?

 

La presse congolaise est en crise. Mais j’encourage les jeunes qui veulent intégrer le métier. La presse nourrit son homme.

Propos recueillis par Nico Kassanda et JM Mawete

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*